Economie

Malgré une hausse globale des ventes de près de 23% en 2005, Maserati a faim. L’importance d’une gamme plus large se fait chaque jour plus urgente pour les responsables de la firme qui ne voient leur salut financier qu’au delà des 10 à 15.000 exemplaires écoulés. Pour cela, le big boss(e), Karl Heinz Kabfell ne rejète pas l’idée d’une Maserati … diesel !
Aïe…

Il semblerait que les teams constituant le GPMA (dont le porte-parole fut interrogé à Genève par Christophe Schwartz), c’est-à-dire Toyota, Renault, BMW, Honda et Mclaren-Mercedes, ont craqué face à la pression que leur mettait Max Mosley. A savoir qu’ils avaient jusqu’au 31 mars pour faire acte de leurs candidatures à la participation au championnat du monde de Formule 1 2008, auquel cas, ils n’auraient pas eu la garantie de l’intégrer. Rappelons que le but de ce mouvement est de monter un championnat alternatif à la Formule 1, vu que celle-ci ne leur redistribue pas de manière suffisante à leurs yeux, les recettes énormes que génère la discipline dite "reine" du sport automobile.

Après des mois de négociations acharnées, votre banquière préférée vient finalement de vous accorder le million d’euros nécessaire au financement votre future Bugatti Veyron 16/4 ?

Spyker, artisan néerlandais, parvient petit à petit à se tailler une place au soleil du marché encombré des supercars. L’arrivée de la D12 Paris-to-Pekin coincide avec l’annonce des résultats et des prévisions de la marque. Si 2005 se termine sur une perte de 1.9 millions d’euros et 48 autos vendues, 2006 grave un sourire sur le visage de Victor Muller puisque le carnet de commande du début d’année fait état de 191 contrats (+93%) déjà signés.

Forbes, le magazine des riches qui lisent le Blog Auto (salut les poteaux! allez, on se tutoie?), met à jour régulièrement sa liste des dix voitures les plus chères du monde, et la dernière livraison nous donne l’instantané de ce début d’année 2006. Du changement aux premières places depuis la dernière fois, puisque la Saleen S7 Twin Turbo qui tenait le haut du pavé à l’automne dernier doit laisser place à pas moins de quatre nouvelles venues.

Les retournements de tendance au sujet de Smart sont légions depuis l’arrivée de Dieter Zetsche à la tête de Daimler-Chrysler. L’homme qui renvoya autrefois Mitsubishi à ses chères études financières semblait depuis quelques mois vouloir se séparer de sa divison "liliput". Le mandat donné à Goldman et Sachs pour lister et jauger les repreneurs potentiels accréditait cette idée. Sans compter l’ultimatum lancé il y a moins d’un mois. Et pourtant …

Rick Wagoner, le boss de General Motors, est sur un siège plus qu’éjectable. L’action fait le gros gadin à Wall Street et les angoisses repartent de plus belle au sujet du géant américain. Pourquoi ? Simplement parce que l’annonce du déficit que tout le monde savait énorme est en fait abyssal. Le résultat publié fait état d’une perte 2005 supérieure d’"à peine" 2 milliards de dollars au premier bilan donné. Le chiffre définitif qui tient compte des charges récentes s’établit au total étourdissant de 10.6 milliards de $.

Nous vous avions annoncé la fin avérée de la très ancienne Volga, marque automobile russe propriété de GAZ après que les négociations portant sur une poursuite de la joint-venture avec Fiat aient capoté. Le fleuve tari reprend vie puisque Maxim Avdeyev, le boss de la compagnie, vient de relancer le coeur de Volga. "Le marché a besoin de ces autos et nous allons les lui donner". C’est un joli revirement de situation effectué sous la pression des revendeurs assaillis par les demandes. Un nouveau partenariat à l’étude explique également la volte face.

On se rappelle que General Motors a entrepris, il y a quelques mois, de vendre certains actifs pour éponger une dette faramineuse. Récemment Suzuki s’est libéré après que Subaru (Fuji Heavy Industries Ltd) en ait fait autant peu de temps auparavant. Toyota à l’affût a sauté sur l’occasion pour prendre 8.7% des parts de ce dernier réduisant encore un peu la marge le séparant du futur-ex-numéro 1 mondial, General Motors. Mais le coup n’était pas que financier.

Il faut être créatif dans le monde capitaliste pour s’assurer que les clients vont bien payer ; et les concessionaires sont ravis d’un système surnommé  "On Time".
C’est un dispositif relié au démarreur de la voiture via un microchip, où on doit insérer chaque 15 jours un nouveau code de 6 chiffres. Dans le cas contraire, la voiture ne démarrera tout simplement pas.