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    Accueil » Renault Sandouville: enquête pour recours abusif à l’interim
    Actualité

    Renault Sandouville: enquête pour recours abusif à l’interim

    Thibaut EmmeThibaut Emme15 mai 202056 commentaires
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    C’est auprès du parquet du Havre, ce vendredi, que l’AFP a appris cette enquête préliminaire. Quelques jours après avoir été obligée de refermer sur décision du tribunal pour des manquements réglementaires liés à la pandémie de SARS-CoV-2, l’usine de Sandouville est de nouveau montrée du doigt.

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    Une procédure de bientôt deux ans

    Le procureur de la République du Havre, François Gosselin a indiqué à l’Agence France Presse que « cette procédure était toujours en cours ». Visiblement, l’enquête préliminaire a débuté il y a « à peu près un an et demi » selon Nicolas Guermonprez, délégué CGT, premier syndicat – non majoritaire de l’usine Renault de Sandouville. Qui dit enquête préliminaire ne veut pas du tout dire mise en cause de Renault. Et le constructeur tient à le rappeler.

    « Nous, on a été auditionnés pendant six heures. Beaucoup de personnes ont été auditionnées, toutes les boîtes d’intérim et tout ça. (…) Quand l’enquête a commencé, il y a à peu près un an et demi, il y avait 1.500 intérimaires, 15.000 contrats d’intérim sur l’année. Aujourd’hui c’est divisé par deux », a-t-il ajouté, estimant le chiffre actuel encore élevé.

    Cette nouvelle information ne manquera pas encore une fois de diviser les syndicats. Pour Fabien Gloaguen, délégué FO – deuxième syndicat du site – à l’usine de Sandouville, « avoir recours aux intérimaires, c’est toujours bon signe, même si, nous, on a toujours mis en avant la nécessité d’embaucher en CDI (…) Évidemment, on souhaite mieux, mais on ne crache pas dans la soupe, ça donne du boulot à des gens ».

    Les zones grises de l’intérim

    L’usine de Sandouville emploie en temps normal un peu moins de 1 900 salariés auxquels s’ajoutent 700 intérimaires. Le recours à l’intérim permet d’ajuster rapidement la force ouvrière aux volumes instantanés demandés.

    Sauf que s’il est autorisé de recourir à l’intérim pour « faire tampon », il n’est pas autorisé d’utiliser un intérimaire pour pourvoir durablement un poste lié à l’activité normale de l’entreprise. En clair, interdit de renouveler 200 fois un intérimaire, ni même de appel à plusieurs intérimaires pour une même mission. Cependant, il y a une « tolérance » sur laquelle joue les entreprises. L’intérimaire va coûter plus cher sur une courte période, mais revenir finalement moins cher qu’un salarié qu’il faudrait licencier après X mois à l’usine.

    Ici, toute la question est de décortiquer les missions d’intérim et de savoir s’il y a eu abus ou non. L’enquête préliminaire a été lancée suite à un procès verbal de l’inspection du travail. Si l’enquête préliminaire conclut à un possible abus d’intérim, alors il devrait y avoir une procédure formelle. Mais, cette enquête préliminaire peut aussi être classée sans suite. En cas d’abus manifeste, la justice peut ordonner la requalification de contrats de travail temporaire en CDI, ainsi que condamner la société à une forte amende.

    Une purge dans les modèles, et une (des) fermeture(s) d’usine ?

    L’usine de Sandouville, qui assemble les utilitaires du groupe (Renault Trafic, ainsi que ses clones Nissan et bientôt Mitsubishi), a été sur le devant de la scène il y a une semaine. En effet, peu de temps après avoir relancé les chaînes d’assemblage suite à l’épisode de confinement, Renault a été contraint par décision de justice de fermer provisoirement, le temps de se mettre en conformité (question de forme visiblement) avec le droit du travail concernant les mesures de protection contre le Covid-19.

    Cette décision faisait suite à une demande en référé de la CGT. Cette action a été déplorée par la direction de Renault, mais aussi par les autres syndicats. Laurent Berger, le patron de la CFDT avait estimé « la posture de la CGT (…) irresponsable et infondée ». Des membres du Gouvernement y étaient aussi allé de leur petite phrase..

