La Californie propose 200 M$ en remises fiscales pour soutenir les ventes de véhicules électriques après la fin du crédit fédéral.
Une aide fiscale de 200 millions pour soutenir le marché des VE
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a annoncé une proposition de 200 millions de dollars en nouvelles remises fiscales pour les véhicules électriques (VE), dans le contexte d’un ralentissement notable des ventes suite à la suppression d’un crédit d’impôt fédéral de 7 500 dollars sur les véhicules électriques neufs. Cette initiative vise à soutenir le marché des voitures propres, alors que la transition vers la mobilité électrique rencontre des obstacles financiers et réglementaires. Le programme de rabais proposé par l’État intervient après la fin du précédent programme de subventions de Californie, qui avait dépensé 1,49 milliard de dollars pour soutenir l’achat de 586 000 véhicules sur une décennie, et avait pris fin en 2023.
Selon Newsom, la proposition vise à compenser l’impact de la décision fédérale prise plus tôt en 2024 par l’administration Trump, qui a supprimé le crédit d’impôt pour les véhicules électriques neufs ainsi qu’un crédit de 4 000 dollars pour les véhicules électriques d’occasion. La conséquence immédiate a été une baisse significative des ventes de VE au cours du dernier trimestre 2024, reflétant la sensibilité du marché aux incitations financières. Le California Air Resources Board a toutefois précisé qu’il n’était pas encore défini combien l’État pourrait offrir par véhicule, laissant ouverte la question du niveau de soutien fiscal qui sera effectif.
Conséquences de la fin du crédit d’impôt fédéral
Les constructeurs automobiles ressentent déjà les effets de cette situation. Stellantis, la société mère de Chrysler, a annoncé qu’elle cesserait de commercialiser ses modèles Jeep Wrangler et Grand Cherokee hybrides rechargeables en Amérique du Nord. General Motors (GM) a de son côté annoncé une charge de 6 milliards de dollars liée à la révision de certains investissements dans les véhicules électriques. Ces décisions soulignent la fragilité économique du marché des VE lorsque les incitations fiscales sont supprimées et mettent en lumière les choix stratégiques des constructeurs face aux nouvelles régulations et aux fluctuations de la demande.
Parallèlement, le gouvernement fédéral a interdit à compter du 1er octobre aux États de permettre aux véhicules électriques et autres voitures propres d’emprunter les voies réservées aux covoiturages sans respecter le nombre minimum de passagers par véhicule. La Californie et d’autres États utilisaient cet avantage pour stimuler les ventes de VE, une mesure désormais restreinte par les nouvelles directives fédérales. L’administration Trump a également signé une loi interdisant les mandats de vente de VE dans l’État, tout en indiquant que les constructeurs ne seraient pas sanctionnés pour le non-respect des normes d’efficacité énergétique remontant à l’année modèle 2022.
Constructeurs et régulations : un marché électrique en mutation
En parallèle, d’autres mesures fédérales ont été introduites pour permettre aux constructeurs automobiles de réaliser des économies importantes en achetant des crédits réglementaires auprès de Tesla et d’autres entreprises, afin de répondre aux exigences antérieures. Ces évolutions montrent la complexité du marché des véhicules électriques aux États-Unis, où la combinaison de politiques fédérales et étatiques influence directement la dynamique des ventes, les investissements industriels et la transition vers la mobilité durable.
Notre avis, par leblogauto.com
Cette initiative montre la volonté de la Californie de maintenir la transition vers la mobilité électrique malgré la suppression du crédit fédéral. Le marché des VE reste sensible aux incitations financières, et la baisse des ventes récentes en est un indicateur. Les décisions de Stellantis et GM illustrent la pression économique que subissent les constructeurs face aux changements réglementaires. Enfin, le futur programme californien pourrait jouer un rôle clé pour stabiliser la demande et soutenir les investissements dans les véhicules électriques.

Lorsqu’on arrête les subventions, le marché s’écroule ce n’est pas étonnant. C’est la cas partout dans le monde. Chez nous, le malus toujours plus élevé qui donne bonne conscience, plombe durement le thermique mais ne suffit pas à acheter des VE.
Rendez vous dans 10 ans pour le bilan, hélas peut être définitif.
Pas étonnant mais néanmoins nécessaire.
Pour autant que je le sache, aucune énergie n’a le rendement du pétrole, ni sa praticité, donc quoi qu’on fasse, toute alternative sera plus chère, moins pratique, et nécessitera d’être subventionnée.
Mais ce qu’on subventionne c’est une relative autonomie énergétique vis à vis des pays pétroliers, et un espoir de ne pas complètement bousiller le climat (et moins de bruit et de pollution dans nos rues).
Un p’tit lien qui donne une idée des proportions :
https://www.energie-environnement.ch/climat-co2/rechauffement-climatique/notre-petrole-quotidien?layout=blog
Une colonne de barils de pétrole de 80000km par jour, c’est qu’elle se consume à la vitesse de 3333km par heure, 55.55km par minute, 925m par seconde.
Vu comme ça, le monde consomme le pétrole presque à la vitesse du son
Je me suis planté dans les unités, 925m/s c’est quasiment 3x la vitesse du son, puisque c’est 3333km/h, plutôt mach 3.
Imaginez une colonne de pétrole qui se consume à mach 3… tous les jours…
Il faut sauver le soldat VE !!
Par tous les moyens
Yaka détruire complétement la planète terre , faire fondre le Groenland pour exploiter des mines à ciel ouvert , rejeter tous les déchets des mines dans l’océan , pour engraisser en dollars l’américain intox VE ….
@XXX
Ce que vous dites … Très justement … Les majors du pétrole Américain le savaient dès le début des années 1970… Plus de 50 ans !!! Par des études scientifiques financées en interne.
Ils savaient que leur business était à terme catastrophique pour la terre… Mais le dévoiler à l’époque aurait été fatal pour leur carrière et leur gain de pain.
Ils ont tous décidé de mettre une chape de plomb sur ces études scientifiques qui sont resurgies par des fuites dans les années 2010 par les scientifiques eux-mêmes qui étaient à l’orée de leur vie.
Il faut dire que les responsables à l’époque avaient largement une cinquantaine d’années et que les plus graves problèmes étaient prévus pour plus de 30 ans.
Le plus terrible dans l’histoire est quand 2026 … On retrouve facilement des climatosceptiques comme dans les années 70 qui font du négationnisme à la façon Claude Allègre.
Trump est vieux et a un ego surdimensionné et veut laisser une trace de « gloire » dans l’histoire.
Alors préserver le climat … c’est le cadet de ses soucis.
« Audi fait + 36 % sur l’électrique en 2025 »
Et ils ne sont pas les seules.
Bientôt, il va falloir des bonus pour les VT. 😊
Il me semble que les MAGA considèrent la Californie comme un état remplie de dégénérés de gauchistes wokismes, etc. ?
Trump est pour les énergies du 20e siècle… Les EnR n’ont jamais été autant rentables … la Chine va les ridiculiser d’ici 10 ans.
La Californie n’a pas envie de suivre ce mouvement rétrograde.