La 4L est de retour. Sous forme électrique, sous forme de SUV, et désormais sous forme découvrable. La Renault 4 E-Tech electric Plein Sud est une anomalie dans le paysage automobile actuel : un véhicule du quotidien, polyvalent, familial, qui offre en plus une ouverture sur le ciel. Rare. Très rare.
Il y a des voitures qu’on achète avec la tête. Et d’autres avec le cœur. La Renault 4 E-Tech electric Plein Sud, elle, revendique les deux. C’est le pari — un peu fou ou courageux — que Renault a décidé de tenir : offrir une version à toit ouvrant en toile d’un SUV électrique compact, sans sacrifier un seul gramme de praticité. Résultat ? Une voiture qui se démarque franchement dans un segment des petits SUV électriques qui ressemble de plus en plus à une mer de clones.
Nous l’avons essayée. Voici ce qu’on en pense.

Une silhouette qu’on reconnaît, un toit qu’on remarque
Inutile de chercher longtemps ce qui distingue la Plein Sud de la Renault 4 standard : c’est le toit. Un pavillon en toile noire qui remplace le toit fixe d’origine et donne à la voiture un profil inédit. Les barres de toit disparaissent — incompatibles avec le mécanisme — et l’antenne migre discrètement vers la lunette arrière. Pour le reste, c’est la même Renault 4 : 4,14 mètres de long, l’empattement de 2,62 mètres, les roues de 18 pouces, la calandre lumineuse emblématique et cette silhouette que les amateurs de la « 4L » originelle reconnaissent immédiatement.
Renault propose 11 coloris de carrosserie en finition Techno, 7 en Iconic. Le capot peut rester dans la couleur de la carrosserie ou passer au noir. La Plein Sud ne cherche pas à crier son originalité avec des stickers ou des décors exubérants. Elle assume son identité avec sobriété. C’est bien vu.

92 x 80 cm de ciel au-dessus de la tête
Le toit, c’est l’argument numéro un. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 92 cm de longueur d’ouverture, 80 cm de largeur. Près d’un mètre carré de toile qui disparaît. C’est la plus grande ouverture du marché sur les segments A et B, et ce n’est pas qu’un argument commercial — à bord, l’effet est immédiat. L’habitacle est baigné de lumière, les passagers avant comme arrière profitent pleinement de l’ouverture.
L’opération prend dix secondes. Pas plus. Un bouton au plafonnier suffit, ou une simple commande vocale adressée à Reno, l’assistant IA embarqué qui repose sur de la génération de langage naturel — pas besoin de réciter une phrase préétablie. On dit ce qu’on pense, le toit s’exécute. En position intermédiaire, totalement ouvert, ou refermé en cas d’averse imprévue : toutes les positions sont possibles.
Mieux encore : on peut rouler toit ouvert à vitesse autoroutière. Un filet anti-remous limite les turbulences et le bruit dans l’habitacle. La limite ? 90 km/h pour l’ouverture ou la fermeture en mouvement — une fois ouvert, on peut rouler sans contrainte de vitesse maximale. En pratique, c’est une liberté qu’on n’attendait pas dans cette catégorie de véhicule.

La parole à un utilisateur au quotidien
Guillaume Sicard n’est pas venu à la Renault 4 par hasard. Utilisateur au quotidien, il a adopté la voiture pour ses trajets professionnels et familiaux. Nous lui avons demandé ce que la version Plein Sud changerait concrètement dans son usage.

Ce que son témoignage révèle, c’est quelque chose que beaucoup de conducteurs ressentent sans toujours l’admettre : un véhicule électrique peut être rationnel et désirable en même temps. Ce n’est pas une contradiction. La Plein Sud en est la démonstration concrète.
Aucun compromis. Vraiment aucun.
C’est là que Renault mérite d’être salué. La tentation était grande, sur une version « plaisir », de rogner quelque part. Sur le coffre, sur le volume habitable, sur les capacités utilitaires. Rien de tout ça n’a eu lieu.
Le coffre affiche toujours 420 litres, dont 44 dissimulés sous le plancher. Le seuil de chargement reste à 61 cm — dix centimètres en dessous de la moyenne des concurrents. La banquette arrière se rabat, le siège passager avant se met à plat, offrant jusqu’à 2,20 mètres de longueur de chargement. On peut toujours tracter une remorque ou une petite caravane jusqu’à 750 kg. Les poches aumônières au dos des sièges avant sont là, les rangements aussi, pour un total de 23,3 litres d’espaces de rangement en cabine.

