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    Accueil » Fusion Renault-Nissan : Saikawa n’a rien entendu de tel
    Actualité

    Fusion Renault-Nissan : Saikawa n’a rien entendu de tel

    Elisabeth StuderElisabeth Studer22 janvier 201927 commentaires
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    Alors que le week-end dernier, des medias japonais avaient indiqué que des représentants de l’Etat français se seraient rendus au Japon ces derniers jours en vue de discuter d’une possible  fusion entre Renault et Nissan, informations démenties à la suite par Bruno Le Maire, le PDG de Nissan Hirota Saikawa a déclaré lundi qu’il n’avait rien entendu de ses propres oreilles à ce sujet.

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    Pas de proposition directe à Saikawa pour le moment

    Le patron de Nissan, Hirota Saikawa a ainsi affirmé ne pas avoir entendu parler directement d’une proposition française plaidant en faveur d’une intégration de la direction du constructeur japonais au sein de Renault. Il a par ailleurs ajouté que ce n’était pas le moment de discuter de la révision des liens capitalistiques des partenaires.

    « Comme je n’ai pas entendu cela directement, je ne peux pas commenter », a-t-il déclaré aux journalistes.

    Interrogé sur les futurs liens capitalistiques, il a déclaré que les parties n’étaient « pas au stade de telles discussions. »

    La fusion : un scénario qui a les faveurs de la France

    Ces nouvelles rumeurs autour d’une intégration plus étroite des deux constructeurs surviennent alors que le président déchu de Nissan, Carlos Ghosn, demeure en détention à la suite de son arrestation le 19 novembre dernier, soupçonné de malversations financières.

    Sous la pression du gouvernement français, actionnaire de Renault, Carlos Ghosn avait certes préconisé un rapprochement plus étroit de Nissan et Renault, évoquant notamment l’éventualité d’une fusion complète, et ce, malgré les fortes réserves exprimées par Nissan.

    Une proposition dénuée de sens selon la pensée de Nissan

    Une source proche des modes de pensée de Nissan a déclaré que la proposition française qui avait été rapportée n’avait pas « de sens ». Invoquant en guise d’arguments la différence de culture des deux sociétés, la faible productivité de Renault (je vous laisse apprécier …) et l’apport plus important de la technologie clé de Nissan (…).

    « C’est une fusion virtuelle, je ne pense pas que cela ait un sens », a déclaré la source, ajoutant qu’il n’avait pas entendu parler directement d’une telle proposition française.

    Sources : Reuters, Presse japonaise

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    27 commentaires

    1. Fabi35 on 23 janvier 2019 0h51

      « pas directement » donc INDIRECTEMENT tout est dit…il était temps pour Nissan de virer le vers du fruit avant qu il ne pourrisse?

      Reply
      • zafira500 on 23 janvier 2019 6h42

        Le « ver » qui a tout de même sauvé le japonais de la faillite.

        Reply
        • Fabi35 on 23 janvier 2019 13h48

          Je n accuse pas Carlos de « ver » mais j essayais d interprété les dire de Saikawa avec son « pas directement »

          Reply
          • zafira500 on 23 janvier 2019 14h00

            Pas de soucis alors.?

            Reply
            • Fabi35 on 23 janvier 2019 15h33

              ?

      • shooby on 23 janvier 2019 6h54

        sauf que tu oublie une chose : le vers qui a pourris le fruit Nissan s’appelles saikawa … pas étonnant qu’il ai tout fait pour se débarrasser de Ghosn, avant que Ghosn ne se débarrasse de Saikawa ! et dans l’histoire, c’est tout la logique de l’honneur du bushido japonais qui prend l’eau

        Reply
    2. Nico Marini on 23 janvier 2019 6h42

      Ils sont bien gentils les japonais, mais sauf à remettre en cause le capitalisme, il me semble qu’ils peuvent ravaler leur arrogance, en tous cas ce monsieur cité: Renault détient 43% de Nissan, on en est très loin dans l’autre sens. Tout est dit, et le reste c’est un peu baratin et fanfaronnades…

      Reply
      • greg on 23 janvier 2019 12h55

        Sauf que Nissan peut à tout moment monter à 25% de Renault, ce qui rendrait la marque au losange impuissante d’après la loi japonaise.

        Reply
        • zafira500 on 23 janvier 2019 14h04

          @greg
          Encore, faudrait-il que les actionnaires – dont l’état français – et le C.A. de Renault acceptent. Et si Nissan avait réellement ce moyen, tu ne crois pas qu’il l’aurait appliqué depuis longtemps ?

          Reply
          • greg on 24 janvier 2019 19h20

            Zafira, l’accord signé en 2015 prévoit que Nissan peut monter à 25% sans l’accord de Renault.
            https://www.capital.fr/entreprises-marches/un-accord-renault-nissan-pour-enterrer-la-hache-de-guerre-1091357
            Quand à ton autre remarque, les 25% c’est un peu la bombe A, tu ne l’uses qu’en dernier recours. Je pensais que tu aurais compris cela.

