Economie

Les actionnaires de Toyota ont réélu le président de l’entreprise Akio Toyoda malgré des préoccupations concernant la gouvernance.
Cette décision intervient dans un contexte de critiques sur la manière dont le conseil d’administration gère les questions relatives à la décarbonisation et à l’éventuelle responsabilité du dirigeant sur le scandale des tests de certification. Malgré les appels à une gouvernance plus stricte, la majorité des actionnaires ont toutefois soutenu la direction actuelle.

Le constructeur américain de véhicules électriques (VE) Fisker a déposé une demande de protection contre la faillite lundi soir, cherchant à vendre ses actifs et à restructurer sa dette. Le tout après avoir épuisé sa trésorerie pour livrer ses SUV « Ocean » aux États-Unis et en Europe.

Sueurs froides pour les concessionnaires automobiles après les élections européennes. La victoire du Rassemblement national et la dissolution de l’Assemblée nationale ont eu un impact majeur sur les actions Vinci et Eiffage, lesquelles ont chuté respectivement de 11,4 % et de 14,7 % en une semaine.
Car l’arrivée de l’extrême-droite en France pourrait être synonyme de nationalisation des autoroutes, au plus grand dam des deux groupes. Côté France Insoumise, on est également en faveur d’un passage dans le giron de l’Etat. Le parti a déposé une proposition de loi en ce sens début 2022. Mais le sujet n’est pas mentionné dans le programme du Nouveau Front populaire.

Décidément la guerre économique qui oppose Asie et Occident dans le domaine de l’industrie automobile touche tout particulièrement les matières premières. Si le lithium constitue un important enjeu de la bataille, le graphite constitue également un élément important.
Les Etats-Unis viennent en effet d’annoncer qu’ils allaient instaurer des droits de douane supplémentaires sur les importations chinoises de graphite naturel et synthétique. Un élément fondamental des batteries destinées aux véhicules électriques.

La Mini électrique de BMW, fabriquée en Chine, devrait être frappée d’un droit de douane pris à l’encontre des véhicules électriques produits en Chine le plus élevé, fixé à 38,1 % selon les plans provisoires de l’UE, a déclaré vendredi une source proche du dossier.
De quoi porter un coup fatal à ses perspectives de vente …

L’industrie automobile allemande réagit contre la hausse des droits de douane sur les véhicules électriques importés de Chine. Redoutant très certainement un retour de bâton, alors qu’en tant que deuxième pays producteur de VE au monde derrière l’Empire du Milieu, elle craint qu’à son tour Pékin mette en place des mesures de nature à perturber les approvisionnements européens en matières premières, batteries et composants chinois.

L’industrie automobile allemande est leader en terme de production de voitures électriques en Europe et, au niveau mondial ! Elle se classe en effet deuxième derrière la Chine. Une information qui émane de l’Association de l’industrie allemande VDA.

C’est fait ! Alors que la décision semblait imminente, les politiques attendant les élections européennes pour officialiser des mesures, la Commission européenne a annoncé qu’elle imposerait à partir de juillet des droits supplémentaires allant jusqu’à 38,1 % sur les voitures électriques chinoises importées.
Aux risques de faire face à des représailles de la Chine, laquelle a d’ores et déjà déclaré mercredi qu’elle prendrait des mesures en vue de sauvegarder ses intérêts.