Synthèse réussie du « Revival » et du « Festival of Speed » de Goodwood, mâtinée de Grand Prix de l’âge d’or -période Montlhéry- Le Mans Classic est une épreuve sans équivalent. Tant par le nombre de spectateurs ou de véhicules que les spectacles offerts, c’est un véritable tour de force. Certains retiendront les plateaux exceptionnels et ces mécaniques aussi surchauffées que le revêtement du circuit. Ou le plus grand rassemblement de clubs au monde ! Mais à coup sûr, on repart avec son Mans Classic à soi, du Camping Rétro aux camions d’écuries Laffly ou Morris Commercial, en passant par les autocars Saurer ou Citroën d’une autre époque, les taxi militaires Jeep Willys MB, Dodge WC 51 ou civils Citroën DS, la Revolte du même constructeur ou la horde de GT-R Nissan sur la piste, les Mercedes papillon à la douzaine ou encore le très émouvant Little Big ManS. Même chez les marchands on retrouve un supplément d’âme. Et c’est cette ambiance, plus de 24 heures durant, qui fait le charme de l’événement et flatte des sens perpétuellement en éveil. La nuit, le prestige d’un lieu chargé d’histoire, la proximité avec les voitures et les hommes sont autant de points à porter au crédit de la manifestation.
Endurance
Jaguar, Ford, Porsche, Maserati, Lola ou encore BMW… Un mois après le succès éclatant d’Audi en terre Mancelle, ce sont d’autres marques, qui ont fait l’histoire de la course, qui se sont imposées au Mans Classic. Une magnifique édition 2010 qui aura profité de la météo si chaude de ce début de mois de juillet.
C’est toujours le même cérémonial. Une foule concentrée attend religieusement la mise en route du V12 de Romorantin. Alors que P3 ou 917 s’ébrouent –ou presque- comme des monospaces du dernier millésime, il règne autour de la MS 660-01 une tension presque électrique, attisée par les températures d’une nuit de braise. Et comme la bête a besoin d’espace pour se mouvoir, contact et démarreur n’ont lieu qu’après le départ des autres concurrents du plateau. Mais l’attente est comme souvent récompensée. Un cri déchirant faire taire tous les bruits environnants. Puis les Marchal en route, la Matra s’élance dans la nuit, repassant inlassablement après 13,629 kilomètres au son cristallin du même V12 qui chante au-delà des 10000 tours/minutes.
A l’heure ou le centre ville du Mans n’est plus animé que part les deux temps pétaradants, classiques et exotiques se donnent rendez vous à Arnage, pour un ballet mécanique improvisé. Le village Sarthois affiche la couleur, et les restaurants proposent une cuisine d’inspiration britannique, généreusement arrosée de bière, ou le fish and chips est roi. Le passage de Triumph ou MG devant des bancs de possesseurs de mécaniques de même origine, déclenche des applaudissements nourris. Des amateurs qui saluent avec respect le passage des plus anciennes et notamment de toute Bentley des années 20 et s’enthousiasment au passage des engins les plus improbables. La perfide Albion sait y faire avec les choses de l’automobile.
Nous y voila ! 9-10 et 11 juillet 2010, c’est Le Mans Classic ! Le Blog Auto est sur place pour vous faire vivre l’événement. Les choses sérieuses sur la piste ont commencé à 15h, avec l’entrée en piste du plateau 3.
C’est une grande messe ! A chaque fois que je me rends sur le circuit des 24 Heures du Mans, je sais qu’il y a dans ma venue un petit coté « religieux ». Mais si, vous savez, lorsque vous êtes au Mans, on vous répète toujours quand vous êtes dans la cathédrale du Sport Auto, vous, fidèles du Mans, qui êtes venus pour communier avec les pilotes, les équipes, les voitures… Le circuit du Mans, et pas seulement du coté du virage de la Chapelle, a toujours eu ce coté religieux, spirituel.
Sous l’œil de Rapide en regardant passer les trams aux noms d’Arnage ou de Mulsanne.
Peugeot est sorti de son silence post-Le Mans et commence à digérer l’échec de ces 24 Heures du Mans 2010. La marque française, qui, rappelons-le, a vu ses 4 voitures abandonner, se tourne vers le reste de la saison.
A quelques jours de la nouvelle édition de la série de cinq Focus RS spécialement décorées par Ford France pour l’occasion… A défaut des voitures d’origine, on s’en contentera…
Enfin, nous y sommes. Après deux longues années d’attente et d’espérance, après avoir franchi le cap des sélections dignes d’une Le Mans Classic, here we come*!
