Close Menu
Le Blog AutoLe Blog Auto
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram YouTube
    Le Blog AutoLe Blog Auto
    VIDÉO PODCAST
    • Actualités
      • Actualité
      • Economie
      • Médias
    • Essais
    • Sport Auto
      • Formule 1
      • Endurance
      • Rallye
      • Compétitions Auto
    • Ecologie
      • Electrique
      • Hydrogène
      • Mobilité
      • Thermique
    • Historique
      • Collections
      • Histoire
      • Vente aux Enchères
    • Pratique
      • Infos Pratiques
      • Insolite
      • Assurance
      • Accessoires Auto
      • Podcast
      • Pneumatique
      • Droit routier et Radars
    Le Blog AutoLe Blog Auto
    Accueil » De quand date le volant dans les voitures ?
    Collections

    De quand date le volant dans les voitures ?

    Thibaut EmmeThibaut Emme6 mai 2020Updated:13 décembre 20243 commentaires
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Volant, cerceau, ou autre, appelez-le comme vous voulez. Il est devenu indispensable et le centre de tout un tas de fonctions disponibles « sous le pouce » mais aussi de nos indispensables airbags. Très grand, fin et en bois au début du XXe siècle, puis en bakélite dans les années 60 par exemple, il est désormais l’objet d’options (cuir, Alcantara, etc.) et même encore de développement tel que le petit volant du Peugeot i-cockpit.

    DERNIÈRES VIDÉOS LE BLOG AUTO

    Pour autant, le volant n’est pas né avec l’automobile. L’automobile, elle, est la fille de plusieurs moyens de locomotion. En effet, outre les voitures des trains, les créateurs se sont inspirés des tombereaux, des charrettes, des carrosses bien entendu, et des fardiers. Il y en a un resté célèbre, le fardier de Cugnot. Considéré comme l’une des premières automobiles (littéralement, qui se meut tout seul), le fardier de Cugnot, mû par la vapeur, se dirigeait grâce à un « guidon ».

    Un guidon ou une barre de direction

    Une tige verticale reliée à une potence et deux poignées, permet d’orienter la seule roue directrice. On est en 1769. Les différents engins « auto-mobiles » qui suivront reprennent plus ou moins le même dispositif de direction. Après « La Mancelle » (1878), « L’Obéissante » (1881), du Français Amédée Bollée, première « vraie » voiture de transport de personnes (12 places), dispose pour se diriger d’une prémisse de volant qui ressemble aux manivelles pour verrouiller les portes.

    Quand l’automobile commence son timide essor, point de volant. De Dion-Boutton, Lenoir aucun de ces véhicules n’a de volant. La Benz Patent Motorwagen, considérée (à tort) par beaucoup comme la première voiture (c’est un tricycle à moteur à explosion) dispose comme d’autres avant elle d’un demi-guidon. Une sorte de barre de bateau, mais adapté à la locomotion terrestre. Nous sommes à ce moment en 1886.

    Les différentes propositions d’automobiles vont alors se succéder. Toujours plus rapides, pour des parcours toujours plus longs. Mais, elles ont toujours ces demi-guidons, guidons, ou barres qui permettent tant bien que mal de diriger les véhicules. C’est une conduite plutôt scabreuse quand la vitesse augmente (tout est relatif).

    Première au Paris-Rouen de 1894

    Pour montrer que les automobiles sont fiables (tout est relatif on vous dit) et rapides, les constructeurs décident de se lancer dans la course automobile. Ce qui n’est pas encore un sport est surtout un argument de vente imparable. Considérée comme la première course automobile, la liaison Paris-Rouen est lancée le 22 juillet 1894. Organisée par « Le Petit Journal », le Paris-Rouen est officiellement appelé Concours des voitures sans chevaux. Il est lancé sous l’impulsion du journaliste Pierre Giffard qui a déjà à son actif d’avoir organisé le Paris-Brest à bicyclette en 1891, puis le Paris-Belfort en course à pied un an plus tard.

    Le concours débute par une grande exposition des modèles, à Neuilly-sur-Seine. 102 participants étalent leurs plus beaux atours. Puis, les engagés doivent parcourir 5 tracés éliminatoires de 50 km sur l’Ile-de-France (direction le Vexin, Rambouillet, etc.). Enfin, 25 voitures partent de la Porte Maillot direction Rouen, en plusieurs étapes, à allure très modérée vue par nous : 12,5 km/h. 21 voitures arrivent sur la dernière étape à Rouen, dont 4 hors délai ou abandonnant à la fin.