            Reply
    3. Ami204 on 23 janvier 2019 9h57

      Du côté français, il faut cesser de se voiler la face : les Japonais n’ont jamais admis cette situation capitalistique.
      Le statu quo ne pourra donc subsister éternellement.
      Un principe : faire simple ! Ça serait plus clair.
      De 2 choix, l’un :
      • soit les Français arrivent à prendre le contrôle de Nissan —aucune chance à mon avis;
      • soit les 2 sociétés redeviennent indépendantes et se libèrent l’une de l’autre en revendant chacune ses parts dans l’autre (43 % de Nissan, ça fait un véritable pactole pour Renault !). Dans ce dernier cas, rien ne s’oppose à la continuation des mises en commun des diverses ressources.

      Reply
      • Thibaut Emme on 23 janvier 2019 10h03

        Renault a le contrôle de Nissan, de fait. Avec 43% des actions, personne ne peut faire qqch sans l’accord de Nissan.
        Et c’est le plus gros actionnaire sans avoir besoin de faire une « coalition ». Donc, ils ont le contrôle.

        Reply
        • Ami204 on 23 janvier 2019 10h41

          Oui, donc, c’est politique.
          Sauf si les 57% arrivent à se coaliser…

          Reply
          • SAM on 23 janvier 2019 11h31

            @Ami204. Daimler le second actionnaire de référence de Nissan suit Renault …

            Reply
            • Patdpau on 23 janvier 2019 18h05

              car Daimler a laisser Nissan a Renault a l’epoque.

          • ART on 23 janvier 2019 12h34

            Donc les versements de Ghosn ne sont que prétexte pour l’abattre ??

            Reply
            • zafira500 on 23 janvier 2019 14h05

              @ART
              Visiblement oui.

            • Ami204 on 23 janvier 2019 14h40

              À ART :
              pas un prétexte, une raison. A priori, Ghosn a bel et bien triché et menti et arnaqué. Et pas qu’un peu !

            • Patdpau on 23 janvier 2019 18h06

              non ca existe. et on les utilise maintenant.
              Dans tous les groupes, les DRH font des dossiers sur leur employés et quand c’est necessaire, on sort le dossier.

        • greg on 23 janvier 2019 12h56

          Sauf si comme dit, Nissan monte à 25% de Renault, ce qui lui enlèvera tout droit de vote.

          Reply
          • bcbg on 23 janvier 2019 13h39

            Nissan pourra t il monter à 25 %de renault sans l accord de son actionnaire de référence?

            Reply
            • muf on 23 janvier 2019 13h58

              Oui, ça fait partie de la révision de l’accord cadre de 2015 si Nissan estime que l’Etat français interfère dans ses décisions commerciales et industrielles. Ou comment perdre un combat quand on a un flingue et l’adversaire un couteau. C’est à hurler devant son PC, si hurler devant son PC servait à quelque chose.

    4. SAM on 23 janvier 2019 11h32

      En tout cas un belle leçon japonaise :
      ils démontrent une tolérance zéro
      qui ne leur fait pas bonne publicité!
      Un peu « xénophobe » comme discours
      chez Nissan en ce moment …

      Reply
    5. Thomas on 23 janvier 2019 12h40

      « Faible productivité de Renault »…sacrés Japs 😀

      Reply
      • muf on 23 janvier 2019 13h34

        Je n’ai pas les derniers chiffres et j’ai la flemme de chercher, mais j’ai lu dans un article des Échos (La Véritable Histoire de Carlos Ghosn, si ça t’intéresse) la chose suivante :

        « Au fil des exercices, les bénéfices annuels du Losange sont de plus en plus gonflés par la contribution financière de son partenaire. Idem pour le rapport de force en termes de capitalisation boursière : le japonais pèse deux fois plus lourd que le fabricant des Mégane. Niveau industriel, ce n’est pas beaucoup mieux. « Quand Nissan produit 500.000 véhicules par an dans son usine britannique (Sunderland), Renault en produit autant dans ces cinq grands sites français », soulignait un ancien DRH de Renault, en 2012. »

        C’est peut-être de ça qu’il s’agit.

        Reply
        • muf on 23 janvier 2019 13h43

          J’ai vérifié, on est à 520 000 pour Sunderland en 2017 (à mon avis, l’usine tourne à plein régime), et Renault a progressé depuis lors pour monter à 780 000 en France (notamment grâce au fait que… la Micra soit produite à Flins depuis 2017).

          Reply
          • Patdpau on 23 janvier 2019 18h13

            Daimler laisse Nissan a Renault.
            Goshn fait le sale boulot sur nissan (fermer 5 usines).
            Ghosn fait pareil avec renault en europe (23000 personnes virées/usines fantomes).
            Nissan transfere le train arriere et la techno 4X4 a Dacia. Renault donne 2 moteurs diesel en echange…

            Les volumes Renault sont principalement des Dacia rebadgés.
            Nissan repart et triple ces volumes depuis le rachat.
            Renault fait les memes volumes grace au developpement des models Renault badgé Dacia.
            Renault et Nissan ne developpent pas ensemble les VE(moteur /Techno batterie, differentes).

            Reply
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