    La Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’était dite par exemple « choquée » par la CGT, et avait regretté que 700 intérimaires n’allaient pas pouvoir reprendre le travail. Cela ne manque pas de sel que ces mêmes 700 intérimaires soient scrutés à la loupe dans cette nouvelle affaire.

    On pourra se poser la question de la coïncidence de la révélation de cette enquête préliminaire pile après le référé. Le fait qu’une enquête lancée en juin 2018 soit rendue publique maintenant est – comme l’expression consacrée le dit – purement fortuit.

    Certains craignent qu’en provoquant des problèmes à l’usine de Sandouville, la CGT ne fasse pencher la décision d’une éventuelle fermeture. En effet, des rumeurs insistantes se font jour sur une ou deux fermetures d’usine en France. Cela irait de pair avec l’arrêt du Renault Espace et de la Talisman (Douai). Le Renault Scenic serait aussi sur la sellette (Douai aussi). La fin des monospaces et des grandes berlines pour laisser la place aux crossovers / SUV.

    Avec AFP cor-clc-aro-mcl/gvy/

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    Thibaut Emme

    Thibaut Emme est journaliste automobile et auteur pour Le Blog Auto, média spécialisé dans l’actualité auto, les essais de véhicules, les voitures électriques et l’industrie automobile créé en 2004. Depuis 2011, il couvre les nouveautés des constructeurs, les évolutions du marché automobile, les technologies liées à l’électrification ainsi que les enjeux réglementaires du secteur. À travers ses analyses et articles spécialisés, il décrypte les tendances qui façonnent la mobilité moderne.

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    56 commentaires

    1. Balkany Braveheart on 15 mai 2020 20h49

      Ça sent le sapin. ??

      Bon après faire appel a des intérimaires constamment , des cdds x fois renouvellés, c est partout pareil tant que ce sera tenu par des dirigeants esclavagiste s. ?

      Reply
      • Lulu on 15 mai 2020 23h03

        Oui d’autant plus qu’il existe 2 autres usines d’utilitaires en France et qui marchent beaucoup mieux. Ou même l’usine Nissan de Barcelone qui fabriquait l’ancien Trafic. Bref, il n’y a que le choix de l’embarras pour relocaliser ailleurs.

        Reply
      • Plastico on 17 mai 2020 10h29

        La solution allemande. Les intermédiaires sont tous en cdi par leur entreprises . Les mêmes droits congés payés , payés en maladie pendant 6 semaines des le premier jour sans perte de salaire ( les 6 premières semaines sont payés par l’ employeur) , préavis si licenciement , chômage partiel comme les autres ect.
        Puisque les employeurs français vantent le système allemand qu’ ils l’ adoptent …pas de soucis.
        A savoir aussi qu’ un employeur allemand en cas de fraiude , non-paiement de charges ect c’ est la case prison très rapidement. Recours au chômage partiel uniquement dans les cas extrêmes. Et garder un ouvrier de base (type Smic en France) dans une usine pour moins de 2000 euros net impôts déjà prélevés (40H jebdomadaire) ce n’ est pas possible.
        Tous les syndicats seraient d’ accord je pense …..

        Reply
        • zeboss on 17 mai 2020 11h38

          @plastico : chiche, mais faut que les salariés s’y mettent aussi…
          et on verra si des salaires de 5€ de l’heure seront acceptés, que dès le second refus d’offre d’emploi on te sucre le chômage, et que celui ci ne dure que 6 mois à taux plein..
          Chiche ?
          nan parce que prendre toujours la face brillante de la pièce sans jamais la retourner, ça a des limites…
          Ha aussi, la retraite à 67 ans, pas d’avantages pour 3 générations de la famille dans la DB, la vignette verte impérative dans les villes et ton vieux diésel à la casse.. (Penses avant à en parler à tes potes GJ, ça devrait leur plaire….).

