C’est une longue étape qui nous attend aujourd’hui : plus de 500 kilomètres à travers le Missouri, le Kansas et l’Oklahoma.Alors que la neige tombait lorsque nous nous sommes couchés, c’est sous un manteau blanc que nous nous levons le matin. C’est la première fois depuis plus de 60 ans qu’il neige en mai au Missouri ! Pas de quoi entamer notre optimisme, bien que l’on redoublera de prudence car les pneus de notre voiture ne semblent pas taillés pour les intempéries.
Histoire
Avec Saint Louis, nous quittons l’Illinois pour entrer au Missouri. Les paysages changent, et la météo n’est pas vraiment notre alliée. Mais pourtant, le territoire nous réserve de belles surprises.
Il y a quelques mois, les promoteurs de Mallory Park poussent un cri de désespoir : la survie du circuit est menacée. Aujourd’hui, hélas, ils jettent l’éponge. Le circuit qui a vu débuté John Surtees (sur 4 roues), Jochen Rindt (hors d’Autriche) ou Nigel Mansell ferme ses portes. Les riverains auront eu sa peau.Pour rappel, comme son nom l’indique, Mallory Park est construit sur un vieux parc. Contrairement à la plupart des circuits britanniques, il n’a jamais été un aérodrome. Au lendemain de la guerre, c’est d’abord un hippodrome, puis une piste cendrée pour motos. Asphalté et redessiné, le tracé connait son heure de gloire dans les années 60-70.
propre à nos voisins.L’artisanat émerge dans l’entre-deux guerres, en parallèle de la montée du sport automobile. Car il s’agit essentiellement de pilotes amateurs qui construisent eux-mêmes un cyclecar pour courir à Brooklands ou à Shelsley Walsh. C’est l’ère des « spéciales » plus ou moins délirantes. Le mouvement s’essouffle dans les années 30, lorsque Morgan et MG -tous deux venus de l’artisanat- proposent des voitures de course clef en main.
La deuxième partie de notre traversée de l’Illinois se fait dans le prolongement de la première, au milieu des plaines agricoles du pays. Mais la route s’écarte ici un peu plus de l’autoroute, et nous permet donc d’apprécier un spectacle plus authentique encore de l’Amérique.
Le périple de la Route 66 commence à Chicago. Au croisement d’Adams Street et de Michigan Avenue. Car bien entendu, historiquement, la route se parcourt d’Est en Ouest, à l’image des pionniers et des exilés, mais aussi des hippies ou des artistes partis tenter leur chance en Californie. Premières étapes donc : la traversée de l’Illinois.
L’été se termine, et comme chaque année, vous avez été des milliers à vous lancer à l’assaut des routes pour rejoindre votre lieu de villégiature estivale. En priant pour qu’il n’y ait pas trop de bouchons, histoire d’arriver au plus vite. Nous, nous avons fait de la route nos vacances, puisque nous avons entrepris de rejoindre la Californie au départ de Chicago par la mythique Route 66. «La Mother Road» comme on l’appelle aussi…
Le moteur avant avec roues arrières motrices (alias « disposition Panhard ») est une architecture a priori désuète. Pourtant, elle reste très prisée parmi les grosses cylindrées. Ne serait-ce que pour l’aspect statutaire. Pendant que les garçons font vroum-vroum dans GT à long capot. Pas vrai, Sean ?
Ah, Ronin… 11 minutes de course-poursuites ; sans doute les meilleures jamais capturées sur écran. Mais aussi 111 minutes d’un film d’espionnage passable.Le contexte
En ce moment, on parle surtout d’artisans qui ferment. Mais régulièrement, il y en a aussi qui (r)ouvrent, à l’instar de Lister. Originalité : la nouvelle Lister permettra de rouler dans les compétitions d’anciennes !Dans la grande tradition anglaise, Lister a connu plusieurs morts et plusieurs tentatives de renaissances.
