Pneumatique

La direction de Bridgestone s’est prévalue lundi d' »avancées prometteuses dans la recherche de solutions industrielles » à la fermeture annoncée de son usine de pneumatiques de Béthune qui emploie 863 personnes, listant neuf projets « en phase d’études approfondies ».

Les responsables syndicaux de l’usine de pneumatiques du géant japonais Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais) ont dénoncé jeudi la position « honteuse » de la direction dans les négociations liées à la fermeture du site, appelant la classe politique à « agir au plus vite ».

Le président du conseil de surveillance de Michelin, Michel Rollier, dernier dirigeant du groupe issu de la famille fondatrice, va laisser son siège l’an prochain à une spécialiste des nouvelles technologies, Barbara Dalibard, a annoncé lundi le groupe spécialisé dans les pneumatiques.

Plus d’une centaine de salariés se sont rassemblés vendredi matin devant l’usine de pneumatiques Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais), vouée à la fermeture, pour, à l’appel de l’intersyndicale, protester contre la tournure des négociations avec une direction qui « essaie de gagner du temps ».

Des salariés de l’usine Bridgestone de Béthune ont saisi jeudi le tribunal judiciaire de Lille en référé. Objectif : tenter de freiner la fermeture prévue du site. Leurs griefs : une rupture brutale des relations commerciales avec le groupe.

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a exhorté mardi le géant japonais du pneumatique Bridgestone à financer au « maximum » le plan social de la fermeture de son site de Béthune qui emploie 863 personnes, estimant qu’il n’est « jamais trop tard pour bien faire ».