Rivian licencie 600 employés, soit 4 % de ses effectifs, pour réduire ses coûts alors que le marché des véhicules électriques ralentit.
Rivian face à la pression du marché des véhicules électriques
Rivian Automotive, le constructeur américain de véhicules électriques, traverse une période d’ajustement stratégique marquée par une nouvelle vague de licenciements. Selon le Wall Street Journal, l’entreprise s’apprête à se séparer de plus de 600 employés, soit environ 4 % de ses effectifs totaux. Cette décision s’inscrit dans un contexte économique tendu pour le secteur automobile, où la croissance du marché des véhicules électriques montre des signes de ralentissement.
Un mois seulement après une première vague de suppressions représentant 1,5 % du personnel, Rivian poursuit sa politique de réduction des coûts pour préserver sa compétitivité et sa trésorerie. Le constructeur, connu pour ses SUV et pick-up électriques haut de gamme, fait face à une équation complexe : concilier expansion industrielle, développement technologique et rentabilité durable.
L’entreprise n’a pas immédiatement réagi à la demande de commentaire de Reuters, mais les sources proches du dossier confirment que ces mesures visent avant tout à rationaliser les dépenses opérationnelles et à accélérer la route vers la rentabilité.
Une industrie électrique en perte de vitesse
Les difficultés de Rivian reflètent un phénomène plus large qui touche l’ensemble de l’industrie automobile électrique. Après plusieurs années de croissance rapide, le marché des véhicules électriques (VE) subit un ralentissement, notamment aux États-Unis et en Europe. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance : la hausse des coûts de production, la fin progressive des subventions gouvernementales, et une demande moins dynamique que prévu, particulièrement sur les modèles haut de gamme.
Rivian, dont les premiers modèles – le pick-up R1T et le SUV R1S – ont rencontré un certain succès médiatique, peine néanmoins à atteindre une rentabilité constante. Les coûts de production élevés, amplifiés par la complexité de ses plateformes technologiques et la montée en puissance de ses capacités industrielles, pèsent lourdement sur ses marges.
La concurrence féroce des grands acteurs du secteur, notamment Tesla, Ford et plusieurs constructeurs chinois émergents comme BYD ou Nio, accentue la pression. Ces entreprises bénéficient souvent d’une meilleure maîtrise de la chaîne d’approvisionnement, d’un accès privilégié aux batteries et de volumes de production supérieurs, leur permettant de réduire les prix et d’améliorer leur rentabilité.
Un virage stratégique autour du futur crossover R2
Pour Rivian, l’un des leviers majeurs pour redynamiser sa trajectoire financière repose sur le lancement de son crossover R2, un modèle plus compact et surtout moins coûteux, prévu pour 2026. Ce véhicule représente une étape cruciale dans la stratégie de l’entreprise : élargir sa clientèle au-delà du segment premium et gagner en compétitivité sur un marché où le prix reste un facteur déterminant.
Le constructeur concentre actuellement ses efforts sur l’optimisation de l’efficacité de production au sein de son usine de Normal (Illinois). Cette usine, considérée comme le cœur industriel de la marque, joue un rôle central dans la montée en cadence de la production et dans la réduction des coûts par véhicule. Rivian y déploie des initiatives d’automatisation, de réduction des gaspillages et d’amélioration de la chaîne logistique pour atteindre un niveau de rentabilité comparable à celui de ses concurrents les plus avancés.
Le lancement du R2 doit également permettre à Rivian d’accroître sa présence internationale, notamment sur les marchés européens où la demande pour des véhicules électriques familiaux et abordables reste soutenue. Toutefois, cette expansion devra composer avec des défis réglementaires et logistiques, ainsi qu’avec un environnement concurrentiel de plus en plus saturé.
Des ajustements nécessaires pour survivre à la transition électrique
La décision de Rivian de réduire ses effectifs, bien que douloureuse pour les employés concernés, s’inscrit dans une logique de réajustement économique typique des jeunes entreprises industrielles en phase de croissance rapide. Face à un contexte de hausse des taux d’intérêt, de ralentissement de la demande et de pression accrue des investisseurs, le constructeur tente de préserver sa flexibilité financière pour continuer à innover.
Cette stratégie de prudence est observée chez plusieurs constructeurs électriques qui ont émergé au cours de la dernière décennie. Beaucoup cherchent aujourd’hui à rationaliser leurs coûts, à optimiser la production et à adapter leur offre produit à un marché plus volatil. Pour Rivian, dont la valorisation boursière avait explosé lors de son introduction en bourse en 2021, le défi consiste à transformer l’engouement initial en performances économiques durables.
Le pari de la marque repose sur sa capacité à innover sans compromettre sa rentabilité, à développer une gamme plus accessible, et à s’imposer comme un acteur crédible et stable dans le paysage mondial des véhicules électriques.
Notre avis, par leblogauto.com
Rivian traverse une phase charnière. Les licenciements annoncés traduisent une restructuration nécessaire face à un marché des véhicules électriques en ralentissement. L’entreprise reste ambitieuse avec le futur R2, censé élargir sa clientèle. Toutefois, la réussite de ce virage dépendra de sa capacité à maîtriser ses coûts de production et à stabiliser ses volumes de ventes dans un environnement fortement concurrentiel. Rivian devra trouver le bon équilibre entre innovation, rentabilité et compétitivité pour consolider sa place parmi les acteurs clés de l’électromobilité mondiale.

Dur dur le VE……..
rivian ne représente pas l’industrie automobile, c’est un petit constructeur qui ne perce pas
Lire l’article ci-dessus…..
« Les difficultés de Rivian reflètent un phénomène plus large qui touche l’ensemble de l’industrie automobile électrique. »
Bla, bla, bla, bla
Je rappelle ce que j’ai lu, il n’y a que quelques jours.
Sur les neuf premiers mois de 2025, les VE ont progressé de +24 % en Chine, +32 % en Europe, +11 % aux USA, et +48 % dans le reste du monde.
Sacré « baisse » des ventes… Comme le disent certains !?
Qui dit vrai ?… Même que +11 % aux USA, ce n’est pas une baisse !?
Il me semble que faire des VE HdG … Tout le monde peut le faire !
Mais faire :
– fiable et avec un réseau d’entretien ad hoc.
– pas trop cher (pas plus que les VT)
– des performances en autonomie et vitesse de recharge
Ben … il n’y a plus grand monde … Bientôt que les Chinois ? 😰
En Europe, l’EV fait +25% sur le premier semestre 2025. LBA: « une industrie électrique en perte de vitesse ». Sans déconner…
Rivian est victime de sa dépendance à la conjoncture US, qui n’est sans surprise pas folichonne à court terme. Il va falloir faire le gros dos pendant un moment (et comme toujours les travailleurs sont la variable d’ajustement).
Exactement !
Des gens confondent des hausses moins bonnes que prévu comme des baisse.
Alors effectivement … Quand l’on n’a pas atteint un seuil critique pour la rentabilité… C’est très mauvais pour l’industrie ! OK…
Mais globalement, les VE progressent … Même fort par rapport à 2024 !?
Rappelez-vous de l’histoire d’Airbus vers 1977-78, pendant 18 mois sans ventes.