Bentley dévoile un film tourné sur son site de Crewe avec la nouvelle Supersports. Aux commandes : Travis Pastrana. Le modèle, déjà vendu à 500 exemplaires, y est montré dans un exercice de drift.
Un film tourné au cœur de l’usine de Crewe
Le 22 janvier 2026, Bentley a mis en ligne Supersports: FULL SEND, un film entièrement réalisé sur le campus industriel de Crewe, en Angleterre. La séquence a été tournée sur trois jours dans les bâtiments historiques de la marque, construits à partir de 1938.
Le projet met en scène Travis Pastrana, pilote casse-cou et ami de Ken Block. Il a repris le flambeau des gymkhas Hoonigan. Ici, le spécialiste de figures automobiles se met en scène sur un parcours tracé à l’intérieur même du site industriel. Le film a été présenté pour la première fois lors d’un événement organisé à Dubaï devant 400 invités, avant sa diffusion sur la chaîne YouTube de Bentley.
Une communication pour rajeunir encore la clientèle fortunée de la marque.

La Supersports, propulsion et 666 ch
La Bentley Supersports utilisée est à propulsion arrière (*). Sa puissance annoncée atteint 666 chevaux, un hasard ce chiffre de l’Ante-Christ ? Sans doute pas. Selon le constructeur, cette architecture permet des angles de dérive prolongés, des donuts et des glissades contrôlées. Mais encore faut-il pouvoir avec un si gros paquebot.
Le modèle présenté dans le film correspond à une version spécifique, préparée pour cet usage. La Supersports de série est d’ores et déjà réservée à 500 exemplaires, tous annoncés comme vendus.
Une voiture modifiée pour les besoins du tournage
Pour permettre une conduite au-delà des limites d’adhérence, plusieurs modifications ont été apportées au véhicule utilisé. La principale concerne l’ajout d’un frein à main hydraulique, installé à proximité du volant.
Ce dispositif a été intégré aux systèmes électroniques du véhicule afin de permettre un rétablissement immédiat de la puissance une fois le frein relâché. Des ajustements logiciels ont également été réalisés pour autoriser le power braking, c’est-à-dire l’utilisation simultanée du frein et de l’accélérateur. En effet, sur les modèles de série, si on appuie simultanément sur le frein et l’accélérateur, l’électronique privilégie – généralement – le frein.
Ces modifications visaient à faciliter les dérives, les ajustements de trajectoire en glisse et la réalisation de burnouts, à l’arrêt ou en mouvement.
Un parcours jalonné de modèles historiques
Le film traverse plusieurs zones clés du site de Crewe. Il débute dans le centre technique d’ingénierie, entouré de modèles emblématiques de la collection Bentley : Continental GT3, Speed 8 vainqueur des 24 Heures du Mans 2003, ou encore le magnifique concept Hunaudières de 1999.
D’autres séquences mettent en scène des Bentayga et Continental GT préparés pour Pikes Peak, des modèles d’avant-guerre issus de la collection Heritage, ainsi que plusieurs générations de Supersports, de 1925 à 2010.
Une apparition furtive d’un futur SUV « urbain » de luxe, encore camouflé, est également visible dans le film. Communication institutionnelle oblige.

Production et commercialisation
La production de la nouvelle Bentley Supersports doit débuter au quatrième trimestre 2026. Les premières livraisons sont prévues pour le début de l’année 2027.
Le modèle sera commercialisé au Royaume-Uni, en Europe, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient, sur une liste de marchés précisée par le constructeur.
Notre avis, par leblogauto.com
Les gymkhana de Block et consort ont toujours été des pages de publicités pour la marque partenaire. Ici, c’est un cran plus loin car c’est carrément un film de promotion de Bentley. Cependant, ce n’est pas une première pour Benltey qui avait déjà commis un tel « gymkhana » sur une ancienne base de l’OTAN avec une Continental GT Speed. Ici, c’est plus avec les code de feu Ken Block.
On y retrouve les plans au ralenti, faits et refaits vu les traces au sol. Sans doute moins « touffu » que les gymkhana Hoonited, cet opus se laisse tout de même regarder. On n’aurait pas mis les plans de coupe avec Pastrana qui fait des remarques, mais c’est un avis tout à fait subjectif évidemment.
(*) A ceux qui rétorqueront que « propulsion » c’est forcément arrière, il faut se souvenir de Citroën parlait de voiture à « traction avant » et « traction arrière ». Eh oui. En fait, propulsion et traction peuvent s’utiliser indifféremment.












Belle , excellente, pollution pour demeuré du 20eme siècle, marque de bagnole à jeter .