          Reply
          • Plastico on 17 mai 2020 12h32

            En Allemagne un ouvrier c’ est minimum 2000 net impôts prélevés soit environ 16 à 17 euros brut.
            Il y a avait bien des emplois à 750 net pour 20 heures de travail hebdomadaire pour ramener des gens au travail ….et généralement ensuite ces gens prenaient 2 contrats de 20h puis tant qu’ à faire 40 h évoluaient vers un emploi à 40h pour 2000 minimum. Une sorte de RSA amélioré.
            5 euros en Allemagne vous pouvez toujours rêver on n’ est pas dans l’ agriculture française saisonnière soit disant payé au smic !

            Reply
            • lelillois on 17 mai 2020 14h28

              2000 euros « nets » c’est à peine mon budget « clopes » et « apéro » mensuel et tout cela en restant chez Moi depuis le confinement , On fait quoi avec ça ? On va dans les « grandes surfaces » ? A deux, on s’en sort à peine.

            • Lulu on 17 mai 2020 17h35

              @lelillois, Ton espérance de vie dois pas être très élevée . Et tant mieux.

        • Kaizer Sauzée on 17 mai 2020 14h08

          Et les usines allemandes qui tournent grâce aux employés venus de l’est, payés une misère et logés dans des dortoirs insalubre on en parle ??? C’est en direct à la télé en ce moment même.

          Reply
          • C Ghosn on 17 mai 2020 15h39

            un peu comme nos saisonniers, nos ouvriers du BTP …. nan ?

            Reply
          • greg on 17 mai 2020 22h43

            C’est super ces arguments, vous oubliez juste de dire que les Français font exactement la même chose avec les travailleurs détachés!
            Faites par exemple une recherche avec les mots récoltes, bâtiment…Vous aurez de (grosses) surprises. 🙂 La France aussi aime les roumains,et pas que dans usines Dacia.
            Et contrairement à vous deux, plastico il semble avoir vécu en Allemagne, car oui, avant ou après le salaire cela n’a rien changé car les marché sé régulait lui-même grâce aux conventions collectives.
            Si l’employeur ne s’alignait pas sur celles de la concurrence, personne n’allait bosser chez lui.
            En France le salaire minimum (un des plus élevés au monde) s’est petit à petit muté en frein à l’embauche.

            Reply
            • wizz on 17 mai 2020 22h54

              dans ce cas là, pourquoi la justice allemande a t elle trouvé des irrégularités, des fraudes chez les employeurs allemands, qui avaient tout fait pour contourner le salaire minimum?

              Si l’employeur ne s’alignait pas sur celles de la concurrence, personne n’allait bosser chez lui. Oui, c’est valable uniquement si le pays serait en plein emploi, et avait les moyens de payer le salaire nécessaire. Or, le fait qu’on trouve des travailleurs immigrés, roumains dans cet exemple d’abattoir, ayant des salaires moindre que le minimum légal allemand, montre que si les Allemands sont trop gourmands, alors les employeurs allemands feront appel aux travailleurs immigrés, pour des tâches et des niveaux de salaires dont les Allemands ne voudraient pas.

      • wizz on 17 mai 2020 10h57

        la solution allemande, c’était aussi l’absence de salaire minimum, il n’y a pas si longtemps que ça
        si tu prônes pour le système allemand, alors prends le tout, le bon côté mais aussi le mauvais (pour les salariés)

        tiens donc, un article sur l’Allemagne, et les efforts que font les patrons pour ne pas l’appliquer
        https://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/l-allemagne-traque-la-fraude-au-salaire-minimum-1521516.html

        Reply
        • Plastico on 17 mai 2020 12h37

          La question du salaire minimum ne se pose da s la limite où il est compliqué de trouver de la main d’ œuvre. En dessous de 2000 net d’ impôt vous serez patron au travail car main d’ œuvre en dessous de ce prix c’ est Nein….
          Et il faudra ne pas publier la prime d’ intéressement et le 13 même mois. En Allemagne c’ est sacré.

