Le marché des voitures anciennes continue de surprendre. Lors d’une vente Artcurial Motorcars en marge de Rétromobile, une Renault 4L Plein Air a été adjugée 95 360 euros, bien au-delà de son estimation initiale.
Une estimation largement dépassée
Estimée entre 20 000 et 30 000 euros, cette Renault 4L a finalement été vendue plus de trois fois au-dessus de sa fourchette annoncée. Le résultat tranche avec les standards habituels du modèle, pourtant très diffusé à l’origine.
La vente s’est tenue dans le cadre d’Artcurial Motorcars, organisé en parallèle du salon Rétromobile, un rendez-vous majeur pour les amateurs de véhicules anciens.
Une version particulière de la 4L
Le modèle concerné n’était pas une 4L classique, mais une 4L Plein Air. Cette déclinaison décapotable se distingue par l’absence de toit et de portes latérales. Elle fait partie des versions limitées et atypiques développées autour de la 4L.
Selon les estimations, environ 600 exemplaires de cette version auraient été produits. Aussi, cela contribue à sa rareté sur le marché des collectionneurs.
Un record pour la Renault 4L
Avec un prix final de 95.360 euros, cette 4L Plein Air établit un record : celui de la Renault 4L la plus chère jamais vendue. Cependant elle n’atteint toute fois pas le montant fou de plus de 140 000 € déboursés pour acquérir une Citroën 2CV Charleston.
Ce résultat intervient dans une vente comprenant pourtant des modèles beaucoup plus prestigieux. Il y avait une Mercedes 300 SL Gullwing adjugée à plus de 4,4 millions d’euros. A noter que cet exemplaire est dans son jus, recouvert de poussière grasse et avec des bosses.
Dans la même vente « Automobile Legends » d’autres véhicules n’ont pas atteint leur cote. C’est le cas d’une Jaguar Type E Série 1 vendue à 59 600 €. Elle était estimée entre 70 et 90 000 € ! La Ferrari F92A de Jean Alesi a atteint 2,9 millions pour une cote entre 3 et 5 millions.
D’autres enchères ont en revanche dépassées les attentes.
Un historique et un état recherchés
La valeur atteinte par cet exemplaire s’explique aussi par son historique. La voiture est restée dans la même famille depuis sa sortie d’usine et affiche un kilométrage très faible. Deux critères particulièrement prisés par les collectionneurs de véhicules anciens.
Pour autant, elle n’est pas « état concours » puisqu’elle a presque sa patine d’origine. Artcurial précise qu’elle a reçu un « voile de peinture » pour la rafraîchir un peu. Le tachymètre ne fonctionne plus et donc, le kilométrage ne peut être certifié.
Récemment, elle avait reçu pour 5 000 € d’entretien. Un très bon investissement qui a dû permettre aux enchères de s’envoler encore un peu plus.