La magie est dans les détails d’ingénierie. Pour limiter le surpoids induit par le mécanisme d’ouverture et les renforts de carrosserie nécessaires, Renault a opté pour des éléments de structure en matériaux composites plutôt qu’en métal. Résultat : 19 kilos supplémentaires seulement par rapport à la version à toit fixe, à finition égale. Et un impact sur l’autonomie de… 7 km en cycle WLTP. La Plein Sud en finition Techno affiche 392 km d’autonomie contre 399 km pour la version standard.
Sept kilomètres. Pour du ciel ouvert. Le calcul est vite fait.
L’aérodynamisme a également été soigné : le SCx passe de 0,762 à 0,778, une légère hausse maîtrisée qui confirme le sérieux du travail effectué en soufflerie pour conserver à la fois confort acoustique et efficience.
La dynamique : la Renault 4, c’est avant tout du plaisir
La plateforme RGEV small n’a pas changé. Le train arrière multi-bras assure une agilité et un dynamisme que les petits SUV électriques n’ont pas tous. La direction est précise, la tenue de route saine, et l’ensemble donne envie de prendre les virages plutôt que de les subir.
Toit ouvert, la sensation change radicalement. On entend davantage le vent — maîtrisé mais présent — et l’expérience de conduite prend une dimension qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans cette catégorie de prix. C’est simple, mais c’est fort. Une ligne droite sur une route de campagne, toit grand ouvert, soleil de côté : on comprend immédiatement pourquoi Renault a fait ce véhicule.

Prix et positionnement : une anomalie sur le marché
La Renault 4 E-Tech electric Plein Sud est disponible à partir de 31 110 euros, dans une offre de financement à 299 euros par mois sur 48 mois. Elle est naturellement un peu plus onéreuse que la silhouette standard et se décline en deux finitions : Techno et Iconic.
Dans un marché des petits SUV électriques qui carbure au raisonnable, à l’efficiente, au pratique-mais-sans-charme, la Plein Sud représente quelque chose de différent. Pas une niche exotique réservée aux nostalgiques de la décapotable. Pas une voiture de week-end qui dort au garage la semaine. Une proposition complète, quotidienne, familiale, qui ajoute une dimension émotionnelle que ses concurrents n’ont tout simplement pas.
Renault renoue ici avec une idée ancienne mais toujours valide : une voiture accessible peut aussi être désirable. Ce n’est pas un oxymore. C’est une ambition.
Notre avis
La Renault 4 E-Tech electric Plein Sud est l’une des propositions les plus cohérentes et les plus enthousiasmantes du marché en ce moment. Elle ne réinvente pas la roue — mais elle réinvente le plafond. Dans un univers électrique qui cherche encore son âme, c’est une bouffée d’air frais. Littéralement.
On aime : le toit géant (92 x 80 cm), l’absence totale de compromis sur la praticité, les 19 kg de surpoids seulement, la commande vocale intuitive, le prix d’entrée raisonnable.
On aime moins : la garde au toit légèrement réduite à l’arrière (813 mm contre 853 mm), l’absence de barres de toit si vous en aviez besoin.
Renault 4 E-Tech electric Plein Sud — à partir de 31 110 euros — Disponible en finitions Techno et Iconic


