par Elisabeth Studer

La Russie doit réorganiser son secteur hydrocarbures selon Poutine

La Russie va devoir réorganiser son secteur énergétique face aux sanctions européennes. C’est en tout cas l’avis émis par Vladimir Poutine mardi. Le Président de la Russie estime toutefois que l’Union européenne va être la première à souffrir de son "autodafé économique" en renonçant aux hydrocarbures russes.

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L’Europe : la région du monde aux prix énergétiques les plus élevés selon Poutine 

S'exprimant lors d'une réunion dédiée au secteur pétrolier, le président russe a souligné qu'en se passant des ressources énergétiques russes, l'Europe devenait la région où les prix  des hydrocarbures  devenaient "les plus élevés". 

"Commettre un tel autodafé, un tel suicide économique, c'est évidemment leur problème", a-t-il estimé. 

Tenir compte  avant tout des intérêts de la Russie  

 "Nous devons agir de façon pragmatique, tenir tout d'abord compte de nos propres intérêts", a  poursuivi Vladimir Poutine. 

Remaniement du secteur pétrolier russe  à prévoir 

"Le résultat des actions chaotiques de nos partenaires a été une hausse des revenus du secteur des hydrocarbures", a observé Vladimir Poutine, estimant néanmoins que les changements sur le marché pétrolier étaient de nature "tectonique". 

"Il est peu probable qu'on pourra refaire des affaires comme avant", a-t-il reconnu. 

Pour mémoire, avec un cours  avoisinant en moyenne  70 dollars en 2021, le baril de brut a permis à la Russie de dégager un excédent courant de 7,5 % du PIB en 2021. 

"Dans les nouvelles conditions, il est important non seulement d'extraire le pétrole, mais aussi de construire toute la chaîne jusqu'au consommateur final", a par ailleurs précise le chef du Kremlin.  

Il a par ailleurs assuré que l'Etat russe ferait "tout pour changer le business model des entreprises", "améliorer la logistique", ou encore "permettre les règlements en monnaie nationale" …  des secteurs fragilisés par les sanctions occidentales. 

 Un embargo sur le pétrole russe coûterait entre 15 et 18 milliards à la Hongrie

Alors que les 27 pays membres de l’UE  tentent de se mettre d’accord pour établir un embargo sur le pétrole russe, la Hongrie bloque actuellement la concrétisation d’un tel projet. Selon ses calculs,  l’arrêt de ses achats de pétrole russe lui coûterait entre 15 et 18 milliards  d’euros.

Notre avis, par leblogauto.com  

 Si certes, l’UE va devoir gérer les lourds impacts financiers d’un embargo sur le pétrole russe, les propos de Vladimir Poutine  laissent entendre à demi – mots que les mesures prises à l’encontre de la Russie devraient être efficaces, contraignant Moscou à revoir l’ensemble de son secteur énergétique. 

 Si la Hongrie  doit faire face à des problèmes logistiques et d’infrastructures  pour pouvoir s’affranchir du pétrole russe,  la Russie, de son côté, devra également s’adapter techniquement à ses nouveaux clients.  

Sources : AFP

Pour résumer

De l’avis même de Vladimir Poutine, la Russie va devoir réorganiser son secteur énergétique suite aux sanctions prises par l’Union européenne. Le Président de la Russie estime toutefois que l’Union européenne va être la première à souffrir de son "autodafé économique" en renonçant aux hydrocarbures russes.

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