Pneumatique

La direction de Bridgestone France a annoncé mardi qu’elle présenterait pour signature aux syndicats d’ici le 11 février le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) négocié après l’annonce mi-septembre de la fermeture de l’usine de pneumatiques de Béthune, se prévalant d’un accord « sur l’immense majorité des sujets ».

Bridgestone France et les organisations syndicales de l’usine de Béthune, vouée à la fermeture, ont signé jeudi un accord « améliorant significativement » les indemnités de départ initialement prévues dans le PSE, a annoncé la direction, l’avocat du CSE se disant « très satisfait ».

La direction de Bridgestone s’est prévalue lundi d' »avancées prometteuses dans la recherche de solutions industrielles » à la fermeture annoncée de son usine de pneumatiques de Béthune qui emploie 863 personnes, listant neuf projets « en phase d’études approfondies ».

Les responsables syndicaux de l’usine de pneumatiques du géant japonais Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais) ont dénoncé jeudi la position « honteuse » de la direction dans les négociations liées à la fermeture du site, appelant la classe politique à « agir au plus vite ».

Le président du conseil de surveillance de Michelin, Michel Rollier, dernier dirigeant du groupe issu de la famille fondatrice, va laisser son siège l’an prochain à une spécialiste des nouvelles technologies, Barbara Dalibard, a annoncé lundi le groupe spécialisé dans les pneumatiques.

Plus d’une centaine de salariés se sont rassemblés vendredi matin devant l’usine de pneumatiques Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais), vouée à la fermeture, pour, à l’appel de l’intersyndicale, protester contre la tournure des négociations avec une direction qui « essaie de gagner du temps ».

Des salariés de l’usine Bridgestone de Béthune ont saisi jeudi le tribunal judiciaire de Lille en référé. Objectif : tenter de freiner la fermeture prévue du site. Leurs griefs : une rupture brutale des relations commerciales avec le groupe.