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    Accueil » Baidu teste ses robotaxis à Londres avant 2027
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    Baidu teste ses robotaxis à Londres avant 2027

    François TessierFrançois Tessier29 octobre 2026Aucun commentaire
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    Baidu, Lyft et Freenow testent le robotaxi Apollo RT6 à Londres, avec un lancement commercial sans conducteur visé en 2027.

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    Baidu accélère le développement de ses véhicules autonomes en Europe. Le constructeur et spécialiste chinois des technologies de conduite automatisée a présenté à Londres son robotaxi Apollo RT6, aux côtés des plateformes de mobilité Lyft et Freenow. Les trois entreprises espèrent lancer un service commercial de transport sans conducteur dans la capitale britannique en 2027. Des essais avec des conducteurs de sécurité ont débuté durant l’été 2026 afin d’évaluer le comportement du véhicule dans les conditions réelles de circulation. Ce projet intervient alors que plusieurs acteurs du secteur développent leurs propres services de robotaxis à Londres, notamment Wayve, Uber et Waymo. Entre les contraintes de circulation urbaine, les exigences réglementaires et la concurrence, le marché britannique devient un terrain d’expérimentation important pour les technologies de conduite autonome.

    Le Baidu Apollo RT6 prépare son arrivée sur le marché britannique

    Le 22 octobre 2026, Lyft, Freenow et Baidu ont dévoilé à Londres le véhicule autonome Apollo RT6, développé par l’entreprise chinoise. Leur objectif est de proposer un service de robotaxi entièrement autonome dans la capitale britannique à partir de 2027. Avant cette éventuelle commercialisation, les partenaires poursuivent une phase d’essais sur les routes londoniennes avec la présence d’un conducteur de sécurité.

    Cette étape doit permettre d’évaluer le comportement du véhicule dans un environnement urbain complexe, avant d’envisager une exploitation sans intervention humaine au volant. Le projet repose sur la combinaison de la technologie de conduite autonome de Baidu et de l’expérience des plateformes de réservation et de transport de passagers.

    Lyft, entreprise américaine de covoiturage basée à San Francisco, s’associe ainsi à Baidu pour développer son activité dans un marché européen où les services de mobilité automatisée suscitent un intérêt croissant. Freenow participe également au projet au Royaume-Uni.

    Le calendrier annoncé prévoit un lancement commercial en 2027, sous réserve de l’avancement des essais et du cadre réglementaire. Les partenaires n’ont pas annoncé de date précise pour le début du service ni de détails complets sur ses conditions d’exploitation.

    L’arrivée du robotaxi Apollo RT6 s’inscrit dans une stratégie plus large de développement des véhicules autonomes. Pour les entreprises concernées, Londres représente une occasion de tester la technologie dans un environnement routier exigeant, avant d’envisager une éventuelle montée en puissance du service.

    Londres, un environnement exigeant pour la conduite autonome

    La capitale britannique présente plusieurs particularités qui en font un terrain d’essai complexe pour les voitures autonomes. Danny O’Gorman, directeur général de Freenow UK, souligne la présence de nombreux ralentisseurs, de rues étroites et de nombreuses zones où la vitesse est limitée à 20 miles par heure, soit environ 32 km/h.

    Ces caractéristiques imposent aux systèmes de conduite automatisée de gérer des situations de circulation variées, avec des changements de rythme fréquents et des espaces parfois réduits. Le véhicule doit notamment adapter sa conduite à la configuration des rues et respecter les règles de circulation locales.

    Lors d’une démonstration organisée à Londres, Danny O’Gorman a comparé cette phase d’apprentissage à celle d’un conducteur qui découvre les règles de la route avant de passer son permis. L’objectif est de permettre au système autonome de se familiariser avec les particularités de l’environnement urbain britannique.

    Freenow indique travailler étroitement avec Transport for London, l’organisme chargé notamment des transports dans la capitale. L’entreprise attendait des orientations réglementaires dans la semaine suivant la présentation du véhicule. Ces indications doivent contribuer à préciser les conditions dans lesquelles les essais pourront se poursuivre et un éventuel service commercial être lancé.

    Le responsable de Freenow reconnaît que cette technologie peut susciter des inquiétudes, tout en affirmant que de nombreux Londoniens se montrent intéressés par son développement. La confiance des usagers et l’acceptation des véhicules autonomes constituent donc des éléments importants pour les entreprises qui souhaitent déployer ce type de transport.

    À ce stade, les essais se déroulent avec un conducteur de sécurité. Le passage à une conduite entièrement autonome représente une étape supplémentaire, qui dépendra notamment des résultats des tests et des exigences applicables à ce type de service.

    Freenow évoque la possibilité de déployer quelques dizaines de véhicules au cours de l’année ou des deux années suivantes, dans le cadre de l’évaluation du marché. Cette perspective reste liée à l’évolution du projet et ne constitue pas l’annonce d’un parc définitif.

    Une concurrence croissante entre les opérateurs de robotaxis

    Le projet associant Baidu, Lyft et Freenow intervient alors que plusieurs entreprises préparent ou expérimentent des services de conduite autonome à Londres. La concurrence se renforce entre les développeurs de technologies automobiles et les plateformes de mobilité qui souhaitent intégrer des véhicules sans conducteur à leur offre.

    La start-up britannique Wayve et Uber ont lancé un service de robotaxi dans la capitale en septembre 2026. Comme pour les premiers essais du projet Apollo RT6, ce dispositif repose initialement sur la présence d’un conducteur de sécurité au volant.

    Waymo, entreprise américaine spécialisée dans les véhicules autonomes et filiale d’Alphabet, la société mère de Google, vise pour sa part le lancement d’un service de transport entièrement autonome à Londres avant la fin de l’année 2026. Ces initiatives illustrent la diversité des acteurs qui cherchent à développer la mobilité automatisée sur le marché britannique.

    Le projet de Baidu et de ses partenaires intervient également dans un contexte international marqué par des tensions autour des constructeurs et des technologies automobiles chinoises. Aux États-Unis, le Sénat cherche à faire adopter une interdiction permanente des voitures chinoises. Ce contexte contribue à renforcer l’intérêt de certains acteurs pour le développement de leurs activités en Europe.

    Pour autant, le projet londonien reste à un stade expérimental et son déploiement dépendra des résultats obtenus ainsi que des autorisations nécessaires. Les entreprises n’ont pas détaillé les tarifs envisagés, le nombre exact de véhicules prévu au lancement ou les zones de prise en charge qui seraient couvertes.

    Freenow précise par ailleurs que les robotaxis ne sont pas conçus pour remplacer les célèbres taxis noirs londoniens. Danny O’Gorman considère ces derniers comme une composante fondamentale de la ville et présente le nouveau service comme une offre distincte. L’enjeu consiste donc à tester une nouvelle forme de transport urbain plutôt qu’à annoncer la disparition des taxis traditionnels.

    Notre avis, par leblogauto.com

    Le projet Apollo RT6 illustre l’intérêt croissant des plateformes de mobilité pour les véhicules autonomes et les services de robotaxis. Les essais londoniens devront démontrer la capacité de cette technologie à évoluer dans un environnement marqué par des rues étroites, des ralentisseurs et des limitations de vitesse fréquentes. La présence de plusieurs concurrents, dont Wayve, Uber et Waymo, confirme que Londres constitue un marché d’expérimentation important pour la conduite automatisée. Le lancement commercial annoncé pour 2027 reste conditionné à la poursuite des essais et à l’évolution du cadre réglementaire.

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    François Tessier

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