Stellantis mettra un terme à la production de moteurs sur son usine de Douvrin (Pas-de-Calais) le 30 octobre 2026. Créé en 1969, ce site historique a produit plus de 40 millions de moteurs avant sa reconversion dans le contexte de la transition vers l’électrification.
La production de moteurs s’arrêtera le 30 octobre
Donc, fin octobre prochain, l’usine de moteurs thermiques de Douvrin cessera définitivement son activité. La fin de la production a été annoncée lors d’un comité social et économique extraordinaire organisé par la direction du site de Valenciennes, auquel Douvrin est désormais rattaché.
Fondée en 1969 sous le nom de Française de Mécanique, l’usine est née d’un partenariat entre Peugeot et Renault. En plus d’un demi-siècle, elle a assemblé plus de 40 millions de moteurs destinés à de nombreux modèles français.
Parmi les motorisations produites figurent notamment le fameux V6 PRV (Peugeot Renault Volvo), qui a également équipé la DeLorean DMC-12, ainsi que les blocs montés sur des modèles comme les Renault Twingo et Clio, les Peugeot 104 et 205 ou encore la Citroën C15.
En 2013, Renault revend ses parts à PSA. L’usine ne produit plus que des blocs PSA. Ces dernières années, le site produisait une version non hybride du moteur essence EB, également connu sous le nom de PureTech.

Une fermeture annoncée depuis un an
Il est loin le temps de l’inauguration en 2013 de la nouvelle ligne d’assemblage du PureTech avec Philippe Varin en gris et Denis Robin à sa gauche, alors Préfet du Pas-de-Calais.
Stellantis avait annoncé en 2025 l’arrêt progressif de la production de moteurs thermiques à Stellantis Douvrin, nouveau nom de la Française de mécanique. Selon le constructeur, la baisse de la demande pour le moteur EB non hybride a conduit à cette décision.
Depuis un an, les derniers moteurs diesel puis essence ont progressivement quitté les lignes de production, tandis que les effectifs étaient redéployés vers d’autres activités du groupe.
Plus de 300 salariés déjà reclassés
Le groupe indique avoir engagé un accompagnement des salariés afin de limiter les conséquences de la fermeture.
Selon Stellantis, 337 salariés ont bénéficié d’une solution de mobilité interne, de reclassement externe ou d’un plan senior. En parallèle, 340 salariés ont rejoint la gigafactory ACC voisine depuis son ouverture.
Le constructeur précise que moins de 50 salariés en CDI restent à reclasser sur le site, auxquels s’ajoute une cinquantaine d’intérimaires. Un accompagnement est également prévu pour les entreprises partenaires et les agences d’emploi.
Douvrin, symbole de la transition industrielle
Pendant plusieurs décennies, l’usine de Douvrin a constitué l’un des principaux sites industriels du bassin minier du Pas-de-Calais et a employé jusqu’à plusieurs milliers de personnes.
Sa fermeture s’inscrit dans la transformation de l’industrie automobile vers l’électrification. Dans les Hauts-de-France, une partie de cette évolution repose notamment sur la gigafactory ACC implantée à proximité du site historique.
Plus largement, Stellantis poursuit l’adaptation de son outil industriel en France. À Poissy, la production automobile doit s’arrêter après 2028, mais le groupe prévoit de maintenir une activité industrielle autour de la production de pièces automobiles, de l’économie circulaire, de la préparation de véhicules et de l’impression 3D. À ce stade, Stellantis n’a annoncé aucune autre fermeture d’usine en France.
Notre avis, par leblogauto.com
Stellantis, comme d’autres constructeurs historiques, s’adapte aux nouvelles conditions de marché. Chute des ventes, redirection vers les motorisations électriques, fin du Diesel ou presque, rien ne va pour maintenir ces sites historiques comme les fonderies fonte.
Le groupe parle de mobilité interne ou de reclassement. Il faudra attendre les bilans annuels pour voir l’évolution globale des effectifs en France, mais cela ne va pas vers le beau, on le sait.


Un commentaire
AAC…….
Sic
Au secours les chinois