    Les véhicules doivent avoir au moins 2 places, et ce n’est pas la vitesse qui est regardée, mais la sécurité, la maniabilité, et le coût d’exploitation. On a un peu de tout, des biplaces légères aux voitures omnibus. Cela va de 2 à 10 places avec le Serpolet à vapeur. Surtout, n’importe qui peut concourir, du moment qu’il apporte suffisamment de modifications à un modèle s’il ne l’a pas construit lui-même.

    Une démocratisation en une décennie

    C’est à cette occasion du Paris-Rouen 1894 qu’un certain Alfred Vacheron, de Monthermé dans les Ardennes, aligne une Panhard fonctionnant à la gazoline (ou gazoléine, essence très volatile) sur laquelle il a apporté des modifications. La voiture numéro #24 est à priori la première de l’histoire à disposer d’un volant de direction à peu près comme on l’imagine. Surtout, la barre de direction est penchée pour que ce soit plus pratique pour le chauffeur.

    Au final, Panhard et Levassor terminent 1er ex-aequo avec Les Fils de Peugeot Frères qui présentaient plusieurs modèles, de 2 à 5 places. Le 2e prix va au Comte Jules-Albert de Dion sur une de Dion-Boutton. Il est arrivé premier à Rouen devant un Peugeot phaeton 3 hp. D’autant plus remarquable qu’il était sur un modèle à bogie et surtout à vapeur ! L’ordre d’arrivée n’étant qu’accessoire, il a été jugé que les moteurs à pétrole ou à gazoline étaient l’avenir.

    Quant à Vacheron, il termine 4e ex-aequo avec un certain Le Brun. Il faudra encore plusieurs années pour que son volant directionnel apparaisse dans des modèles en série. Une décennie après sa première apparition, le volant est devenu pratiquement la norme dans la production automobile, vers 1905.

    C’est tellement devenu la norme que désormais, il est très difficile de s’en passer. Il y a eu des tentatives pour le supprimer et le remplacer par des joysticks par exemple. Certains professionnels qui adaptent les véhicules aux personnes porteuses de handicap se trouvent (pour la France) obligés de laisser le volant même s’il y a d’autres moyens de direction dans la voiture. Et dire qu’il n’était pas là au début de l’histoire des voitures sans chevaux.

    Pour aller plus loin…

    Les photos (domaine public) sont issus entre autre d’un ouvrage numérisé par la Bibliothèque Nationale de France. Vous pourrez y retrouver les concurrents du Paris-Rouen 1894 avec un omnibus (voir ici), des phaetons, des breaks, des vis-à-vis, etc.

    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr WhatsApp Email
    Previous ArticlePrésidence de la FIA : Montezemolo sur les rangs ?
    Next Article Des Lotus Elise aux couleurs iconiques
    Thibaut Emme

    Thibaut Emme est journaliste automobile et auteur pour Le Blog Auto, média spécialisé dans l’actualité auto, les essais de véhicules, les voitures électriques et l’industrie automobile créé en 2004. Depuis 2011, il couvre les nouveautés des constructeurs, les évolutions du marché automobile, les technologies liées à l’électrification ainsi que les enjeux réglementaires du secteur. À travers ses analyses et articles spécialisés, il décrypte les tendances qui façonnent la mobilité moderne.

    A LIRE AUSSI

    À peine 40 exemplaires : cette Pagani Huayra a sans doute plus de kilomètres que votre voiture

    13 juillet 2026

    Renault 5 Alpine Coupe de France 1976 à vendre : une rarissime préparation Groupe 2 restaurée

    11 juillet 2026

    Pour son prochain SUV 100 % électrique, Bentley convoque une nouvelle fois l’Espagne

    6 juillet 2026

    3 commentaires

    1. Urkoy on 7 mai 2020 12h25

      Superbe article Thibaut !

      Reply
      • Thibaut Emme on 7 mai 2020 12h32

        Merci 🙂
        C’est une période de fourmillement d’idées que je regrette de ne pas avoir vécu (je ne serais plus là lol).

        Reply
    2. shooby on 8 mai 2020 17h09

      C’est vrai qu’à première vue, la question peut paraître incongrue, et pourtant, quand on y réfléchit …
      Merci pour cet article. Le confinement créé de bonnes idées, des fois

      Reply
    Leave A Reply Cancel Reply

    DERNIERS COMMENTAIRES
    • Mentions légales
    • Charte des commentaires
    • Qui sommes-nous ?
    • Contact
    • Plan

    © Leblogauto.com SAS 2004 - 2026

    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest YouTube

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.