          Reply
    2. emma__ on 15 mai 2020 21h09

      Thibault,

      On dit « procureur du Havre » et non « procureur de Le Havre »

      Reply
      • Thibaut Emme on 15 mai 2020 21h24

        Si fait ! Et ce, depuis je ne sais plus quelle réforme de l’Académie…je ne m’y fais pas 🙂 merci
        (et on écrit Thibaut sans « l » comme les avions 😀 😉 )

        Reply
    3. Kaizer Sauzée on 16 mai 2020 0h10

      En fait la CGT est payée en sous-marin pour aider à faire fermer les usines.
      J’rigooleeuuu !
      Quoique…

      Reply
      • wizz on 16 mai 2020 0h21

        judas

        Reply
    4. Philippe Squara on 16 mai 2020 8h08

      La CGT qui n’a toujours pas compris les contraintes économiques et la nécessité d’être compétitif elle fera d’ici peu une grève contre la délocalisation de cette usine mais il sera trop tard. Le travail en France est déjà plombé par les plus fortes charges sociales du monde puis par le temps de travail le plus court et par diverses entraves syndicales comme des recours en justice contre l’interim excessif ou pour une prétendue la protection des travailleurs .

      Reply
      • Kaizer Sauzée on 16 mai 2020 9h45

        La CGT fait plus de politique que de syndicalisme. Son leitmotiv c’est la chasse aux patrons, quels qu’ils soient. Avec eux y’a jamais de discussion possible. C’est le marxisme pur et dur, à la Mao, qui détruit l’économie, amène à la famine et fini toujours en dictature.

        Reply
      • Uberalles on 16 mai 2020 10h05

        T as raison Maurice, pas moyen d asservir les pauvres , on va demander à avoir des milliards d’aides, puis on va degraisser un peu et se barrer … Allo Air France ….

        On arrive plus vivre correctement nous les riches , obliger de rouler en DS

        Reply
        • Kaizer Sauzée on 16 mai 2020 13h21

          Ha ouais, Staline est de retour.
          Ce que les gens comme toi oublient c’est qu’en tout il y a un juste milieu.
          Le communisme et l’ultralibéralisme, donc le fachisme, sont des pourfendeurs de libertés. Jamais un de ces régimes n’a rendu un peuple plus riche, plus libre ou plus heureux. Car ils ne sont pas au service du peuple, ils sont au service d’une idéologie.

          Reply
    5. Richardp on 16 mai 2020 9h28

      Recours a trop d’intérimaires ça rime avec fiabilité aléatoire….

      Reply
      • wizz on 16 mai 2020 9h39

        ces « intérimaires » ont plusieurs d’années d’expérience, voire dizaines d’années…
        ils sont aussi compétents que les embauchés

        Reply
      • Lulu on 16 mai 2020 21h32

        Surtout si ce sont des intérimaires de nuit ou de week-end. Mais le pire, c’est dans les usines d’île de France où on retrouve l’ambiance des quartiers. C’est pour ça qu’Aulnay a fermer, et suivront Flins et Poissy.

        Reply
        • zeboss on 17 mai 2020 11h32

          @luc : surtout les 5 pauses quotidiennes, avec défense d’y toucher signé Sud et Cgt…
          et ceci dit sans arrières pensées racistes mais factuellement certains ne savaient pas séparer vie pro de pensées persos…

          Reply
      • Plastico on 17 mai 2020 10h10

        La fiabilité médiocre est une façon d’ augmenter la rentabilité d’ une voiture….enfin c’ est ce que les constructeurs français pensent….

        Reply
        • gigi4lm on 17 mai 2020 19h58

          Rentabilité à court terme. Si la fiabilité est médiocre lle constructeur vendra une voiture mais pas deux. Le client choisira la deuxième chez le concurrent.
          La fiabilité n’est pas le seul critère dans la satisfaction produit mais sont impact est loin d’être négligeable, et les constructeurs le savent.

          Reply
      • zeboss on 17 mai 2020 11h31

        Rikiki pris en flagrant délit de n’avoir jamais mis les pieds chez un constructeur..
        Quel rapport entre la fiabilité et l’intérim ????
        Sauf peut être quand une auto perd une roue ou que le pare soleil te tombe dessus. Mais ça c’était dans les années 80…
        Un turbo qui lâche ou un roulement de boite HS n’ont que peut de rapport avec les intérims sur les lignes de montage. Mais bon entretenir les mythes, c’est un sacerdoce…

