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Pescarolo digère sa défaite aux 24h du Mans en jouant les épouvantails en LMS. 3 courses, 3 victoires pour la C60-Judd qui avionne quand l’ogre Audi n’est pas là. C’est l’équipage Collard-Bouillon (remis de sa blessure au poignet) assorti exceptionnellement d’Helary qui s’impose devant la véloce Creation-Judd du tout aussi rapide marseillais Nicolas Minassian. A 2 courses de la fin, on ne voit pas qui peut contester la supériorité de la 17.

Le site de l’ACO, organisateur des 24h du Mans, laisse poindre une lueur d’espoir pour les irréductibles fans du Sans Plomb. Après une première analyse des résultats qui a vu les Audi R10, à peine chatouillées par une opiniatre Pescarolo, se promener en tête de la course, les dirigeants ont la grandeur d’esprit d’avouer que les diesels ont été avantagés par la règlementation. A leur décharge, difficile d’établir un équilibre entre motorisations quand l’une d’elles sortait tout juste de la salle d’accouchement.

La 2eme course du week end a mis en lumière les sociétaires du ART et notamment du frenchie de service, consultant du Blogauto, Alex Premat. Celui-ci jeté dans les bas côtés par un Nelsinho Piquet vindicatif, trouvera dans ce fait de course, l’énergie et la volonté nécessaire pour réaliser une remontée d’anthologie. 17e après son incursion hors piste, il finit 3eme sur les talons d’un Piquet qui a certainement vu le drapeau à damier avec soulagement. Lewis Hamilton, parti 19e après une course 1 ratée, imite son équipier pour échouer finalement en 5e position. ART Grand Prix est toujours le team leader d’une série qui offre plus de dépassement que sa grande soeur. Parfois l’apéro est meilleur que le repas dit on…

Déjà vainqueur lors de la première manche suite au déclassement de Maldonado, le rookie Sébastien vettel fait des étincelles lors de cette deuxième manche. Après avoir atomisé les habitués du FR 3.5l durant les qualifs, il remporte haut la main sa deuxième course du week end. Une pige fructueuse pour le sociétaire de l’écurie de pilotes Red Bull, animateur des F3 EuroSeries. Plus largement, cette course sourit à la jeunesse et met à mal les prétentions des premiers du championnat. Eric Salignon retrouve la compétitivité en opérant une remontée de la 17e à la 8e place.

Vous avez aimé le régime minceur proposé par JE Design pour le sylphide diplodocus de chez Audi ? Alors vous aimerez le programme réalisé spécialement pour la déesse de VW, l’EOS coupé cabriolet. Dans le genre "beurre de cacahuètes à volonté", vous me mettrez la version JE Design d’un cabriolet pourtant raçé. Jantes 19", éléments rapportés genre faux cils, et seins siliconés font de cette "topless" germanique une Drag queen parfaite pour la Love Parade.

Alors que le vénézuelien Maldonado remportait la course 1 haut la main, les commissaires techniques remarquant l’absence de cales de réglage de carrossage sur sa monoplace l’excluaient de la course. Coup dur pour le second du championnat qui perd là une occasion de prendre le large. Sebastien Vettel, nouveau venu en FR 3.5l, hérite donc de la victoire pour sa toute première course dans la catégorie. Le jeune allemand animateur de la F3 EuroSeries a déjà réalisé des essais F1 soutenu qu’il est par l’omniprésent Red Bull. Eric Salignon ne parvient pas une nouvelle fois à retrouver les premières places et termine très loin, à la 22e place tandis que son équipier Andy Soucek signe une belle 2eme place. C’est Alvaro Parente qui complète le podium.

Tristan Gommendy eut l’infortune de se blesser lors du houleux GP de Monaco. Mais plus que la blessure physique, son remplacement par Timo Glock et les prestations excellentes de celui-ci lui ont couté son baquet. En remerciement, l’allemand remporte la première course à Magny Cours devant Alexandre Premat qui réalise un beau rapproché puisque son équipier extraterrestre est retombé sur terre, ou plutôt s’est empilé dans un adversaire et finit 19e. Insatiable même au fond du classement, il prend le point du meilleur tour.

Il ya des parfums de France du côté de Séoul. Non pas que Chanel inonde la marché coréen mais l’ouvrier automobile local à la revendication tétue ! Ainsi ce ne sont pas moins de 4 sites de fabrication du pays qui ont vu leurs occupants cesser le travail pour réclamer une hausse de salaire. Tout d’abord, les employés syndiqués de Kia (85% du personnel) ont lancé un arrêt de travail quotidien de 2 heures valable du 18 au 21 Juillet. Ce mouvement fait suite à celui de Hyundai alors même que les personnels de GM-Daewoo mais aussi de Ssangyong ont aussi débrayé pour les mêmes raisons. On l’aura remarqué, à la différence de la France, l’union syndicale coréenne n’est pas un voeu pieux.

Mitsubishi UK remet ça. En 2004, ils avaient concocté une Evo 8 de 400 chevaux, appelée FQ400, la revoici à peu de choses près sous la forme d’une Evo 9 de 366 chevaux baptisée du matricule toujours aussi poétique de FQ360. Résumons l’affaire pour ceux qui ne saisiraient pas bien la portée de ce petit bricolage: voilà des gens qui sortent plus de 360 chevaux d’un 4 cylindres 2 litres turbo-compressé, le mettent dans une brave berline 4 portes qui colle au tarmac comme un vieux chewing gum grâce à des différentiels pilotés qui relèvent de la magie noire, l’homologuent pour qu’on puisse emmener les enfants à l’école avec et garantissent l’auto trois ans, alors qu’on s’attendrait à voir exploser le tout au bout de 100 m, couverts d’ailleurs comme une vulgaire supercar en moins de 4 secondes et demi.

Dès le mois de Mars vous connaissiez l’existence de cette auto et l’annonce de sa présentation au festival of Speed de Goodwood a remis en appétit les déçus de la Prodrive P2 mort née. Je vous l’accorde, entre les images digitales dévoilées il y a peu et les photos de l’engin "in flesh", guère de différences. La faute a un design "gamesque" pas très expressif en photo mais que l’enthousiasme des spectateurs laisse espérer plus évocateur en réel. En tout cas, la "spec sheet" n’a rien de virtuel et risque de demander quelques attributs surdimensionnés pour en tirer la quintessence.