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    Accueil » Santana mise sur l’approvisionnement local face aux règles UE
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    Santana mise sur l’approvisionnement local face aux règles UE

    François TessierFrançois Tessier29 décembre 20255 commentaires
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    Santana Motors relance sa production en Espagne avec des partenaires chinois, misant sur l’assemblage local et les batteries pour répondre aux règles européennes.

    Les stratégies industrielles des constructeurs automobiles évoluent rapidement en Europe sous l’effet des réglementations commerciales et industrielles de l’Union européenne. En Espagne, Santana Motors illustre cette transformation. Le constructeur automobile, partenaire de groupes chinois comme Dongfeng Motor Group, BAIC Motor Corp. et Anhui Coronet, entend renforcer son ancrage industriel local afin de se conformer aux exigences européennes croissantes en matière de fabrication et d’approvisionnement régionaux.

    Relancée après plus d’une décennie d’arrêt, la marque espagnole s’appuie aujourd’hui sur des partenariats internationaux tout en cherchant à développer une chaîne de valeur plus européenne. L’objectif affiché est clair : réduire la dépendance aux importations, maîtriser les coûts logistiques et positionner ses véhicules comme des produits répondant pleinement aux standards industriels et commerciaux de l’Union européenne.

    Une montée en puissance de l’approvisionnement local

    Santana Motors vise un approvisionnement local représentant 60 % de l’ensemble des composants de ses véhicules d’ici trois à cinq ans, selon son directeur général Eduardo Blanco. À l’heure actuelle, les véhicules sont assemblés à partir de kits semi-démontés composés de 21 pièces importées. Cette méthode permet un démarrage rapide de la production, mais reste insuffisante pour satisfaire durablement les futures normes européennes en matière de contenu local.

    Dans cette perspective, Santana sélectionne progressivement des fournisseurs européens afin de renforcer la part de composants produits localement. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où les droits de douane sur les véhicules importés sont considérés comme durables par les acteurs du secteur. Pour les marques chinoises, l’adaptation passe donc par une implantation industrielle plus profonde en Europe, souvent via des partenaires locaux capables de naviguer dans les cadres réglementaires nationaux et communautaires.

    L’approvisionnement local présente également un intérêt économique. En limitant les importations de pièces et de sous-ensembles, le constructeur peut réduire les coûts liés au transport et aux taxes, tout en améliorant la compétitivité de ses modèles sur le marché automobile européen.

    L’usine d’Andalousie, cœur du projet industriel

    Le site industriel de Linares, en Andalousie, constitue le pilier de cette stratégie. Santana y a rouvert une usine pour assembler des véhicules tout-terrain à partir de composants fournis par ses partenaires chinois. L’assemblage a débuté le mois dernier avec une main-d’œuvre d’environ 80 salariés, un effectif appelé à croître jusqu’à 300 emplois directs. La capacité annuelle de production du site est estimée à environ 5 000 véhicules.

    Dans cette usine, Santana assemble déjà des modèles issus de ZNA, une coentreprise entre Dongfeng et Nissan, tels que la Dongfeng Z9 ou la Nissan Frontier Pro, qui sont ensuite commercialisés sous la marque Santana. Une seconde chaîne d’assemblage, reposant sur une production dite « complètement démontée », devrait entrer en service dans environ neuf mois.

    Cette nouvelle ligne sera dédiée à des véhicules fournis par BAIC. Le constructeur chinois apportera la plateforme technique et la technologie pour trois modèles distincts, tandis que Santana assurera l’assemblage local. Selon Eduardo Blanco, ces véhicules disposeront d’un design extérieur spécifique, marquant une étape supplémentaire vers une fabrication plus intégrée et à plus grande échelle.

    Batteries et partenariats face aux règles européennes

    L’un des enjeux majeurs pour atteindre les seuils minimaux de contenu local concerne les batteries, qui représentent la part la plus importante de la valeur d’un véhicule électrique. Sans production locale de batteries, il devient difficile de répondre aux critères européens à venir. Conscient de cet obstacle, Santana prévoit, dans une seconde phase, l’installation d’une petite unité d’assemblage de batteries sur son site andalou.