23 commentaires
Espérons que cela arrondisse les ventes vers le haut… car, pour le moment, j’ai bien dit pour le moment, les ventes ne sont pas la folie.
Les tarifs sont costauds aussi, j’espère que les marges le sont aussi !
Espérons-le aussi, histoire que Renault puisse avoir suffisamment de marge pour baisser les prix ultérieurement.
tarifs élevés, voiture pas belle, neoretro cher d’une voiture historiquement bas de gamme, image pas terrible en France, inexistante à l’étranger, voiture techniquement moyenne. Il y a des voitures dont le flop est étonnant, celle là non
Ben cela reste toujours moins cher qu’un Peugeot 2008 électrique qui commence à 38 500 euros ou qu’un Peugeot 2008 micro hybride qui varie entre 31 800 à 37 000 euros sans le toit panoramique.
Comme quoi, le 2008 est aussi un sacré numéro ! 😉
… plus de 6 années d’âge !?
16 cm d’écart dans la longueur.
La longueur en dit long, pour citer la catégorie… Le 2008 est sensiblement plus grand, ce qui peut expliquer la différence de prix en partie.
La R4 a un ADN de voiture du « peuple »… Difficile de mélanger la définition actuelle et celle de l’histoire.
Un remake de la DS de 1955 ou de la SM en voiture « chère » resterait logique !
A méditer pour les commerciaux de Citroën quand ils lanceront la prochaine 2CV… Même si c’est trop tôt pour parler d’erreur.
Que 6 cm d’écart dans la longueur avec la Mégane.
Cette concurrence va être beaucoup plus difficile à gérer.
Heureusement que l’esprit et le style sont fortement différents pour limiter des dégâts.
Certains n’achèteront jamais autre chose qu’une R4… Et inversement pour la Mégane.
Voiture de bobo retraité, un échec de Renault. La besogneuse 4L est devenue un city tourer branchouille, mais la place de citadine pas chère était prise par la e-Twingo alors le marketing a fait ce qui était logique : viser les marges plutôt que les volumes. D’ailleurs la version fourgonnette n’a même pas été envisagée un seul instant, c’est dire !
La voiture est sympathique certes, mais pas du tout en véhicule familial.
Seconde voiture du foyer parfaite pour ceux qui en ont les moyens, à condition d’oublier les longs déplacements.
La version découverte s’impose tant elle est en phase avec le concept proposé.
C’est fort bien résumé, j’ajouterais que le bobo-retraité coeur de cible n’ayant pas conservé un souvenir impérissable de l’originale même là c’est pas simple… Dire que certains ici se moquaient un peu quand j’annonçai le bide à venir dès les premiers clichés et caractéristiques connus: Ce qui est incroyable, c’est de laisser passer cela du concept à la série sans qu’un drapeau rouge ne sorte et fasse arrêter les frais.
Renault aurait mieux fait de faire une Twingo vraiment française.
« Seconde voiture du foyer parfaite »
Oui, comme les 4/5 des VE dans l’immédiat.
Mais combien de foyers ont 2 voitures minimum ?
A la campagne, je vois dans les jardins jusqu’à 5 voitures facilement… et pas forcément chez des riches, beaucoup de voitures de plus de 15 ans.
Un VE à 400 km en WLTP couvrira plus de 98 % des besoins de trajets à l’année… pour une division par 3 minimum des frais kilométriques… chacun fera son jugement !
Pouyanné a raison, les habitants des zones rurales ont aujourd’hui une carte à jouer avec les VE.
Mais nous sommes en démocratie.
Chère la R4?
toutes les concurrentes démarrent au même prix, 33500€, pour une autonomie comprise entre 400 et 445km.
Nos achats font nos emplois, elle est fabriquée en France et c’est la seule.
Avec la toile, elle est désormais unique!
400km en R4? J’aimerais bien voir cet exploit
WLTP cher Pacha, les seules qui soient comparables
D’après les statistiques :
40 % des trajets font moins de 3 km
90 % des trajets font moins de 50 km
96 % des trajets font moins de 100 km
99 % des trajets font moins de 400 km
Vieilles statistiques de près de 10 ans, mais jusqu’à preuve du contraire, presque rien n’a changé !???
Moi, je veux bien lire d’autres statistiques si vous en avez des plus fraîches. 😉
Bonjour le SCx bien pourri de base. Les bons exemples en VE se balladent sous les 0.6, un break thermique bien olus spacieux et polyvalent sera a 0.7! Bonjour le pavé avec une autonomie catastrophique sur grands axes.
Pourtant les VE sont avantagés sur ce point sans la calandre ouverte pour le refroidissement VT et plus de liberté offerte sur la forme.
exact, mais quand la forme prime sur le fond…. on obtient une voiture plutôt originale
La R4 à un look adapté pour les vitesses sous les 90 km/h… Comme l’original … Ce n’était pas le look de la DS de 1955.
La R4 n’est franchement pas dans son milieu sur autoroute… Heureusement que la Mégane est là 😉
Jamais croisé. Même aux dernières portes ouvertes Renault. On mets en avant la R5 et le Rafale.
Tué par les MG et consorts. Le skoda épiq va lui porter le coup de grâce à moins que les dernières chinoises débarquées ne le fasse avant.
C’est peut-être l’effet de la canicule chez vous !?
Comme c’est historique, c’est du jamais-vu chez les climatosceptiques.
