F1 2026 : Mercedes W17, le nouveau coup de Trafalgar de l’étoile ?

« Dévoiler les premières images de la W17 nous fait entrer dans cette nouvelle saison, a commenté le directeur de l’équipe Toto Wolff. Cela représente l’effort collectif et soutenu de nos équipes et nous allons continuer à travailler dur ces prochains mois. La F1 va connaître d’importants changements en 2026 et nous sommes prêts pour cette nouvelle saison. La nouvelle réglementation demande à la fois de l’innovation et une concentration maximale sur chaque axe de développement. »

Mercedes a présenté la livrée officielle de sa W17, qui sera pilotée par George Russell et André-Kimi Antonelli. Poussons aussi un cocorico: Doriane Pin, championne de la F1 Academy 2025, a été nommée pilote de développement !

Une livrée entre classicisme et modernité

Comme l’année dernière, elle mixe la dominante noire – sur la partie arrière, couverte d’une forêt d’étoiles – et la dominante grise sur le museau, le tout étant lié par le turquoise du sponsor titre Petronas, auquel se joint désormais Microsoft, nouveau venu dans l’écurie. En effet, Mercedes et le géant de la tech ont conclu un partenariat sur le cloud, la data et l’IA.

Un nouveau schéma de décoration a cependant été pensé, puisque des bandes grises ornent le haut des pontons pour faire une transition entre le gris et le noir. Vue de dessus, la W17 présente aussi une série de motifs qui évoquent le logo AMG et qui sont disposés en flèche pour jouer sur la légende des « silver arrows ».

La W17 a effectué son « shakedown » à Silverstone, par un temps humide et brumeux, ce qui a été l’occasion d’entendre le son du nouveau V6 allemand. Les vidéos confirment en effet, comme on a pu le constater avec la Ferrari, que le son devrait être moins étouffé, même si la partie électrique augmente dans le ratio de la puissance globale.

« C’est génial de voir la nouvelle voiture et le nouveau moteur en piste, » a confié George Russell. « Le son est incroyable. Il est vraiment très différent de ce à quoi je m’attendais. »

Les rendus 3D évidemment ne révèlent pas tous les secrets de conception, mais la poupe de la carrosserie semble proposer une solution différente de ce que l’on a pu observer sur la Ferrari ou la Red Bull, en remontant vers l’arrière. De toute façon, nous sommes ici dans une phase de poker menteur, où personne ne dévoile vraiment son jeu.

Un moteur qui agite le paddock

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la livrée que va faire parler à propos de la W17, mais bien son moteur, qui est au cœur de toutes les attentions depuis plusieurs semaines déjà. Mercedes semble avoir trouvé une faille dans la règlementation au niveau du taux de compression, qui est limité à 1:16 par la règlementation technique. Cette donnée n’est cependant, en l’état actuel des choses, mesurable qu’à température ambiante, et non en conditions dynamiques. Ainsi, le bloc Mercedes aurait un taux de compression plus élevé à haute température- ce qui n’est pas mesurable et donc impossible à vérifier- ce qui donnerait ainsi un surcroît de puissance.

Audi mais aussi Honda ou encore Ferrari sont sur les dents pour contester cette « trouvaille ». La FIA a légalisé jusqu’à présent le moteur Mercedes, cherchant évidemment le compromis, mais les discussions tendues continuent en coulisses et pourraient bien mener à des réclamations dès l’ouverture de la saison. Bien entendu, beaucoup redoutent de revivre le scénario de 2014 quand, pour les débuts de l’ère hybride, Mercedes avait développé un moteur nettement supérieur à la concurrence, permettant à l’écurie constructeur d’asseoir sa domination.

Bis repetita ?

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