        Reply
    6. Lovehornby on 16 mai 2020 10h03

      Donc a chaque fois, c’est :
      Ou on ferme les yeux sur des pratiques illégales d’après le code du travail et le droit français, en disant, d’autres le font…
      Ou on ferme l’usine…
      Pas sur qu’il n’y ai que la CGT qui puisse être qualifiée de totalitaire ou de dictature…
      J’ai un peu l’impression que quelque soit la position de la CGT, la majorité des gens pensent toute de suite qu’elle a tort sans regarder de plus près.
      Un peu comme quand un politicien RN ou LFI parle, il doit forcement dire 100% de mensonges.
      Bizarre cette manière d’appréhender la société avec que du blanc ou du noir.
      Il ne doit pas y avoir beaucoup de chômeurs qui payent leur adhésion a la CGT, pas sur que le complot qui consisterait a faire fermer toutes les usines de France soit très rentable pour un syndicat.
      Au fait, l’etat français ne serait pas au capital de Renault ?
      Du coup, c’est comme les travaux a l’assemblée nationale qui ont été fait par des sans papiers, un peu schizophrène comme attitude.

      Reply
      • Plastico on 17 mai 2020 10h17

        Les gouvernements successifs et plus encore celui-ci ont précarisé l’ emploi pour soit disant flexibiliser le travail et permettre plus d’emploi à la demande des grands patrons et aussi diminuer le chômage artificiellement à travers la catégorie A….le résultat de cette politique va désormais se révéler et d’ ici 3 mois il y aura 3 millions de précaires qui vont réintégrer la .. .catégorie A.
        On parle de Renault…qu’ est ce que l’ on s’ en fiche de cette marque…18 pour cent seule des Renault sont fabriquées en France! C’ est une marque Étrangère désormais et Peugeot suit la même route.

        Reply
        • Thibaut Emme on 17 mai 2020 10h40

          @Plastico : combien la marque Renault vend de voitures en France ? environ 700 000 en 2019.
          Combien en produit-elle ? environ 700 000. Voilà l’équation…

          Petite question, que pensez-vous de Toyota qui délocalise sa production du Japon en France ?
          Ou Nissan en Espagne ou en Angleterre ? Allemagne, Espagne, Angleterre…trois pays qui ont discuté et fait des concessions avec l’industrie auto pour maintenir et recréer des productions…
          La prod allemande recule de 10% l’an dernier et retrouve les niveaux de 1997, le mouvement va s’amplifier. Bientôt vous considérerez VW comme non allemand ?

          Reply
        • wizz on 17 mai 2020 10h47

          tu peux acheter une marque étrangère, qui pourrait être 100% étrangère…

          18% des voitures
          et les composants?
          et la part des salariés qui n’assemblent pas les voitures, c’est à dire ceux qui fabriquent les moteurs, boite, parebrise, fonderie, R&D…

          Si les gens sont libres de leur choix d’acheter (souvent le moins cher, peu importe la provenance), alors faut pas s’étonner que nos industriels s’y adaptent…

          Reply
        • zeboss on 17 mai 2020 11h27

          allez hop une petite bretelle sur le gvt histoire d’entretenir le mythe…
          quelle précarisation de l’emploi a été instaurée ?????
          marre de ces perpétuelles conneries, le taux de CDI n ‘a jamais autant augmenté dans les entreprises, d’une part, d’autre part le recours aux CDD va se compliquer (pas sur que ce soit absolument une bonne idée), le nombre de CDI dans les boites d’Intérim est aussi de plus en plus élevé.
          Donc l’iconographie sur la « précarisation » est un joli fantasme signé LFI/CGT non prouvable sur le terrain.
          Le fait de signer par exemple une séparation tacite entre salarié et employeur n’est pas anodin (rupture conventionnelle), et est bien plus employée par les salariés qu’on ne le pense. On parle de grosses entreprises qui le font parfois, mais rarement des milliers de salariés de petites structures qui y ont recours…
          Évidement le café du commerce se gausse de PSA qui le fait une fois mais rarement du maçon du coin qui plaque son patron pour monter son business à côté.

          Reply
    7. miké on 16 mai 2020 12h37

      Keuwaa ? Des pratiques patronales abusives ?? Pas possible !
      Vite vite, tapons sur la CGT.

