Changement de cap majeur dans la stratégie d’électrification de Tata. Pour ses prochains modèles Avinya, le groupe indien renonce à la plateforme EMA conçue par JLR et lui préfère une base chinoise conçue par Chery.
En 2025, Tata devait commercialiser le premier modèle électrique de sa gamme Avinya. Le projet n’est pas annulé, mais son retard s’explique maintenant par un changement d’architecture. Exit la plateforme EMA de JLR. Cella-là même qui doit bientôt servir de base au nouveau Defender Sport ou à la troisième génération d’Evoque.
En lieu et place de cette base « fait maison », Tata Motors préfère exploiter une plateforme qui sera fournie par le groupe chinois Chery. Officiellement, c’est une plateforme Chery-JLR et non pas 100% Chery. Il s’agit en effet de la base du nouveau Freelander. Mais ne nous leurrons pas, plateforme comme véhicule ont été conçus par Chery et la plateforme est très proche de celle des véhicules du groupe chinois…
Pour Tata, c’est à la fois un constat amer et une nécessité. Constat amer, car le groupe tablait sur les performances d’une plateforme conçue par son élite. Doublement amer, puisque le groupe Tata propose ses services à d’autres constructeurs pour concevoir plateformes et véhicules, mais s’avère dépourvu de base compétitive pour ses propres véhicules…
Il s’agit également d’une nécessité pour le marché local. Actuellement leader du marché de l’électrique, le constructeur indien fait face à la montée en puissance de Mahindra, de Hyundai et Kia ou des constructeurs chinois. Il ne peut se permettre de proposer un modèle inadapté dans le segment naissant des modèles électriques de gamme moyenne et supérieure…
Le SUV Tata Avinya X devrait arriver finalement sur le marché en 2027.


Un commentaire
Ben, décidément, même chez l’Indien TATA c’est loin d’être glorieux !
90 % des groupes peuvent faire profil bas depuis 2020…
Des Range et Jaguar sur base chinoise, bah mon vieux… Tout fout l’camp !