Huawei ne se contente plus d’alimenter les véhicules des autres marques avec ses technologies. Le géant chinois de l’électronique grand public passe à la vitesse supérieure : il s’apprête à commercialiser ses propres voitures électriques, siglées de son logo, conçues et produites en interne. Une offensive qui bouleverse encore un peu plus l’univers de la mobilité électrique.

Huawei sort de l’ombre : trois berlines pour ouvrir le bal
Le virage est confirmé par plusieurs dépôts de brevets réalisés auprès de la CNIPA (China National Intellectual Property Administration), dévoilant trois modèles de berlines électriques. Huawei mise d’abord sur ce format, laissant de côté SUV et citadines au lancement.
Le premier modèle, une berline fastback compacte, entre directement en concurrence avec les Tesla Model 3 et Xiaomi SU7. Son design fluide et travaillé rappelle celui de la Luxeed S7, une berline déjà développée en collaboration avec Huawei. On y retrouve une face avant épurée avec bandeau lumineux traversant, les optiques séparées et une large calandre inférieure triangulaire. À l’arrière, une allure trapue avec une signature lumineuse horizontale achève l’effet premium.
Le deuxième modèle présenté se positionne dans le segment supérieur, avec une longueur accrue, une silhouette plus statutaire et une prestance de grande routière. Elle adopte les standards esthétiques actuels : bandeau LED complet à l’avant, prises d’air en finition noire, hayon intégré et une allure sportive maîtrisée.
Enfin, la troisième berline marque l’entrée de Huawei dans la catégorie des modèles amiraux. Affichant une longueur approchant les cinq mètres, elle séduit par ses lignes anguleuses, ses proportions dynamiques et sa quantité d’innovations embarquées. Lidar de toit, poignées affleurantes, caméras en lieu et place des rétroviseurs latéraux, et une aérodynamique poussée placent ce modèle dans le haut du panier technologique.

De la sous-traitance à la souveraineté industrielle
Jusqu’ici, Huawei s’était illustré dans le secteur auto via des partenariats stratégiques avec des constructeurs chinois comme GAC (Qijing), Dongfeng (Yijing) ou SAIC-GM-Wuling (Baojun). Le groupe chinois a fourni les systèmes embarqués, l’intelligence artificielle, et les composants techniques qui ont permis à ces marques émergentes de briller sur le marché local.
Mais cette nouvelle génération de modèles marque une rupture. Dorénavant, Huawei s’engage sur l’intégralité de la chaîne de valeur : conception, design, production, commercialisation, et services après-vente. Le tout est regroupé sous la bannière du HIMA (Harmony Intelligent Mobility Alliance), une alliance industrielle structurée autour de Huawei et de fabricants partenaires triés sur le volet.
Cette stratégie vise à positionner l’entreprise non plus comme un simple fournisseur technologique, mais comme un acteur automobile à part entière. Une ambition cohérente avec l’évolution du marché chinois, où les constructeurs misent de plus en plus sur le savoir-faire numérique pour proposer des véhicules connectés, intelligents et parfaitement adaptés aux usages modernes.
Pour accentuer sa présence, Huawei a également mis en place ses propres circuits de vente, indépendants des réseaux traditionnels, avec l’appui de ses boutiques physiques et canaux en ligne déjà bien établis à travers la Chine. Une stratégie en parfaite synergie avec son expertise digitale.
Huawei entre dans l’arène automobile avec une stratégie claire : viser le haut de gamme, proposer une technologie avancée, et capitaliser sur son image de leader high-tech. Si ces trois berlines tiennent leurs promesses, Huawei pourrait devenir en quelques années un incontournable du segment EV, tant en Chine qu’à l’international. Reste à savoir si cette approche séduira les conducteurs européens et américains, un terrain encore largement dominé par Tesla, BMW ou encore Hyundai. Affaire à suivre de très près.

La Maextro S800 est un succès commercial en Chine et a dynamité les ventes de Classe S, Série 7 et A8 démontrant tout le potentiel de Huawei dans l’automobile en Chine …
Attention tout de même car les chinois créent autant de marques, de nouveautés et vont finir nous faire la démonstration que le has been arrive très vite sur leur marché automobile. Ils arriveront toujours à prendre des parts de marché en Chine … l’idée c’est de pouvoir les garder et de fidéliser le client … pour le moment c’est trop tôt pour savoir.