      Reply
    8. Straton on 16 mai 2020 13h11

      Pour quelles raisons la CGT veut -elle la fermeture définitive de Sandouville ?

      Reply
      • wizz on 16 mai 2020 13h26

        L’amour a ses raisons que la raison ignore. La CGT aussi…

        Reply
        • Thibaut Emme on 16 mai 2020 13h47

          Le principe de la CGT est de défendre les salariés opprimés (selon eux) par le grand patronat.

          Nous ne sommes plus au temps de Germinal et donc, la CGT est en perte de vitesse dans les élections syndicales.
          Fin 2018, la CFDT est devenue le premier syndicat d’employés en France. Révolution…
          La CFDT est comme d’autres, dit « progressistes ». En gros ils préfèrent des discussions fructueuses à des bras de fers mortifères.

          La CGT elle est « radicale ». Pourquoi ? Car c’est son « gagne-pain ».
          Elle fait des prédictions auto-réalisatrices : « Les patrons sont des vilains qui veulent juste fermer les usines après avoir exploité les ouvriers ».
          Pour cela, on bloque, on attaque, on quitte la table des négociations, on refuse le dialogue, etc.
          Que ce soit avec le protocole Covid ou avec l’intérim, le principe est de faire du bruit (du buzz) pour pouvoir dire : « regardez, il n’y a que nous qui vous protégeons ».
          Au final ils conservent un socle d’ouvriers « en colère » persuadés que la CGT les sauvera (de quoi ?) et ils poussent certaines entreprises à aller voir ailleurs (certaines n’ont absolument pas besoin de cela pour gratter 1 centime par pièce produite, entendons-nous bien). Cela permet à la CGT de dire « vous voyez…vilains patrons…on avait raison ».

          Est-ce que les « patrons » sont des gentils philanthropes ? Non…pas au-delà d’un certain seuil, surtout s’il y a des actionnaires qui poussent pour plus de rentabilité, de dividendes, etc.
          Le souci est que tant que l’on ne vit pas en vase clos (ou si toute la Terre basculait dans le socialisme théorique), il est impensable (hélas ?) de voir une grosse entreprise décider de laisser ouverte une usine alors qu’en la fermant et la regroupant avec une autre (ou en la mettant à l’étranger) l’entreprise pourrait gagner plus. Ces même ouvriers, pour certains, vont eux-même acheter des tomates espagnoles, du lait de Hollande, des fringues de Chine, etc.

          En faisant ce qu’elle fait, la CGT agit-elle pour ou contre les employés ? Vous avez 4 heures 😉

          Reply
          • Kaizer Sauzée on 16 mai 2020 14h02

            Paradoxe : le fait de fermer des usines, qu’ils ont eux-mêmes poussées à bout, renforce le message de la CGT comme quoi les patrons sont tous des vilains méchants. C’est le serpent qui se mord la queue.
            En faisant çà ils se décrédibilisent et détruisent tout un pan de leur activité qui sert vraiment les salariés.

            Reply
          • hotdog on 16 mai 2020 20h01

            En faisant ce qu’elle fait, la CGT agit-elle pour ou contre les employés ?

            POUR
            Enfin selon michozi

            Reply
          • Lovehornby on 17 mai 2020 1h56

            Thibaut, en l’occurrence, la cgt saisi l’inspection du travail ou les tribunaux qui eux tranchent en fonction des lois ou du code du travail. Code fortement aménagé depuis Macron ministre. Pour une fois qu’ils n’appellent pas a la grève mais saisissent la justice, ils sont encore conspués. Je pense a ces chefs de petites d’entreprise, souvent embêtés par des paperasserie ou des réglementations, par les services de l’etat. Qui découvrent que l’etat en tant que patron transgresse régulièrement les règles, qu’elles soient fiscales ou du code du travail sans jamais être inquiété. Il y a de quoi être agacé.
            Faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais.
            Quand à la CFDT, progressiste, elle est régulièrement mouillée pour ne pas avoir défendu les salariés.
            Peut-être y a t’il la place pour une autre voie ou voix. Qui défendrait les salariés en faisant appliquer les règles en place. Ça ne sera en tout cas pas l’inspection du travail, qui manque de plus en plus de moyens, comme elle vient de le rappeler a l’occasion de cette crise sanitaire.

