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    Accueil » Le « Palazzo Gardella » d’Arese semble sauvé
    Histoire

    Le « Palazzo Gardella » d’Arese semble sauvé

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani11 mai 2022Updated:12 décembre 2024Un commentaire
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    La sauvegarde, mais pour faire quoi ?

    Le Centre Technique d'Arese, fut conçu par Ignazio Gardella, une des grandes figures de l’architecture italienne du XXème siècle, l’un des pontes du rationalisme italien dont l’œuvre fut riche et évolutive. Le projet faisait partie du vaste complexe de l'usine, construite entre 1961 et 1963 et longue d'environ un kilomètre, autour desquels se sont greffés les pavillons de production (fonderie, imprimerie, assemblage…). Le site était tellement vaste qu’il empiétait sur deux communes. Le bâtiment des bureaux techniques d'Alfa Romeo fut construit le long de la voie express qui délimite le périmètre des nouveaux halls industriels du constructeur automobile au sud, construits dans les années 1960 pour remplacer les installations industrielles de Portello, au nord-ouest de Milan.

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    Gardella avait conçu un bâtiment linéaire, basé sur l'idée de définir avec sa présence la frontière entre l'usine et ce qui, à l'époque, était encore la campagne. La structure se divise en deux grandes parties : le grand sous-sol inférieur, vidé et destiné à accueillir voitures et bus, répartissant leurs flux, et le plateau supérieur, plus vaste et réservé aux bureaux. La partie inférieure était définie par du béton, avec des piliers renforcés et des finitions toujours en panneaux de béton, tandis que la partie supérieure avait une structure entièrement métallique, très raffinée et exigeante pour l'époque à laquelle elle a été construite, avec un système de portées de 15 mètres avec un espacement de 12 mètres entre celles-ci et avec des piliers à l'extérieur du bâtiment, de manière à laisser plus d'espace pour les intérieurs. De plus, tout au long du projet, une grande attention est portée aux conditions de travail du personnel destiné à peupler le bâtiment : le cinquième et dernier étage, destiné aux concepteurs, est en fait plus grand que ceux du dessous.

     

     

    Un morceau d’histoire d’Alfa Romeo et de l’Italie

    Menacé de destruction, ce bâtiment devrait finalement être conservé. En effet, le ministère de la Culture et la Commission régionale du patrimoine culturel ont déclaré le Palazzo Gardella "d'intérêt culturel particulièrement important", sur la base de l'art. 10 du Code du patrimoine culturel : il est donc « soumis à toutes les dispositions de protection contenues dans le Code du patrimoine culturel ». La disposition est motivée par le fait que le bâtiment "constitue l'une des contributions les plus importantes à l'architecture du secteur tertiaire en Italie (…), assumant une signification symbolique importante pour Alfa Romeo et pour l'usine d'Arese". 

     

    Le palais est reconnu comme le dernier témoignage restant d'une partie importante de l'histoire industrielle non seulement du constructeur, mais de tout le pays, compte tenu des "implications sociales, culturelles, politiques, syndicales" que son existence impliquait. Des modèles importants ont été conçus dans ses bureaux, mais des réunions stratégiques s’y sont également tenues, qu’il s’agisse de moments clés pour l'économie nationale ou des moments dramatiques lors des terribles « années de plomb » du terrorisme des brigades rouges.

     

    La disposition de protection est motivée par le fait que le bâtiment prévu "constitue l'une des contributions les plus importantes à l'architecture du secteur des services en Italie" Et il poursuit : « l'usine dans sa totalité, c'est-à-dire l'ensemble des travailleurs, Palazzo Gardella est un lieu qui contient l'histoire des hommes et des femmes qui ont travaillé dans l'usine Biscione(…) une porte d'entrée de la ville industrielle, élément filtrant entre l'extérieur et l'intérieur… lieu de travail intellectuel, dans lequel le produit de l'automobile est conçu, esquissé, esquissé par de nombreux designers… où, à partir de 1962, le mythe d'Alfa Romeo s'est perpétué"

     

    Le Palazzo Gardella est donc désormais protégé par le ministère de la Culture, mais quel sera son sort ? Après avoir évité le risque de démolition, rendu impossible par l'existence de la contrainte, subsiste le doute sur le sort de l'édifice, à propos duquel par le passé les hypothèses les plus diverses avaient circulé (on parlait d'un SkiDome, comme à Dubaï et d'autres utilisations commerciales de la région). Il faudra agir promptement, car la dégradation d'un bâtiment abandonné depuis quasiment 20 ans est rapide.

     

    Une histoire compliquée

    Un peu plus à l'ouest se trouvait le musée Alfa Romeo, conçu par les frères Latis et qui a fait l'objet d'une rénovation complète ces dernières années. L'ensemble de l'usine occupait une superficie d'environ deux millions de mètres carrés et employait environ 20 000 personnes. Les premières voitures à sortir du complexe d’Arese furent les Giulia Sprint et berline. Par la suite, des Alfetta, Alfa 6, Alfa 75, Alfa 90, Alfa 155 ou encore Alfa 164 sont sorties des chaînes.

    Idéalement placé en raison de la proximité de l’axe autoroutier A8 reliant Milan à la région du lac de Côme, le site fut marqué dans les années 70 par ces conflits syndicaux et le contrecoup des chocs pétroliers. Elle a vu son activité se réduire à partir des années 90, alors que l’usine d’Arèse était mise en difficulté à la fois par la baisse des ventes du constructeur et par des conflits locaux avec les riverains par rapport aux nuisances industrielles, ce qui avait déjà forcé l’usine à réduire son rythme de production.

    Dans les dernières années, l'usine d'Arese continua la fabrication de modèles comme le Fiat Multipla Eco et les derniers moteurs V6 Busso.  Alors que l’usine est devenue depuis un centre commercial, le centre technique trône toujours à côté. Depuis, Fiat Auto avait transféré le Centro Stile Alfa Romeo, la division Powertrain, le bureau d'études et le laboratoire d'expérimentation des nouveaux moteurs à Turin.

     

     

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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    Un commentaire

    1. zeboss on 11 mai 2022 21h59

      revendu par Stellantis ….
      Non par FCA, c’est plus exact historiquement….

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