Alors que les membres de la COP27 pourraient pousser au développement des véhicules électriques et des énergies renouvelables, les lobbyistes du secteur pétrolier et gazier sont venus en force à la Conférence sur le Climat. Une présence massive qui inquiète les défenseurs de l’environnement. Ces derniers appellent même à « sortir les pollueurs ».
Auteur/autrice : Elisabeth Studer
Fin des perturbations sur les approvisionnements en carburants pour les Français : l’activité de la raffinerie TotalEnergies de Feyzin, dernier bastion de la contestation qui avait fortement impacté consommateurs et entreprises de l’Hexagone, va pouvoir reprendre.
Marquant ainsi la fin d’un mouvement de grève initié il y a plus d’un mois dans les raffineries de France, sur fond de revendications salariés et demande de partage des superprofits.
Elon Musk, patron de Tesla … et désormais de Twitter, a vendu pour 3,95 milliards de dollars d’actions du constructeur de véhicules électriques, selon des documents réglementaires. Une opération qui intervient quelques jours après avoir conclu un accord de 44 milliards de dollars pour le rachat de Twitter.
Alors que le commissaire européen Thierry Breton a récemment semé le trouble, en plaidant pour la mise ne place d’une clause de revoyure en 2026 pour juger du bien fondé du maintien des mesures de l’UE impliquant de facto la fin des moteurs thermiques en 2035, le ministre français des Transports Clément Beaune est également allé dans ce sens. Plaidant pour que soit organisé un point d’étape d’ici quelques mois sur l’objectif que vient juste de se fixer l’UE.
Volvo vient d’annoncer se désengager totalement du moteur thermique. Pour cela, il cédera une participation industrielle à son propriétaire chinois Geely. Une opération qui intervient dans le cadre de l’accord Renault-Geely.
L’interdiction des véhicules thermiques neufs en 2035 remise en question ? Alors que l’objectif semble irréalisable voire irréaliste pour certains, Thierry Breton, le commissaire européen chargé du Marché intérieur, a semé le trouble. Insistant pour qu’une clause de revoyure soit adoptée pour mise en œuvre 2026.
Des propos qui interviennent alors que les constructeurs automobiles se sont récemment exprimés à ce sujet en exhortant l’UE à réunir les conditions préalables pour pouvoir surmonter le vaste défi qui leur est lancé : hausse des prix des matières premières nécessaires à la fabrication des batteries pour VE, déploiement des réseaux de recharge.
Autre élément à prendre en compte et non des moindres : l’impact de la transition énergétique sur l’emploi. Sans compter sur le prix de l’électricité qui s’envole … et les difficultés du secteur nucléaire français ….
Le groupe du G7 – qui réunit Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni – a appelé vendredi les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production. Objectif : tenter de faire baisser mes cours du brut, lesquels s’envolent suite au conflit entre la Russie et l’Ukraine. Provoquant une flambée des prix à la pompe, laquelle alimente une inflation galopante.
Un appel qui intervient un mois après la décision de l’Opep+ – cartel qui réunit le cartel des Pays Exportateurs de pétrole et ses alliés entraînés par la Russie – de réduire fortement sa production.
Près d’un cinquième des entreprises industrielles allemandes prévoient de réduire leur production en raison des coûts élevés de l’énergie, révèle une enquête de l’association des chambres de commerce et d’industrie allemandes (DIHK ). Parmi elles, le secteur de l’industrie automobile s’avère particulièrement touché.
Londres a annoncé jeudi interdire aux navires et prestataires de services britanniques – notamment les assurances – de contribuer au transport maritime de pétrole russe vendu au-dessus d’un prix plafond fixé par le G7 et l’Australie.
Une mesure qui mixe à la fois la menace de déterminer un prix plafond pour le pétrole et le blocage des opérations de super tankers faisant transiter le brut russe.
Elle entrera en vigueur le 5 décembre prochain.
Le géant Magna International, équipementier canadien de pièces automobiles, a revu à la baisse ses prévisions de ventes annuelles vendredi. Les problèmes de la chaîne d’approvisionnement et la hausse des coûts des services publics (énergie en grande partie) maintiennent la production automobile sous pression.
