Nous écrivions dans le précédent sujet « Porsche en mode survie ». Nous pensions effectivement que la technologie hybride de pointe aurait du mal à passer sans dommage le cap d’une fin de course caniculaire.
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Nous en avions fait le pari. Pour nous, il était fort probable qu’une LMP2 puisse monter sur le podium à l’issue de ces 24 heures.
Lors de notre dernier point à la mi-course, les 24 Heures du Mans sortaient d’une période tourmentée avec l’élimination en série des LMP1 en tête. Depuis ce moment, les choses se sont nettement calmées et la Porsche 919 no1 tourne comme une horloge au commandement, dix tours devant la première LMP2 en seconde position au classement général.
A 15 heures samedi, Toyota avait toutes les cartes en main. Mais alors que l’on approche de la mi-course, c’est la déroute pour les Japonais. Le Mans a encore frappé…
Nous avions bien prévu que les LMP2 du fait de leur augmentation sensible de performances par rapport à l’an dernier allait jouer leur partie crânement. De là à pousser carrément hors de la piste les « insectes gênants » que constitueraient les autos engagées en GTE, il y a un pas que nous n’aurions pas voulu constater.
Il semble bien que la Vaillante ne soit pas uniquement un produit de bande dessinée mais bel et bien une bonne voiture de course. Effectivement, on a vu, après deux heures de ronde sur un circuit surchauffé, émerger les deux Vaillante en tête du peloton déchaîné des LMP2.
En Indycar, les essais sont limités. Néanmoins, vous pouvez bénéficier d’une journée supplémentaire si vous confiez votre voiture à un débutant. A Elkhart Lake, Andretti et Sam Schmidt ont saisi l’opportunité.
On pourrait dire que les amuse-bouches précédant le festin annoncé des 24 heures du Mans, ont dû paraître interminables pour les officiels en costume cravate et pour les habitacles des voitures qui ont emmagasiné de la chaleur plus d’une heure durant.
Après Loeb, Formule 1, cela avec la complicité intéressée de Red Bull. Ogier suivrait-il le même chemin.
Pour la première fois depuis pas mal d’éditions, les 24 heures du Mans pourraient tourner à une course de gestion. Rencontre avec le patron de l’écurie Alpine, Philippe Sinault, à l’issue du warm-up.