C’est en effet du jamais vu, mais tout comme en 2019 nous avions déjà eu les températures que le GIEC (sur la base des ses modèles faisant fixette sur le CO2 d’origine anthropique) nous prévoyait pour 2050 dans son rapport 2014.
Bref, cela confirme que soit leurs modèles sont faux soit ils sous-estiment voir loupent carrément d’autres paramètres.
Après 2019 tout esprit un minimum logique/scientifique a eu de quoi se poser des questions et le scepticisme ne se confond pas avec du négationnisme: Le réchauffement est là et il y a 20 ans l’émergence de la vigne dans le sud de l’Angleterre et la montée régulière des degrés alcooliques partout ou il y en avait déjà était un des indicateurs fiable sur de grandes surfaces ou ces données sont parfois disponibles depuis beaucoup plus longtemps que les mesures de température…
C’est juste beaucoup plus rapide que (mal) prévu et à mettre tout le pognon sur l’aspect limitation des émissions visiblement mal compris, avec une pression largement portée sur le secteur des transports, on sabre le côté adaptation (des bâtiments en particulier) dont le besoin devient pressant.
Pire: Combien d’architectures modernes débiles présentées comme des modèles de transition escrologique, avec les états/régions donnant l’exemple avec des gares neuves ou encore en construction du Grand-Pourri, au hasard, qui sont/seront des fours? Et gros poussage à la densification de l’habitat en mode « vivez en basse cour industrielle et bouffez des graines » autour de ces gares: Un concept d’avenir, assurément: On crée des îlots de chaleur en plus de ceux existant, vendus comme des projets écolos avec le tarif qui va avec… et les demandes d’installation de clim qui pleuvent à la première AG suivant une période estivale pire que dans des bâtiments plus anciens, car c’est construit avec l’hiver en mode quasi passif en tête: Grosse isolation intérieure (donc faible inertie thermique) ou l’activité des occupants et les appareils utilisés suffisent a assurer l’essentiel des besoins de chauffage très vite dès qu’ils sont présents. L’inconvénient, c’est que ce qui fonctionne l’hiver avec de faibles pertes ne peut que diverger l’été. Mettre son four en route? N’y pensez pas!
Ces bâtiments neufs se font sévèrement poutrer par un habitat aux murs épais datant de 3 siècles, ou de plus récents ayant eu un complément d’isolation par l’extérieur (même dans des épaisseurs bien plus faibles que les requis actuels débiles transformant toute ouverture en meurtrière, ce qui est au fil des années de moins en moins tentant), qui reste rare en neuf.
Niveau clim, on a sapé toute aide aux air/air alors que c’est souvent la seule solution économiquement viable!
Tout sur les mixers à roulettes… Les gens sont un peu écrasés par la chaleur, sans trop pouvoir lutter, mais gare au retour de boomerang.
Sans compter qu on vous a saqué un jour de congés pour climatiser les ehpad et les hôpitaux… a l AN, on en estvenu a installer des serviettes de survies sir les fenêtres. 😅 bizarrement personne de censé ne s interroge ou est passé le pognon ?
Au pire les ignares vont demander encore plus de taxes fautes de solutions intelligentes.
Les bâtiments nouveaux sont construits selon des normes très sévères en ce qui concerne les déperditions de chaleur : c’est bien pour ça que construire coûte de plus en plus cher.
Les bâtiments anciens qui gardent au frais je connais : pierre sèches etc mais qui peut construire un immeuble de 7 étages comme ça ?
Tout ça me fait quand même sourire ; quand j’habitais le Middle Ouest aux States il faisait l’été 16 degrés à 7h00 du matin, 39 à 11h00 et entre 45 et 47 l’après-midi ! Un autre monde.
Certes là-bas les (très très) pauvres qui meurent parce qu’ils n’ont pas de clim… tout le monde s’en fiche éperdument.
Alors habitant près de la mer je souffre moins de la chaleur c’est vrai, et le réchauffement climatique a ici des conséquences assez cocasses. Tout le monde a entendu parler des balistes qui attaquent les baigneurs tout au bord des plages, mais il y a d’autres bestioles exotiques qui ont débarqué : barracuda, poisson lion (ça c’est la tuile) et surtout de plus en plus d’observation de requins près des plages.
L’autre conséquence c’est la ruée vers les maisons secondaires en montagne : les prix augmentent deux fois plus vite que près de la mer !
La RE2020 est effectivement déjà très dure à appliquer et aggrave considérable les coûts…
Nous ne sommes pas si éloignées de la logique automobile ou le Dédé garde son vieux Scenic mazout tout pourri parce qu’il ne coûte pas si cher et qu’il est payé lui, et qu’il est incapable financièrement d’acheter un VE neuf.
Relisez : conception très isolée quasi passive en hiver… et qui diverge en été pour devenir invivable même sans canicule.
J’ai plein d’exemples autour de moi.
L’avantage c’est que personne ne va contre les demandes de clim car dans tous ces immeubles sur isolé intérieur et avec grands ouvrants plein sud tout le monde en veut quand pas là de base!