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    Accueil » Essai BMW 320si (2 et fin)
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    Essai BMW 320si (2 et fin)

    La rédactionLa rédaction3 février 2007Aucun commentaire
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    Dans la partie précédente, jindiquais que la 320si na pas procuré les sensations escomptées en regard des indications techniques et des promesses marketing du constructeur allemand. Car finalement, quai-je à lui reprocher ? Pour mieux comprendre, il faut dabord regarder quelques chiffres.

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    La 320si propose 23 ch de plus quune 320i. Une puissance maximale délivrée à 7000 tr/min. La 320 WTCC de course, elle, bénéficie de 275 ch ! Sauf quune voiture pour la vie de tous les jours ne peut être allégée à outrance. Au contraire, dans le cadre dune série spéciale, on la dote de certains équipements liés au confort. Bref, au final, on ne gagne guère par rapport à la berline classique dont elle est issue. Car, cest bien au niveau des performances pures et dures que cette 320si ne peut se prétendre ultrasportive. Elle manque vraiment dexplosivité, même en montant dans les tours. Ainsi, elle est capable de réussir le 0 à 100 km/h 8,1 s et datteindre une vitesse maximale de 225 km/h.

    Quand on est derrière le volant de cette Série 3, il faut vraiment chercher la puissance en passant les rapports tardivement. Un style de conduite difficile à tenir sur la plupart des routes et douloureux pour le portefeuille puisque la consommation explose. On est donc souvent confronté à des situations où finalement il vaut mieux conduire bourgeoisement. Manquant de ressort à régime normal, on est donc frustré de ne pas pouvoir faire péter la mécanique pour réveiller la vingtaine de chevaux censés faire toute la différence. Pourtant, elle est dotée dun rapport de pont court (4,10). Mais, rien à faire, les performances de cette 320si ne sont pas dignes dun motoriste réputé. Dautant que la musique sous le capot nest pas exceptionnelle non plus, tout en étant agréable à loreille, une fois quon a la possibilité de se libérer un peu. Heureusement, la boîte est docile et efficace.

    Si le moteur manque de muscle, le châssis, lui est taillé comme un athlète. À la base, la Série 3 est déjà bien équilibrée. Ici, le pack Sport M ajoute plus de fermeté. Avec sa répartition des masses optimales, cette berline na aucun mal à accepter les brusques changements de direction et les freinages en appui, tout en restant relativement confortable sur les trajets quotidiens, surtout sur les grands axes. Car, la monte pneumatique et le réglage des suspensions se montrent moins conciliants sur les routes dégradées. Ce comportement neutre et cette tenue de route autorisent vraiment des virages à haute vitesse et les freins sont toujours prêts. On la sent vraiment taillée pour le circuit. Dailleurs, un bon pilote peut parcourir la boucle Nord du Nürburgring en moins de 9 minutes. Par contre, il nest pas aisé de samuser à faire glisser larrière en sortie de virage. La direction dune BMW est généralement dure. Super sympa pour contrôler la voiture, mais plus embêtant pour les manuvres quand les pneus sont larges.

    Cette 320si a comme principal défaut un niveau de performances insuffisant en regard de limage quelle veut se donner. Au demeurant, sans cet attribut WTCC quon lui colle, on serait sûrement moins exigeant. Dautant que cette voiture a du style avec un véritable esprit sportif tant à lextérieur quà lintérieur. En compétition, par contre, la version course a su se montrer agile et efficace. En effet, Andy Priaulx a remporté le championnat. Cette victoire est aussi une histoire belge malgré le fait que cette voiture soit engagée par BMW Team UK. En effet, cest le team de Bart Mampaey, basé à Malines (entre Bruxelles et Anvers), qui a préparé la voiture du champion du monde.

    1re partie

    Sites constructeur : Belgique France

    Photos : Olivier Duquesne & BMW

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