Dans une époque où le minimalisme règne dans l’automobile électrique, Aznom casse les codes avec un concept saisissant : L’Epoque. Véritable yacht terrestre né de l’imagination des maîtres du design italien, ce mastodonte de 8 mètres de long redonne ses lettres de noblesse à l’extravagance. Un clin d’œil assumé au décorum de la Duesenberg Model J, à la prestance des Cadillac d’antan, et à l’époque où rouler était un art de vivre.

Un design rétro-futuriste signé Aznom et Camal Studio
Fruit de la collaboration entre Aznom Automotive et le bureau de design Camal Studio, L’Epoque réussit le pari audacieux d’associer lignes néo-art déco et technologies contemporaines. Taillée comme une sculpture roulante, la silhouette de cette limousine dépasse les 8 mètres – soit presque deux fois la longueur d’une Toyota Prius – avec des proportions à faire pâlir une Mercedes Classe S.
L’avant droit et vertical, surplombé par un immense capot plat, est contrebalancé par une poupe fuyante inspirée du nautisme. Les arches de roues hypersculptées abritent des jantes de 30 pouces dignes d’une sculpture urbaine. La calandre, purement décorative, impose son style sans chercher à plaire à tout prix. L’éclairage LED, bien que moderne, adopte des formes néo-classiques qui rappellent Rolls-Royce, renforçant l’ensemble d’une aura théâtrale.

Un cocon luxueux pensé comme un salon roulant
L’accès à l’habitacle est déjà une expérience : les portes arrière à ouverture suicidaire s’ouvrent avec une portion du toit pour une entrée théâtrale. Les portes avant coulissent vers l’avant, révélant un intérieur qui évoque l’ambiance feutrée du Great Gatsby, avec une touche de technologie furtive.
Plutôt qu’une banquette classique, les passagers profitent d’un véritable canapé, accompagné d’un meuble central multifonction et d’une table pouvant accueillir accessoires, spiritueux ou même un humidor. Le plancher semble en bois noble, tandis que les portes abritent des compartiments pour verres à cocktail. Les matériaux, issus du design mobilier haut de gamme italien, privilégient bois, cuir et velours, loin des plastiques brillants des véhicules modernes.
L’intégration de la technologie reste discrète : les écrans se rétractent si non utilisés, et un assistant intelligent gère autonomie, climatisation, odeurs ambiantes, suspension ou éclairage selon les envies des occupants. Le confort acoustique, quant à lui, est assuré par un travail poussé d’insonorisation, pour transformer chaque trajet en parenthèse sensorielle.
Sous le capot : performance et autonomie
Si l’extérieur impressionne, la fiche technique vaut aussi le détour. L’Epoque embarque quatre moteurs électriques indépendants, un par roue, délivrant chacun 250 chevaux – soit près de 1 000 ch cumulés. Le tout est alimenté par une batterie de 100 kWh, avec en prime un V6 thermique agissant comme générateur de secours. Le résultat ? Un véhicule Extended-Range (EREV) totalement apte aux longs voyages.
L’adaptive suspension surveille en continu l’état de la route pour garantir un confort optimal, même à vitesse élevée ou sur chaussée dégradée. Bien qu’il s’agisse aujourd’hui d’un concept sans production officielle, Aznom affirme qu’il est tout à fait possible de le produire sur commande. Connaissant le passé du constructeur – déjà auteur du très exclusif Palladium et de mini-séries comme le Clubman S viticole – un modèle de série pour clientèle ultra premium n’est pas à exclure.
Pour Aznom, qui célèbre ses 20 ans d’activité à Biassono en Lombardie, L’Epoque marque une nouvelle étape dans son exploration du grand luxe automobile. Dans un marché où l’électrique peine à sortir de la sobriété et de l’uniformité, le constructeur italien ose une vision de l’automobile qui assume totalement son héritage flamboyant. Une vision peut-être folle, mais plus crédible qu’il n’y paraît.

Bon malgré le départ d’Adrian Mardell et de Gerry McGovern, il avance bien le projet Jaguar finalement…