            Reply
            • zeboss on 17 mai 2020 11h19

              @lovehiornby : quand un tombereau de règlements te tombent dessus, tu es hors des clous en permanence.. Un simple exemple (qui ne touche pas le salarié directement mais est significatif) les réductions Fillon sur les salaires : deux inspecteurs de l’Urssaf de 2 directions différentes seront capables de te donner des calculs différents et donc éventuellement des corrections différentes.
              Quand aux règles de sécurité l’employeur est passé de l’obligation de moyens à l’obligation de résultats, en clair à chaque accident du travail il est forcement coupable…
              Et tu fais quoi quand un salarié ne met pas ses lunettes de sécu ou ses gants pour travailler ? et bien tu sanctionne, tu mets à pieds voir tu licencie, bien sur avec haro par la cgt sur le dos. Si le salarié se blesse et à une ITT, tu as la cgt sur le dos pour manquement aux obligations de résultats…
              A part être maso, je ne vois plus l’avenir de l’entrepreneur en France.
              Pour avoir travailler à l’étranger voisine, Belgique Allemagne, entre autre, on constate plus de souplesse et surtout un truc qui m’a fait rire longtemps, en créant un cheminement entre 2 lignes de rubalises pour sécuriser mon chantier en évitant une porte, tous les salariés sont bien passés entre mes 2 rubalises et personne n’a tenté de couper par un autre chemin autrement plus visible…

      • nithael70 on 16 mai 2020 15h49

        La CGT ne veut pas la fermeture de Sandouville, ce sont les patrons qui ne peuvent plus bafouer les lois qui veulent fermer les usines là où ils sont grillés.

        Reply
        • zeboss on 17 mai 2020 11h10

          ben voyons, toujours dans le même sens, hein ?

          Reply
          • C Ghosn on 17 mai 2020 11h24

            franchement oui toujours les memes….

            http://www.leparisien.fr/economie/coronavirus-ces-entreprises-qui-tirent-profit-du-chomage-partiel-29-03-2020-8290281.php

            Reply
    9. Gustave on 16 mai 2020 15h01

      Faudra pas venir pleurer quand Renault en aura marre et fermera le site…encore une belle catastrophe économique à prevoir pour le Havre et ses environs…quel dommage 🙁

      Reply
    10. wizz on 17 mai 2020 12h44

      2000 net minimum net d’impôt !!!

      mais qu’est ce que tu fous encore en France. Un plein de gasoil et dans quelques heures, ce sera le paradis pour toi, à outre Rhin…

      Reply
      • Lulu on 17 mai 2020 17h33

        Trouve nous donc un article qui explique que les salaires allemands sont supérieurs, car c’est le cas… Et cerise sur le gâteau, leur immo est moins chère…

        Reply
    11. lelillois on 17 mai 2020 13h40

      Moi Renault Sandouville , Plan produit débile, je passe ma vie à quémander, une aide régionale, une aide nationale, et n’peux m’empêcher aux contribuables d’penser…
      Moi vers Sandouville , vers Toyotataville je vais bientôt devoir m’incliner.

      Reply
    12. wizz on 17 mai 2020 15h18

      https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/la-filiere-viande-etrillee-par-la-concurrence-europeenne-822111.html

      « L’Allemagne a usé et abusé de la directive sur les travailleurs détachés
      Avec l’Allemagne, beaucoup s’est jouée avant 2014, c’est-à-dire avant la mise en place d’un salaire minimum dans les abattoirs. Jusqu’à cette date, les entreprises outre-Rhin ont usé et abusé de la directive de 1996 sur les « travailleurs détachés » pour renforcer leur compétitivité. Pour aller à l’essentiel, les industriels allemands mobilisaient dans leurs murs des salariés détachés employés par des sociétés intermédiaires installées en Europe de l’Est. A charge pour elle de trouver et de rémunérer le personnel en se conformant aux deux grands principes de la directive de 1996 :
      -Le premier, celui du droit du pays d’accueil : le travailleur détaché doit être rémunéré aux conditions du pays dans lequel se déroule le contrat. Sauf qu’en Allemagne il n’y avait pas de salaire minimum dans le secteur des abattoirs.
      -Deuxième principe, la société prestataire reste assujettie au régime de Sécurité sociale de son pays d’origine, pour l’essentiel des pays de l’Est où elles étaient réduites »

