Thermique

C’est pas moi, c’est l’autre : c’est un peu en substance, l’argument mis en avant par Carlos Ghosn devant la justice française dans le cadre du volet « Renault » du scandale du dieselgate. L’ancien patron du groupe automobile a au contraire  laissé entendre que la responsabilité des malversations opérées au sein du constructeur était du ressort de ses collaborateurs, auxquels la gestion technique des sujets liés aux motorisations avait été confiée.

Mitsubishi Motors a confirmé lundi avoir payé une amende de 25 millions d’euros ordonnée par la justice allemande dans l’affaire du « Dieselgate », pour laquelle plusieurs de ses sites en Allemagne avaient été perquisitionnés l’an dernier.

Bruxelles a infligé jeudi des amendes de 502 millions d’euros au constructeur automobile allemand Volkswagen et de 373 millions à son compatriote BMW pour avoir restreint la concurrence dans les systèmes d’épuration de gaz d’échappement de voitures diesel. L’autre grand constructeur germanique Daimler (Merce des), qui avait participé à cette entente mais en avait révélé l’existence, n’a pas été sanctionné.

Daimler est visé par un recours collectif – une action en justice groupée – de clients allemands. Lesquels demandent réparation dans l’affaire des moteurs diesels truqués (dieselgate). C’est ce qu’a indiqué mercredi l’association de consommateurs VZBV. Cette dernière a d’ores et déjà obtenu d’importants dédommagements de la part de Volkswagen.

S’exprimant mercredi devant les députés, le directeur général de Renault, Luca de Meo, a plaidé pour la mise en place de « zones franches vertes » ouvrant droit à des abattements fiscaux et des allégements de charges sociales. Avec pour objectif de soutenir financièrement les entreprises qui investissent dans la transition écologique.