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    Accueil » General Motors : appel massif à la grève du syndicat UAW
    Actualité

    General Motors : appel massif à la grève du syndicat UAW

    Elisabeth StuderElisabeth Studer15 septembre 20195 commentaires
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    Expiration de la convention collective de 2015

    « Les responsables syndicaux de tout le pays se sont réunis dimanche matin après l’expiration samedi dans la nuit de la convention collective de General Motors datant de 2015, et ont choisi de se mettre en grève à minuit dimanche », précise le syndicat United Auto Workers (UAW) dans un communiqué.

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    Risque d’arrêt de production

    Le mouvement pourrait conduire à une interruption de la production de véhicules de GM à travers tous les États-Unis.

    Les choses ont néanmoins mieux tourné chez Ford et Chrysler, le syndicat était parvenu vendredi à un accord chez ces deux constructeurs ou des négociations étaient également en cours.

    Mais une grande partie du secteur automobile américain pourrait être touché : l’appel à l’arrêt de travail chez GM suit un mot d’ordre de grève lancé samedi par l’UAW à 850 ouvriers en charge de la maintenance des usines GM dans le Michigan et l’Ohio. Ce mouvement qui touche ARAmark, un sous-traitant gérant la maintenance dans les installations de GM dans le Midwest, était vue par certains comme un prélude à un potentiel mouvement social des 46.000 personnes employées sur les différents sites du constructeur.

    GM affirme présenter une offre solide

    Côte General Motors, on regrette que l’UAW « ait choisi de faire grève ce soir », considérant cette décsiosn comme « décevante ».

    Au contraire, le constructeur estime également avoir présenté « une offre solide » de propositions à inclure dans la nouvelle convention.

    «  Nous avons négocié de bonne foi et avec un sentiment d’urgence », argue GM ajoutant vouloir « bâtir un avenir solide pour les employés et l’entreprise ».

    Le constructeur estime par ailleurs avoir proposé des améliorations « substantielles » des salaires, des avantages sociaux et de la croissance des emplois aux États-Unis.

    Large fossé selon les syndicats

    Mais selon Terry Dittes, vice-président de l’UAW chargé des négociations, le fossé est de taille …. Selon lui, il existe un écart notable entre les revendications des syndicats et les propositions de la direction sur les salaires, les prestations de soins de santé, le statut des travailleurs temporaires et la sécurité de l’emploi.

    Lancées en juillet dernier, les négociations n’ont pu aboutir à l’heure actuelle.

    1ere grève d’une telle ampleur depuis plus de 10 ans

    Selon le Wall Street Journal, le constructeur n’aurait pas connu une grève d’une telle ampleur depuis plus d’une décennie.

    Le dernier grand mouvement appelant à un arrêt de travail chez General Motors remonte à 2007. Période durant laquelle 73.000 travailleurs de plus de 80 usines avaient stoppé toute activité pendant 48 heures, dans un contexte de négociations salariales tendues.

    Demande de reconnaissance des efforts consentis

    Le syndicat réclame par ailleurs que General Motors « reconnaisse les contributions et les sacrifices que les membres d’UAW au sein de l’entreprise ont fait afin de créer une industrie profitable et saine ».

    pour faire face à la crise qui sévit dans le secteur automobile US – malmené par le ralentissement économique et l’affaiblissement de la demande chinois – GM a mis en place une cure d’austérité en vue de diminuer ses dépenses de 1,1 milliard de dollars par an. Une politique qui a toutefois conduit les constructeur à fermer des usines et à supprimer des emplois aux Etats-Unis.

    General Motors semble avoir pu ainsi redresser quelque peu la barre. Enregistrant une hausse de son profit net de 1,2% à 2,41 milliards de dollars au deuxième trimestre. Les ventes enregistrant quant à elles une baisse de 36,06 milliards de dollars (-1,9% en valeur).

    L’UAW tente également d’empêcher la fermeture de chaînes d’assemblage dans l’Ohio et le Michigan. La direction de GM estimant pour sa part que ces mesures s’avèrent indispensables pour adapter son outil de production aux changements du marché automobile.

    L’avis de Leblogauto.com

    L’ampleur de la mobilisation sera un test, tant pour la patronne de GM, Mary Barra, que pour le syndicat UAW. Ce dernier ne prévoit en effet de ne verser que 250 dollars par semaine aux ouvriers grévistes, un montant bien en-deçà de leur rémunération.

    LE timing de cette grève n’a rien d’anodin, en pleines prémices de la campagne électorale présidentielle américaine. Alors même que Donald Trump a fait de l’emploi – et qui plus est de l’emploi au sein de l’industrie automobile US – l’un de ses principaux chevaux de bataille.

    Sources : AFP, Reuters

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    5 commentaires

    1. Francois on 16 septembre 2019 0h31

      C’est bien, l’UAW a bien retenu des leçon de 2009. 🙁

      Reply
    2. wizz on 16 septembre 2019 7h47

      https://www.factcheck.org/2008/12/auto-worker-salaries/

      article intéressant à lire (en anglais)

      Reply
      • Patdpau on 16 septembre 2019 12h04

        « A final note on all this: Labor costs only account for about 10 percent of the cost of producing a vehicle. »

        Reply
        • wizz on 16 septembre 2019 21h42

          les 10%, c’est le cout de l’assemblage pour le constructeur, pas le cout total de main d’oeuvre par rapport au cout de la voiture

          On n’a pas le détails des couts de revient chez les différents constructeurs. MAIS en cherchant des info ci et là, on peut avoir un ordre de grandeur, tout du moins de ce qui est crédible ou pas

          Par exemple,
          -tu connais le prix d’une Clio de base, à peu près
          https://www.renault.fr/vehicules/vehicules-particuliers/nouvelle-clio.html
          -de ce prix là, tu déduis à peu près aussi la marge que ferait Renault sur la voiture
          -et aussi, tu déduis la TVA

          -> tu as donc un ordre de grandeur du cout de revient de la voiture, quelque chose autour de 13000€ (?)
          (ps: il est interdit de vendre à perte. Or, un tour sur le net chez les mandataires, et on sait à peu près les marges que fait Renault par rapport au prix affiché du catalogue en France)

          10% en cout de main d’oeuvre, donc à peine 1300€. Soit, pourquoi pas d’après tout. 10% au standard USA, et donc similaire aussi en France (on n’est plus à ça près)

          https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20120314trib000688254/le-made-in-france-coute-tres-cher-a-renault.html
          La différence de cout de revient entre une Clio turque et une Clio française était de 1300€ environ. Les ouvriers turcs travailleraient ils gratuitement???

          Voilà. Le cout de la main d’oeuvre qui ne vaudrait que 10% du cout de la voiture, ce n’est pas crédible comme ordre de grandeur. C’est plutôt celui de l’usine d’assemblage. Or, beaucoup de main d’oeuvre a été externalisé, soit dans d’autres usines du constructeur, soit chez les équipementiers. Par exemple, avant, PSA fabriquait à Doubs lui même ses amortisseurs multi-clapets (le fameux toucher de route Peugeot). PSA a revendu cette activité. Il y a toujours de la main d’oeuvre nécessaire pour fabriquer les amortisseurs des voitures de PSA, mais elle n’est plus comptabilisée chez PSA

          Reply
    3. Thomas on 17 septembre 2019 15h44

      Un coup dur pour Trump se prépare 😀

      Reply
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