F1 2026 : grande première pour Audi qui dévoile la R26

Audi R26 F1

Le fruit d’une préparation studieuse

Audi F1 fait enfin ses grands débuts.  Ce mardi à Berlin, le constructeur allemand a levé le voile sur une équipe en ordre de marche, dirigée par Mattia Binotto (directeur du projet) et Jonathan Wheatley (directeur de l’équipe), accompagnés des pilotes Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto.

Audi a préparé pendant deux ans son arrivée dans la discipline reine, une première historique pour les Anneaux, en transformant peu à peu l’entité Sauber pour en faire une équipe constructeur de premier plan. Le défi est total puisque la marque a aussi développé sa propre unité de puissance, qui a effectué son premier “shakedown” quelques jours plus tôt.

Fini les tensions dans le management et les rumeurs qui, un temps, avaient fait douter d’une arrivée du constructeur allemand pourtant officialisée dès 2022. Tout est sur des rails désormais ! Pour le PDG d’Audi, Gernot Döllner, la Formule 1 « constitue la scène ultime » pour qu’Audi démontre ses ambitions, et offrira « un puissant catalyseur pour l’avenir ».  

Livrée classique

La monoplace R26 reprend le concept de livrée qui avait déjà été présenté en novembre dernier. Difficile de dire si c’est « la voiture la plus élégante et la plus remarquable du plateau », comme l’affirment les dirigeants, mais Audi a choisi une livrée qui est censée retranscrire quatre principes déterminés : clarté, technologie, intelligence et émotion. En tous cas, cette livrée est très sobre et très “allemande”, sans fioritures. Pour l’émotion, on repassera quand même… 

Outre le sponsor-titre, la banque Revolut, Audi peut s’appuyer sur BP/Castrol, Adidas ou encore Visit Qatar, le fonds souverain qatari (QIA) qui est entré au capital. Les rivets apparents sur les pontons en carbone peints en gris donnent un aspect métallique à ceux-ci dans la plus pure tradition Audi.  Si le rouge et le noir vif– salut Stendhal – dominent la partie arrière, le reste de la monoplace est typiquement gris métallisé en finition “Titane”, dans la pure tradition des “Silberpfeile” (flèches d’argent en allemand), avec des anneaux rouges bien en évidence. Bref, une approche classique, sérieuse et discrète.

Un plan ambitieux mais basé sur l’humilité

Audi a rappelé que son plan demeure organisé autour de l’objectif ambitieux et assumé de « remporter des titres d’ici 2030 ». L’approche se veut néanmoins prudente, patiente et humble. Audi a dû d’abord “changer la culture d’entreprise” chez Sauber, qui avait ses conservatismes et des limites financières évidentes, mais ils ont aussi bien conscience qu’on ne gagne pas comme ça du jour au lendemain, surtout face à des mastodontes comme Mclaren, Red Bull, Mercedes et Ferrari.

L’équipe espère néanmoins tirer parti du nouveau “règlement 2026 (qui) a créé le moment idéal pour entrer en Formule 1″, conclut Mattia Binotto. « Nous sommes une véritable équipe d’usine depuis le premier jour. L’unité de puissance et le châssis sont développés en totale synergie, ce sont deux éléments conçus l’un pour l’autre. Cette intégration n’est pas un simple détail, elle constitue le cœur de notre stratégie de compétition. » 

Le dernier grand défi

Après avoir gagné en rallye, au Dakar, au Mans, à Pikes Peak, en supertourisme, en DTM et en GT, Audi vise le Graal de la F1. C’est du temps d’Auto-Union, avant-guerre, que les anneaux avaient déjà goûté au triomphe en monoplace, mais la marque n’a jamais participé jusqu’à présent au moindre grand prix de F1 depuis le lancement du championnat en 1950. C’est donc réellement une entrée historique qui se matérialise.

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