BYD accélère en Europe avec Denza et recrute chez Porsche pour s’imposer sur le marché automobile premium et électrique.
Le constructeur automobile chinois BYD intensifie sa stratégie de développement sur le segment premium en Europe en s’appuyant sur une politique de recrutement ciblée chez ses concurrents historiques. L’objectif est clair : renforcer sa marque de luxe Denza et s’imposer sur un marché automobile dominé par des acteurs bien établis comme Porsche, BMW et Mercedes-Benz.
Une offensive RH pour soutenir l’expansion de Denza
Dans le cadre de son déploiement européen, Denza a déjà constitué une équipe solide avec plus de 50 collaborateurs dédiés aux ventes et au marketing. Parmi eux figure Lorenzo Soravia, ancien directeur des ventes de Porsche, désormais en charge des activités commerciales de la marque en Europe du Sud. Cette stratégie de débauchage illustre la volonté de BYD de s’appuyer sur des profils expérimentés issus de l’industrie automobile européenne.
Alfredo Altavilla, ancien dirigeant de Fiat Chrysler Automobiles et aujourd’hui conseiller de BYD, souligne que ces recrutements sont révélateurs des défis rencontrés par les constructeurs traditionnels. En parallèle, d’autres cadres issus de grands groupes automobiles européens ont rejoint le constructeur chinois ces dernières années, notamment en provenance de Stellantis, Volkswagen, Peugeot ou encore Maserati. Cette accumulation de talents vise à accélérer la montée en puissance de Denza sur un segment haut de gamme très concurrentiel.
Des modèles premium pour rivaliser avec les références du marché
Pour marquer son arrivée sur le marché européen, Denza a récemment présenté deux nouveaux modèles. Le premier, le Z9GT, se positionne comme un véhicule haut de gamme affiché autour de 100 000 euros. Il ambitionne de rivaliser directement avec des modèles emblématiques comme la Porsche Taycan. Disponible en version 100 % électrique et hybride rechargeable, ce modèle se distingue notamment par des performances élevées, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 2,7 secondes et une capacité de recharge rapide impressionnante.
Le second modèle, le D9, est un van de luxe hybride rechargeable proposé à partir d’environ 70 000 euros. Déjà populaire en Chine auprès d’une clientèle de cadres, il mise sur le confort et les équipements premium, avec des sièges massants et un réfrigérateur intégré. Ce positionnement produit illustre la volonté de BYD de couvrir plusieurs segments du marché premium, du véhicule sportif électrique au monospace haut de gamme.
Un contexte de marché favorable mais complexe
L’expansion de Denza en Europe intervient dans un contexte contrasté pour l’industrie automobile. Les constructeurs européens font face à une baisse de la demande pour les véhicules électriques les plus onéreux, ainsi qu’à une concurrence accrue sur le marché chinois. Par ailleurs, les droits de douane et les tensions commerciales compliquent l’accès à certains marchés internationaux, notamment les États-Unis.
Dans ce contexte, BYD cherche à tirer parti de la situation en accélérant ses exportations et en se positionnant sur des modèles à plus forte marge. Cette stratégie permet de compenser les coûts liés aux tarifs européens sur les véhicules importés. L’entreprise, dirigée par Wang Chuanfu, a également renforcé son indépendance en reprenant le contrôle total de Denza après la fin de sa coentreprise avec Mercedes en 2024.
Pour accompagner son développement, Denza prévoit l’ouverture d’environ 150 points de vente en Europe d’ici la fin de l’année prochaine. Ce réseau sera distinct de celui de BYD, confirmant l’ambition de positionner la marque comme une entité premium à part entière.
Enfin, le lancement officiel en Europe a été marqué par un événement prestigieux à l’Opéra Garnier à Paris, où la vice-présidente exécutive Stella Li a accueilli les invités dans un cadre soigneusement mis en scène. Une manière pour BYD de souligner son ambition : offrir une expérience client haut de gamme dès le premier contact.
Notre avis, par leblogauto.com
La stratégie de BYD repose clairement sur un double levier : le recrutement de talents issus des constructeurs européens et une offensive produit sur le segment premium électrifié. Le positionnement de Denza, entre performance, technologie et confort, vise à concurrencer frontalement les références du marché. Toutefois, la réussite dépendra de l’acceptation de la marque par une clientèle européenne exigeante. Le développement du réseau de distribution sera également un facteur déterminant pour soutenir cette ambition.
Crédit illustration : Denza.

Ah ben tiens on se demande bien pourquoi !
La voiture n’est pas au point, les 1156 cv annoncés ne sont disponibles que lors des launch control, et BYD refuse de donner la puissance utilisable en utilisation normale. D’ailleurs une Taycan moins puissante de 30% fait aussi bien en performances pures.
La voiture craque de partout, en accélération la voiture louvoie et la direction est imprécise au possible. Ce n’est pas une voiture de sport, même si elle singe jusqu’à l’outrance une Porsche.
La vitesse de charge ? Seulement sur une borne BYD ad hoc, et il n’y en a pas encore chez nous.
La concurrence frontale n’existe pas, surtout au tarif proposé, vraiment trop proche d’une Porsche autrement plus aboutie (qui en douterait ?).
Quel client de Porsche hésiterait d’ailleurs avec une Denza ? Rien que le nom, on dirait une marque de soda ou pire de s** toy !
La communication des constructeurs chinois apparait une fois de plus lunaire. l’embauche d’ingénieurs de Porsche est un aveu cruel d’une absence de savoir faire en développement de VE ultra puissants. Et dire que Porsche vient à peine d’investir le segment, alors que les Chinois ont été les précurseurs du VE !
@Panama, d’accord… Mais ce n’est pas rassurant pour autant !
Les Chinois commencent toujours par faire de la m… En copiant… Mais ils apprennent vite…
Ils sont déjà les meilleurs sur certains points… D’autres encore à la ramasse.
… Mais ils apprennent vite !
Alors si en plus ils nous « piquent » nos meilleurs ingénieurs… : on est mal patron !
Si on essaye de deviner l’avenir… Ce sont les Chinois qui gagnent à la fin si l’on ne fait rien… Trump ne dit pas que des conneries, même s’il faut chercher un peu.
Il vaut mieux recruter chez Porsche que chez Stellantis……
Il faut un peu comprendre ce qui s’est passé chez Stellantis depuis 10 ans !
C’est justement le fait de n’avoir trop peu sollicité pour soigner la mise au point leurs ingénieurs qu’ils sont arrivés à cette situation.
… Mais pour vous, c’est la haine anti Stellantis qui vous motive.
Alfa, Jaguar, Lexus, Infiniti, Genesis … tous les 5 ans on nous annonce la révolution européenne dans HdG … maintenant c’est au tour des chinois.