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    Accueil » UE-Chine : l’automobile au cœur du bras de fer commercial
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    UE-Chine : l’automobile au cœur du bras de fer commercial

    François TessierFrançois Tessier23 octobre 2026Un commentaire
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    L’UE veut rééquilibrer ses échanges avec la Chine après un accord sur les voitures hybrides et réclame un meilleur accès au marché chinois.

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    L’Union européenne souhaite élargir à plusieurs secteurs industriels ses discussions commerciales avec la Chine, après un accord visant à réduire de moitié les importations de voitures hybrides chinoises dans le bloc. Le 14 octobre 2026, Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l’Économie, a estimé que cet accord devait constituer une première étape vers un rééquilibrage plus large des échanges entre les deux puissances économiques. Bruxelles entend notamment obtenir un meilleur accès au marché chinois pour les entreprises européennes, alors que le déficit commercial de l’UE avec Pékin a atteint l’année précédente un niveau qualifié d’insoutenable par le responsable européen, soit environ un milliard d’euros par jour. Si l’industrie automobile se trouve au centre des premières mesures, les discussions pourraient également concerner les produits chimiques, les meubles, les machines industrielles, l’acier et les composants d’éoliennes. L’Union européenne envisage parallèlement de renforcer ses instruments de défense commerciale afin de pouvoir réagir plus rapidement aux pratiques qu’elle juge déloyales.

    Les voitures hybrides chinoises au cœur du nouvel accord

    L’accord concernant les importations de voitures hybrides chinoises constitue l’un des principaux éléments de la stratégie commerciale européenne vis-à-vis de Pékin. Conclu en Chine la semaine précédant les déclarations de Valdis Dombrovskis par le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, ce dispositif prévoit une réduction de moitié des importations de ces véhicules dans l’Union européenne.

    Pour Bruxelles, cette mesure s’inscrit dans une approche plus déterminée face aux déséquilibres commerciaux avec la Chine. Le secteur automobile représente un enjeu important dans les relations économiques entre les deux marchés, compte tenu de la concurrence entre constructeurs et de la place croissante des véhicules chinois sur le marché européen.

    Valdis Dombrovskis a expliqué que cet accord résultait d’une volonté de faire évoluer les relations commerciales vers des résultats plus concrets. Selon lui, les déséquilibres ne se limitent pas aux automobiles et concernent un éventail beaucoup plus large de secteurs industriels. L’Union européenne entend donc poursuivre les discussions avec les autorités chinoises afin d’obtenir des avancées au-delà du seul marché automobile.

    Le responsable européen a également souligné que Bruxelles souhaitait améliorer les conditions d’accès des entreprises européennes au marché chinois. Cette demande concerne les possibilités commerciales offertes aux sociétés du bloc dans un contexte où les échanges entre les deux économies restent marqués par un déficit important pour l’Europe.

    Le montant de ce déséquilibre constitue l’un des arguments avancés par la Commission européenne. Selon Valdis Dombrovskis, le déficit commercial de l’UE avec la Chine a atteint environ un milliard d’euros par jour en 2025. Le commissaire considère ce niveau comme insoutenable et estime que les discussions doivent désormais produire des résultats mesurables.

    Bruxelles veut étendre les discussions à d’autres industries

    Au-delà des véhicules hybrides, plusieurs secteurs pourraient être concernés par les prochaines négociations entre l’Union européenne et la Chine. Valdis Dombrovskis n’a pas détaillé les domaines visés, mais des responsables européens proches des discussions ont mentionné les produits chimiques, les meubles, les machines industrielles, l’acier et les composants destinés aux éoliennes.

    Ces activités représentent des segments importants de l’industrie européenne. L’élargissement des discussions traduit la volonté de Bruxelles de traiter les déséquilibres commerciaux à une échelle plus large, plutôt que de limiter les négociations aux véhicules automobiles.

    Le commissaire européen a insisté sur la nécessité d’obtenir des avancées concrètes. Il a indiqué que l’Union européenne ne pouvait pas poursuivre indéfiniment des discussions sans résultats et qu’elle devait également être prête à prendre des mesures de son côté.

    Cette position marque une volonté de faire évoluer le dialogue avec Pékin vers une approche davantage axée sur les résultats. Les autorités européennes souhaitent notamment que les entreprises du bloc puissent accéder plus facilement au marché chinois. Les déclarations de Valdis Dombrovskis ne précisent toutefois ni les mesures qui pourraient être prises dans chaque secteur ni le calendrier éventuel de leur mise en œuvre.

