Tesla abandonne la vente unique du Full Self-Driving et mise sur l’abonnement mensuel pour son logiciel de conduite autonome.
Tesla modifie en profondeur la commercialisation de son logiciel de conduite autonome. Elon Musk, PDG du constructeur américain de véhicules électriques, a annoncé que le Full Self-Driving (FSD) ne serait désormais proposé qu’en abonnement mensuel. Cette décision marque un tournant stratégique pour la marque, alors que la conduite automatisée reste un pilier central de sa vision à long terme dans le secteur automobile et de la mobilité autonome.
Fin de la vente au forfait pour le Full Self-Driving
Dans un message publié mercredi sur le réseau social X, Elon Musk a indiqué que Tesla cesserait de vendre son logiciel Full Self-Driving (Supervisé) sous la forme d’un achat unique à partir du 14 février. Jusqu’à présent, les clients pouvaient acquérir cette option pour un montant forfaitaire de 8 000 dollars. À l’avenir, le FSD ne sera disponible qu’en abonnement mensuel, proposé à partir de 99 dollars par mois.
Cette évolution du modèle économique reflète une volonté de Tesla de privilégier les revenus récurrents liés aux services logiciels. Le FSD constitue un élément clé de l’offre technologique de la marque, au même titre que ses systèmes d’aide à la conduite avancés intégrés à ses véhicules électriques. L’annonce n’a toutefois pas été accueillie favorablement par les marchés financiers, puisque l’action Tesla a clôturé la séance de mercredi en baisse de 1,8 %.
Tesla n’a pas communiqué davantage de détails sur les raisons précises de ce changement, et le constructeur n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. De manière générale, l’entreprise ne publie pas régulièrement de données détaillées sur le nombre d’abonnés ou d’utilisateurs actifs de son logiciel de conduite autonome.
Un logiciel stratégique mais encore supervisé
Le Full Self-Driving joue un rôle central dans la stratégie de Tesla, Elon Musk cherchant à positionner l’entreprise comme un acteur majeur de la mobilité autonome. Malgré son nom, le FSD ne transforme pas les modèles Tesla en véhicules totalement autonomes. Le système nécessite toujours la présence d’un conducteur humain au volant, capable d’intervenir à tout moment pour diriger ou freiner.
Lors de la conférence téléphonique sur les résultats du troisième trimestre, en octobre, le directeur financier Vaibhav Taneja a précisé que la base totale de clients FSD payants restait limitée. Selon lui, environ 12 % de la flotte actuelle de Tesla utilise le logiciel dans sa version payante. Ce chiffre illustre à la fois l’intérêt pour la technologie et les limites de son adoption à ce stade.
La question de la conduite autonome reste particulièrement sensible dans l’industrie automobile, où les promesses technologiques se heurtent à des contraintes réglementaires, techniques et de sécurité. Tesla continue de présenter le FSD comme un élément déterminant de son avenir, mais le système demeure classé comme une assistance avancée à la conduite plutôt qu’une solution de conduite entièrement autonome.
Robotaxis, réglementation et controverses
Parallèlement à l’évolution de son offre logicielle, Tesla a lancé l’an dernier un service de robotaxis à disponibilité limitée à Austin, au Texas. Ce service inclut des superviseurs de sécurité humains à bord des véhicules. Le constructeur propose également un service de covoiturage à San Francisco, où des conducteurs restent présents au volant.
En revanche, Tesla ne dispose pas des autorisations nécessaires en Californie pour tester ou exploiter des véhicules autonomes sans conducteur humain. Les exigences réglementaires strictes de cet État constituent un obstacle important pour le déploiement à grande échelle de la conduite autonome.
La communication de Tesla autour de ses systèmes de conduite automatisée a également fait l’objet de critiques. En décembre, le Département des Véhicules Motorisés de Californie a estimé que l’entreprise s’était livrée à de la publicité mensongère concernant les capacités de ses technologies dites de « conduite autonome ». En parallèle, Tesla fait face à une action collective de consommateurs portant sur ces mêmes questions, une procédure qui se trouve actuellement en appel.
Dans ce contexte, le passage à un abonnement mensuel pour le Full Self-Driving intervient alors que Tesla cherche à consolider son modèle économique autour des logiciels embarqués, tout en poursuivant le développement de solutions de mobilité automatisée dans un environnement réglementaire et juridique complexe.
Notre avis, par leblogauto.com
Le passage du Full Self-Driving à un modèle exclusivement par abonnement confirme l’importance stratégique du logiciel pour Tesla. Cette décision renforce la logique de revenus récurrents, déjà bien ancrée dans l’industrie automobile connectée. Elle souligne aussi que le FSD reste un produit en évolution, dont l’adoption demeure limitée à une partie de la flotte. Enfin, les enjeux réglementaires et juridiques continuent de peser sur les ambitions de conduite autonome du constructeur.
Crédit illustration : Tesla.

Les options en abonnement mensuel, plusieurs constructeurs ont déjà essayé : méga flop.
Et c’est un très mauvais calcul financier également : l’acheteur sait calculer lui aussi.
Location sur 3 ans : 12x3x99 : 3 564 USD
Option payante : 8 000 USD
Là clairement l’entreprise parie sur une démocratisation de son système – un effet levier quoi. Mais les mensualités prennent 100 USD de plus par mois, le consommateur va réfléchir. Pas gagné !
j’ai essayé chez tesla en France, le soir il faisait nuit, sous la pluie, à l’heure de pointe. Ca fonctionne très bien, bluffant. J’aurais pas cru.