      Reply
      • wizz on 17 mai 2020 15h28

        sinon, en effet, les ouvriers dans les abattoirs allemands gagnent mieux désormais, par exemple 1450€ pour les employés roumains, mais….c’est 6€ l’heure, avec 60h par semaine, et pas 20€ net d’impôt…

        https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/en-pleine-pandemie-les-travailleurs-roumains-corveables-a-merci/

        l’herbe est toujours plus verte ailleurs, surtout lorsqu’on ne veut voir que les bonnes choses…

        Est ce qu’on serait mieux si on adoptait le système allemand, tout le système allemand, les bons côtés et les mauvais aussi? Je ne serais pas aussi affirmatif… Il suffit de voir le nombre d’expatriés en Allemagne. C’est l’UE, liberté de circulation des biens et des personnes. Un Français peut aller vivre et travailler dans n’importe quel autre pays de l’UE, dont l’Allemagne. Combien de Français y ont choisi?

        Reply
    13. Thomas on 17 mai 2020 16h13

      Sénart hérite de Ghosn d’un cadeau empoisonné dirait-on 😮

      Reply
    14. wizz on 17 mai 2020 17h47

      L’alcool conserve les fruits
      La fumée conserve la viande
      Ô citoyens. Fumez, buvez. Longue vie aux bons vivants…

      Reply
    15. wizz on 17 mai 2020 17h49

      c’est comme partout (dans ces pays dits riches)
      l’herbe n’est donc pas plus verte chez nos voisins

      Reply
    16. olivier on 18 mai 2020 13h21

      Bonne nouvelle pour Renault:

      « En Corée, pays dans lequel il est produit et commercialisé sous le label Renault Samsung Motors, filiale de Renault, l’Arkana est appelé XM3. Dès 2019, il avait d’ailleurs déjà fait l’objet d’un show-car, le XM3 Inspire qui représentait déjà à 95% le futur modèle de série.

      Un excellent démarrage en Corée et en Russie pour l’Arkana
      Commercialisé en ce début d’année, entre le 21 février – date de son lancement commercial – et le 24 avril dernier, la marque a annoncé avoir enregistré un total de 22 175 commandes tandis que plus de 10 000 véhicules ont déjà été livrées en à peine plus d’un mois et demi.

      Un record historique pour RSM qui, à titre de comparaison, a immatriculé en 2019 un peu moins de 87 000 véhicules. En seulement un mois et demi, la marque a ainsi déjà réalisé avec ce seul modèle, plus de 20% du volume total de l’année dernière, le tout, principalement avec le moteur essence 1.3 TCe conçu en partenariat avec l’allemand Daimler, qui équipe toute la gamme Renault, de la Mégane à la Talisman, en passant par le Scénic ou encore, le Kadjar ainsi que certains modèles de Mercedes comme la Classe A.

      En Russie, un marché sur lequel l’Arkana est vendu sous la marque Renault, et même s’il est très différent du XM3 (en utilisant notamment la plate-forme technique du Duster, et non la nouvelle plate-forme modulaire CMF de l’Alliance), même chose, avec un excellent démarrage commercial. Grâce à son nouveau modèle, Renault a ainsi réussi à voir ses ventes croître de 9,2% au 1er trimestre 2020 alors que le marché ne progressait quant à lui que de 1,8%. Une hausse que l’on doit principalement à son nouveau SUV »

      Reply
    17. David on 31 mai 2020 10h31

      Bonjour,
      J’ai fait 18 mois à Sandouville puis 36 mois en cdii et j’aimerais bien savoir si le cdii est compris comme de l’intérim car là ça me ferait du 54 mois sans interruption et tout ça en tant qu’intérimaire sur le même poste…

      Reply
      • wizz on 31 mai 2020 11h22

        le CDII n’est pas considéré comme intérim (sans quoi, tu n’aurais pas pu enchainer ces 36 mois)

        Reply
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