    Les dirigeants des États membres de l’Union européenne devaient se réunir à Bruxelles le jeudi suivant ces déclarations, notamment pour discuter de la compétitivité du bloc et de ses relations commerciales avec la Chine. Ces échanges devaient également porter sur les moyens de renforcer la capacité de réaction européenne face aux difficultés rencontrées dans les relations économiques internationales.

    En parallèle, l’accord sur les voitures hybrides s’inscrit dans un contexte où les constructeurs automobiles européens doivent composer avec la concurrence internationale et les évolutions des échanges commerciaux. Les mesures annoncées par Bruxelles concernent les importations de véhicules hybrides chinois, mais les discussions plus larges pourraient avoir des implications pour d’autres branches industrielles.

    L’UE envisage de renforcer ses instruments de défense commerciale

    Les discussions prévues entre les dirigeants européens devaient également aborder une proposition franco-allemande visant à demander à la Commission européenne de développer un nouvel instrument de défense commerciale plus rapide. Cette initiative pourrait s’inspirer de la section 301 de la loi américaine sur le commerce.

    Aux États-Unis, ce mécanisme donne au représentant américain au Commerce la possibilité d’enquêter sur les pratiques commerciales d’autres pays et de prendre des mesures lorsque celles-ci sont considérées comme déloyales, déraisonnables ou discriminatoires.

    La proposition évoquée au niveau européen vise à renforcer les moyens d’action du bloc dans ses relations commerciales internationales. Elle intervient alors que plusieurs responsables européens souhaitent dépasser les discussions prolongées avec Pékin et disposer de mécanismes permettant de réagir plus rapidement aux déséquilibres constatés.

    Aucune décision définitive sur la création de ce nouvel instrument n’est mentionnée dans les déclarations rapportées. Son éventuel développement doit donc être distingué des mesures déjà négociées sur les importations de voitures hybrides chinoises.

    Du côté chinois, le vice-Premier ministre He Lifeng a indiqué à Emmanuel Bonne, diplomate français, que Pékin était prêt à travailler avec l’Union européenne pour apporter davantage de stabilité et une dynamique positive aux relations économiques et commerciales. Cette déclaration, rapportée par l’agence de presse officielle Xinhua, témoigne de la volonté affichée par la Chine de poursuivre le dialogue avec le bloc européen.

    Les prochaines discussions devront ainsi concilier plusieurs objectifs : améliorer l’accès des entreprises européennes au marché chinois, répondre aux déséquilibres commerciaux et préserver un dialogue économique entre les deux partenaires. L’automobile constitue un premier terrain d’action, mais les demandes européennes portent désormais sur un ensemble plus large d’activités industrielles.

    Notre avis, par leblogauto.com

    L’accord sur les importations de voitures hybrides chinoises constitue une première mesure concrète dans les discussions commerciales entre l’Union européenne et la Chine. Bruxelles souhaite désormais étendre le rééquilibrage à d’autres secteurs et améliorer l’accès des entreprises européennes au marché chinois. La proposition franco-allemande relative à un nouvel instrument de défense commerciale montre également que les États membres étudient des moyens d’action plus rapides. Les effets de ces initiatives dépendront des mesures effectivement adoptées et des résultats des prochaines négociations avec Pékin.

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    Un commentaire

    1. SAM on 23 octobre 2026 9h51

      Alors Édouard Leclerc propose actuellement un appareil à raclette pour 6 personnes à 8 euros. Tefal qui produit en France, apprécie sachant que c’est Tefal et RicheMonts qui en ont inventé le principe dans les années 60/70.

      Donc de la charcuterie espagnole, du fromage fabriqué aux Pays-Bas, des cornichons indiens pour un appareil à raclette à 8 euros fabriqué en Chine! C’est la définition du bonheur français pour Édouard Leclerc!

      Est-ce que Leclerc produit de la richesse en France?

      Vous appliquez cela aux revendeurs européens qui actuellement se ruent sur les autos chinoises pour faire tourner leurs concessions où plus personne ne va plus.

      Que ce soit en Chine ou en Europe … les gens n’ont plus les moyens de se payer une voiture! Il est là le fond du problème!

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