Alors que DS Automobiles officialisait son départ de la discipline de monoplace électrique, nous relayions la rumeur d’une arrivée d’Opel en Formule E. C’est désormais officiel avec la marque au Blitz qui trouve là une page de publicité pour sa gamme GSE. Mais pour DS Automobile se pose la question de la survie en tant que marque à part entière.
Une nouvelle équipe 100 % électrique
Baptisée Opel GSE Formula E Team, cette formation usine portera haut les couleurs du label sportif GSE, désormais entièrement électrifié. Basée à Rüsselsheim, elle s’inscrit dans la continuité de l’héritage sportif d’Opel, riche de succès en rallye, en endurance et sur circuit.
Pour Florian Huettl, CEO de la marque, ce choix est loin d’être anodin : le « ABB FIA Formula E World Championship » représente « une nouvelle étape dans la transition vers un futur électrique ». Une déclaration qui reflète la stratégie globale du constructeur, déjà engagée dans l’électrification de sa gamme.
La GEN4, une révolution technologique
L’arrivée d’Opel coïncide avec celle des nouvelles monoplaces GEN4. Cette 4e génération de monoplaces électriques promettent encore plus de performances que la GEN3 actuelle.
Au programme :
- Jusqu’à 600 kW (816 ch) en qualification et en mode attaque
- Transmission intégrale permanente pour une motricité optimale
- Récupération d’énergie jusqu’à 700 kW, un record en compétition
Des chiffres impressionnants qui font de la Formule E la discipline électrique la plus avancée au monde. Pour Opel, c’est une vitrine technologique idéale. La régénération se fait à la fois sur l’axe avant, et celui de l’arrière. La transmission intégrale permet de pallier la volonté de ne pas avoir de pneus slicks mais des pneus à sculptures, comme une voiture de route.

Un lien direct avec les modèles de série
Evidemment, on n’échappe pas aux promesses mercatiques. L’engagement en Formule E ne se limitera pas à la compétition. Il servira aussi de laboratoire pour les modèles de route badgés GSE, comme l’Opel Mokka GSE ou la future Corsa GSE. On gagne le dimanche, on vend le lundi en somme.
Objectif : transférer les innovations issues de la piste vers les véhicules du quotidien, notamment en matière d’efficacité énergétique, de gestion thermique et de performances électriques.
L’appui stratégique de Stellantis
Pour réussir ce pari, Opel pourra compter sur l’expertise de Stellantis Motorsport, déjà fortement impliqué en Formule E via Citroën Racing (qui a remplacé Maserati). Une collaboration qui permettra d’accélérer le développement de la monoplace GEN4 tout en conservant l’ADN d’ingénierie allemande propre à la marque (sic.).
Notre avis, par leblogauto.com
Il y avait DS, puis DS et Maserati en Formule E. Désormais ce sera Citroën Racing et Opel GSE. C’est sans doute le signe d’un repositionnement des marques au sein de Stellantis. Maserati devrait se recentrer sur le thermique (ou être vendue). Mais quid de DS Automobiles ?
Des rumeurs insistantes veulent que DS soit réintégrée à Citroën comme à ses débuts. Le départ de la compétition automobile doit-il être interprété comme un clou de plus dans le cercueil ou simplement comme une coïncidence ?


« Des rumeurs insistantes veulent que DS soit réintégrée à Citroën comme à ses débuts ».
Ca n’a aucun sens, Citroën est désormais identifiée comme une marque low cost (en concurrence avec Dacia).
Même si Citroën a mélangé les genres dans le passé (véhicules low cost et premium, en même temps dans sa gamme), aujourd’hui ce brouillage d’image ne peut plus fonctionner.
Niveau marketing, ce serait une hérésie totale.
Je vois tout le temps des commentaires réclamant la réintégration de DS dans Citroën, comme si Citroën avait toujours la même aura et le même rayonnement des années 30-70.
C’est trop tard maintenant, aujourd’hui Citroën est identifié comme rival de Dacia.
A l’époque, PSA avait 2 choix stratégiques : faire de Citroën une marque premium (gamme DS inclus) ou séparer les 2 entités (comme VW l’a fait avec Seat/Cupra, idem pour Toyota/Lexus, etc).
PSA voulait faire de Peugeot une marque « access premium » (une sorte de rival affirmé de VW).
Donc ils ont positionné Citroën sur l’entrée de gamme/low cost et DS sur le premium.
PSA voulait également faire revenir Peugeot aux USA (ils avaient besoin de ce marché pour s’internationaliser).
C’est l’une des raisons qui ont motivé la fusion avec FCA : l’accès au marché américains via les marques locales du groupe.