    Cette orientation s’inscrit dans un mouvement plus large en Espagne, qui se positionne comme une porte d’entrée stratégique pour les constructeurs automobiles chinois en Europe. Le pays bénéficie d’un soutien politique à l’investissement étranger, illustré par l’intérêt porté aux capitaux chinois et par l’implantation annoncée d’une usine de batteries de grande ampleur dans la région d’Aragón par Contemporary Amperex Technology, en partenariat avec Stellantis.

    Santana partage par ailleurs son site industriel avec Anhui Coronet, partenaire au sein de la coentreprise Santana Factory. Anhui peut également utiliser l’usine pour produire des véhicules destinés à ses propres clients, renforçant la polyvalence et l’attractivité industrielle du site.

    Notre avis, par leblogauto.com

    La stratégie de Santana Motors illustre l’adaptation pragmatique des constructeurs face au durcissement des règles européennes. En combinant partenariats chinois et ancrage industriel espagnol, le constructeur cherche à sécuriser sa présence sur le marché européen. Le développement d’un approvisionnement local et l’assemblage de batteries apparaissent comme des étapes incontournables pour répondre aux futures exigences réglementaires. Reste à observer si les volumes annoncés permettront d’atteindre une rentabilité durable à moyen terme.

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    5 commentaires

    1. lym on 29 décembre 2025 7h00

      Bientôt, il ne restera plus que des noms chevaux de Troie rachetés par des chinois pour vendre chinois.
      Et encore merci l’Europe qui pousse à l’impossible en ne faisant que semblant d’amender son volet de plan quinquennal transports en cours, aux CEE pourtant largement détournés se cumulant à la TIPCE qui vont reprendre un tour de vis dans qq jours, faut bien donner de la rentabilité artificielle (l’économie entière l’est désormais) au VE… et pour tout cet aveuglement qui nous amène droit dans le mur.

      Reply
      • XXX on 29 décembre 2025 11h49

        Anhui Coronet, l’inconnu ??? , il me semble …. démarre dans la fabrication de voiture hors de chine.
        Anhui Coronet prévoit de produire des voitures électriques à Khorezm en Ouzbékistan en zone économique spéciale de Khazarasp, qui bénéficie d’un régime fiscal, douanier et monétaire particulier. et en Espagne si c’est identique ( fisc / douane / monétaire / argent de l’Espagne et zone euro ).
        La taille « USA » de l’engin … en Andalousie des villages !!! , vu la largeur des ruelles dans les villages …. une cure d’amaigrissement  » comme j’aime » serait nécessaire pour se vendre …. Si c’est pour exporter chez m’as tu vu , cela pourrait se vendre ….

        Reply
    2. Amazon on 29 décembre 2025 12h15

      financement et Ingénierie chinoise, production européenne.
      L’opposé des années 90-2000.
      Encore heureux que l’Europe met des barrières à l’importation, sinon on finirait comme la GB et autres pays du « Sud »( c’est mieux de dire le sud que le 1/3 monde, c’est cool , moins stigmatisant, c’est woke)

      Reply
    3. panama on 29 décembre 2025 14h41

      Santana est un tout petit constructeur : il ne va pas inonder le marché de modèles en CKD. L’objectif de 60% des composants en production locale me parait bien ambitieux. Les 60% c’est en volume, en poids ou mieux en valeur ?
      Tout ça ne résout ni les questions de SAV ni ceux de financement (LOA).
      C’est un marché de niche, et le CKD est de toute façon industriellement une impasse : l’histoire automobile l’a largement prouvé.

      Reply
    4. amiral on 29 décembre 2025 14h47

      vous vous rappelez des voitures japonaises en europe dans les années 80-90? on est en train de revivre exactement la meme chose : l’europe avait mis des quotas, les constructeurs japonais ont installé des usines d’assemblage à partir de kits importés en Espagne (tiens tiens…) , au Royaume Uni et en France. Au final les sous ensemble ont été de plus en plus fabriqués en europe. N’empeche que le résultat est à peu près le meme : quelques emplois plus ou moins haut de gamme en europe et toute la valeur ajoutée au Japon avec le transfert de richesse. Exactement comme apple: designed in Californie, made in China : la fabrication rapporte peu.
      Et les responsables c’est notre énorme industrie automobile européenne, sclérosée, incapable de comprendre la révolution industrielle en route : ce pickup aurait dû etre européen (voire américain). Aucun pickup électrique non chinois disponible en europe alors qu’il y a forcément de la demande pour ce type de véhicule, d’autant plus avec nos prix des carburants

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