Certains ont une épiphanie dans la fraîcheur d’une église, Michael Lebedev, un Australien au cerveau bouillonnant, a eu la sienne dans la pénombre d’une salle de cinéma projetant le dernier opus Bondien. En plus de l’identification au héros, phénomène courant et normal qui pousse l’admirateur moyen de l’agent 007 à prendre naturellement la pose dite de « l’homme au Walther PPK » lorsque les circonstances le permettent, notre homme eu une autre révélation: cette Aston Martin Vanquish et sa Mazda MX5, c’est une seule et même voiture! Et l’homme de se mettre au travail sans relâche pour faire fusionner les deux carrosseries en une et réaliser sa vision. Le résultat, vous l’avez sous les yeux.
Actualité
Appelons ça la politique des 30 ch. Après la Golf GTI à 230 ch, voilà une Polo GTI à 180. La Polo GTI Cup Edition, malgré son nom évocateur de la série qui met aux prises de jeunes furieux sur les circuits allemands, possède ainsi elle aussi 30 ch de plus que la compétitrice qui elle se contente des 150 de la Polo GTI. Celle-ci n’a pas encore soufflé sa première bougie qu’arrive la cavalerie. La course à la puissance serait-elle elle perversement corrélée avec le prix du baril ?
En séminaire "Ultra power master commercial gold member", votre Audi Q7 de base peine à attirer le regard des serveuses. Faut dire que la vingtaine de poids lourds annelés garés sous les platanes du parc à voiture de l’hôtel se ressemblent tous. Si vous cherchez le décalage, l’attention, voire la provocation, JE Design a pensé à faire du Q7 un engin plus gros, plus large, et forcément plus lourd que ce que les ingénieurs d’Audi ont déjà osé faire ! Le kit Widebody boursoufle l’obèse d’Ingolstadt dans un délire d’extensions outrancières dignes d’une BD pour ados mal dégrossis. A côté de ça, un coup de boule en finale de Mondial fait figure de guimauve de fête foraine !
C‘est le moins que l’on puisse lui demander diront certains…. En résonnance avec le plan d’Excellence du boss Ghosn, Philippe Jombart, directeur des Services du Losange, a confirmé les prétentions d’un Renault cherchant à satisfaire les désirs des clients. Cette ambition hédoniste, limite sensuelle, se traduira par un changement de politique envers le médiateur entre le client et la marque, à savoir les concessionnaires. Il faudra bien ça pour parvenir à grimper sur le podium des meilleurs constructeurs en terme de satisfaction de clientèle. C’est d’ailleurs l’objectif pour 2009.
Nous nous faisons l’écho des soucis de TVR depuis quelques mois avec dans le désordre: les licenciements, les envies de délocalisation, les ventes en chute libre et la non-homologation Euro IV du 6 cyl en ligne maison. Récemment, l’annonce d’un accord avec la ville de Blackpool ancrait définitivement TVR dans ses racines géographiques tout en lui permettant des économies substantielles avec un site de production tout neuf exempt de charges indues. Aujourd’hui une rafale de bonnes nouvelles vient remettre un peu plus TVR sur la bonne route.
Les mauvaises langues (quoique…) osent avancer qu’en lieu et place du sapin de Noël traditionnel, une Peugeot 307 ferait bien l’affaire ! Autant par sa capacité à jouer les guirlandes lumineuses que par la difficulté à s’en débarrasser après quelques temps d’utilisation. S’il est exagéré d’y croire, il faut bien se résoudre à admettre (Peugeot lui même l’a fait) que sa compacte moyenne a eu quelques soucis de fiabilité dès son lancement, au point de lui coller une réputation peu glorieuse. En Angleterre, Mark Fell-Crook exaspéré par les pannes à répétition de sa 307 de moins de 50.000 km ouvre un site internet ayant pour but de récolter des fonds pour se payer une nouvelle auto. En contre-partie des dons, il compressera son auto façon César et la renverra à la concession telle quelle.
Pour l’amateur d’automobile à un stade avancé de l’obsession, il n’est guère de meilleur endroit où passer ses journées que le bord de piste au Nürburgring, où se donnent rendez-vous les essayeurs des constructeurs de grosses autos, essentiellement les Allemands, pour tourner inlassablement au volant de voitures à différents stades de développement, faisant sonner les mécaniques et fumer les pneumatiques. C’est le manège enchanté. Un de ces observateurs patients a compilé pour le bien commun une série vidéo de prototypes récents et l’a mise en ligne pour notre plus grand bonheur.
En marge du Smart Day, c’est sous le soleil basque, que nous avons réalisé le premier de nos deux essais roadsters de l’été. Le temps fut idéal, voire un peu trop chaud pour apprécier ce petit Smart roadster.
Invisible sur les podiums et rarement marquante sur la piste depuis le début de la saison, l’écurie de F1 BMW-Sauber semble vouloir changer les choses en se démarquant des autres monoplaces. Si ce n’est pas en terme de performance (en grand prix ou ailleurs), ça le sera au moins en terme d’esthétique. Après l’épisode de l’aileron avant en forme de dent de morse développé puis abandonné du temps du partenariat avec Williams, BMW persiste dans le défrichage de nouvelles voies de dévelopement aérodynamiques. Ainsi, le Grand Prix de France verra les monoplaces teutonnes arborer d’impressionnants ailerons verticaux baptisés avec plus ou moins bon goût "Twins towers". Certes, la ressemblance est là, mais ces mots ont désormais une autre connotation.
Marcos est un de ces constructeurs britanniques de voitures de sport, comme Noble ou TVR, avec un passé intéressant (le fondateur, Frank Costin, est le frère du Mike Costin qui deviendra le Cos de Cosworth) et une histoire faite de fortunes diverses, celles des propriétaires successifs qui finissent fatalement par s’évanouir dans les échecs de plans ambitieux et condamnés d’avance. Mais ces marques se relèvent toujours, et vivent d’un commerce assez confidentiel de modèles pour amateurs éclairés, pas le top de la technologie, de la qualité ou de l’élégance, mais incarnant par dessus tout une certaine vision un peu surannée de l’automobile, faite de simplicité et de priorité aux sensations. Illustration avec la nouvelle TSO R/T, une nouvelle version de la Marcos TSO.
