Insolite

Après les Lego Ferrari, on continue notre tour d’horizon des jouets de noël. Cette fois-ci, on passe dans le côté obscur, celui des Jacky en herbe.

On vous avait déjà parlé du crash spectaculaire de l’Enzo de Bo Stefan Eriksson, PDG de Gizmondo, à Malibu. Le conducteur faisait la course avec une Mercedes SLR lorsqu’il a percuté un pylône électrique, à environ 250km/h. La justice a rendu son verdict et Eriksson ira derrière les barreaux.

Faire du volume, avec une marge unitaire faible ou faire un joli gain sur chaque voiture? Plus encore que le nombre de véhicules vendus, les chiffres daffaires confirment la bonne santé du haut de gamme et des discounters, le retour en grâce de  Fiat, la progression des japonais à lexception de Nissan et de Mitsubishi malades et la situation médiocre des Français, de nombre de Coréens, dOpel et de Ford.

Plus de 1000 ch, plus de 1000 Nm, vitesse maxi supérieure à 400 km/h, à quoi pensez vous? Bugatti? Non, Bristol. Cet ancien constructeur d’avions venu à l’automobile en 1946 ne fabrique pas que l’antique Blenheim. En effet, la Fighter apparue en 2001 s’enrichi aujourd’hui d’une version T. Doppé par un Turbo, le V10 8.0 issu de la Viper voit sa puissance passer de 525 à 1012 ch, et le couple à 1406 Nm. Autant dire qu’avec les 1500 kg de l’engin, les performances s’annoncent explosives…

Voici une initiative qui ne manque pas de nous émouvoir. Nous savons tous à quel point le sport automobile est devenu un enfer en termes de budget et cela dès le plus jeune âge, même en karting. Les futurs champions ont de quoi perdre le moral ce qui fait que de nombreux espoirs français n’ont put accéder à leur rêve, plus par manque de moyens financiers que de talent. Certains ne se démontent pas pour autant et prennent le taureau par les cornes pour générer le budget nécessaire à une saison. C’est le cas d’Alex Bourg qui avec l’aide de son père Dominique et de son comité de soutien a réussi l’exploit d’organiser une énorme tombola pour lui permettre de participer aux championnats de France et d’Europe de Karting.

Les masochistes qui ont visionné l’atroce film de Sylvester Stallone « Driven » au-delà des dix premières minutes se souviennent sans doute de cette scène ridicule entre toutes où au beau milieu d’une soirée le vieux pilote sage incarné par Monsieur Sylvestre se lance pour le raisonner à la poursuite du jeune chien fou qui fait sa crise, au volant de leurs monoplaces de Champ Car dans les rues désertées d’une métropole US dont le nom m’échappe. Une secrète envie de faire pareil ? Aussi incroyable que cela puisse nous paraitre, c’est possible, dans certains états américains, pourvu que la voiture soit équipée d’un minimum (vraiment minimum) d’équipements de sécurité.

Allez, elle mérite bien son petit post pour elle toute seule, elle a bien travaillé. Oui, la Lexus Is décroche les fameuses 5 étoiles au crash-test Euroncap. Certes, elle n’obtient pas le maximum des points (33 sur 37), se voit devancée par les Citroën C5 et autres Alfa 159 pour ne citer qu’elles. Les examinateurs ont apprécié l’efficacité des airbags genoux, mais on constaté que les pédales reculaient de plus de 10 cm, causant des blessures au pieds. 4 étoiles pour la protection des enfants c’est bien, 2 pour celle des piétons, c’est en revanche insuffisant.

Il n’y a pas que l’Audi Q7 à se faire mal voir par l’organisme Euroncap, la Honda Civic et la Kia Carnival aussi. Certes, 4 étoiles sur 5, ou 30 points (29 pour la Kia) sur un maximum de 37, ça n’est pas déshonorant. Mais les C4, Focus et autres Espace font mieux. Les examinateurs ont mis en valeur le risque de blessures aux genoux dans la Japonaise, et aux membres inférieurs dans la Coréenne, dont le plancher s’est déchiré. En revanche, si elles protègent correctement les enfants (3 étoiles pour la Kia, 4 à la Civic), seule la Honda préserve les piétons, avec 4 étoiles sur 5. La Kia est sans pitié : une étoile.

Après les Jumper/Ducato/Boxer en mai, c’est au tour des plus petits Jumpy/Scudo/expert d’être renouvelés. Lancé en 1995, ce trio d’utilitaires a connu un certain succès. Dérivant des monospaces PSA/Fiat, fabriqués comme eux dans l’usine Sevel Nord de Valenciennes, leurs prestations se rapprochaient de celles des véhicules particuliers. Il en va de même pour leurs descendants, assemblés au même endroit.