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    Accueil » Histoire de logos, épisode 2 : Porsche
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    Histoire de logos, épisode 2 : Porsche

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani17 décembre 2021Un commentaire
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    2ème épisode de l’histoire des logos. Après le célèbre Biscione d’Alfa Romeo, un autre écusson emblématique avec celui de Porsche, qui a finalement très peu évolué depuis 70 ans.

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    Gravement diminué par son incarcération en France à la fin de la guerre, Ferdinand Porsche décède en 1951. C’est son fils, Ferry, qui prend la relève, alors que l’entreprise est mobilisée sur la commercialisation de son premier modèle, la fameuse Porsche 356.

    En 1952, Ferry Porsche se trouve aux Etats-Unis, dans un restaurant de New York, en compagnie de Max Hoffmann, un brillant homme d’affaires qui s’est spécialisé dans l’importation sur le marché américain de voitures de sport européennes. C’est aussi lui qui a influencé Mercedes pour produire la fameuse 300 SL. Les premiers modèles arborent simplement le nom du créateur, mais Hoffmann explique à Ferry Porsche que la création d’un logo représentatif aurait un grand impact en termes d’image. La légende veut alors que la première esquisse du futur blason Porsche ait été griffonnée sur une serviette de table, dans ce fameux restaurant new-yorkais.

    Ferry Porsche ébauche les grands contours, avant qu’un design plus affiné soit repris en main par Hermann Lapper, directeur de la publicité et l’ingénieur Franz Reimspieß, qui avait également conçu le logo Volkswagen, probablement dès 1936. Ils élaborent un écusson imaginaire qui devait exprimer les racines de l’entreprise ainsi que le dynamisme et la qualité de ses produits. Le destin de Ferdinand Porsche est lié à l’histoire de l’Allemagne dans la première moitié du XXème siècle, pour le meilleur comme pour le pire. Porsche est née de l’Histoire, alors le blason de la marque devra le refléter.

    Le poids de l’histoire

    Le coeur du logo est occupé par un cheval cabré sur fond jaune, qui est l’emblème de la ville de Stuttgart, dont le nom apparait juste au-dessus. Le « Stutt » dérive du vieil allemand « stuot » qui sigifiait « jument ». C’est dans cette cité emblématique de l’industrie automobile – Gottlieb Daimler y invente la première voiture moderne – que Ferdinand Porsche a créé sa société en 1931, qui était au départ un bureau d’études, avant que le projet de « voiture du peuple » ne l’amène à devenir constructeur.

    Cet emblème central est entouré en symétrie par des rayures noires et rouges ainsi que deux encarts représentant des ramures stylisées de bois de cerf. Il s’agit des armoiries de l’état du Wurtemberg-Hohenzollern, qui a connu bien des boueversements à l’époque.

    Ayant d’abord existé en tant que dûché puis royaume du Wurtemberg à partir du XIXème siècle au temps de l’Empire Allemand, ce territoire devient l’état populaire libre du Wurtemberg en 1918, au moment de la disparition du IIème Reich et de l’avènement de la République de Weimar.

    Après la défaite de l’Allemagne nazie, le Wurtemberg est divisé en deux États de part et d’autre des zones d’occupation alliées : le Württemberg-Baden dans l’Allemagne sous administration américaine, qui comprenait également la partie nord de Baden, et le Württemberg-Hohenzollern dans le Zone d’occupation française.

    Les deux États adoptent leurs propres drapeaux et armoiries avant de rejoindre la République fédérale d’Allemagne en 1949. Ils ont ensuite fusionné pour former le nouvel État de Bade-Wurtemberg en 1952, l’année même où Porsche invente son propre blason. C’est donc en mémoire d’un état qui vient de disparaître, fondu dans la nouvelle cartographie politique de l’Allemagne de l’Ouest, que le blason de Porsche arbore ces symboles.

    Par rapport à l’écusson actuel, le monogramme Porsche était à l’époque uniquement estampillé et non teint en noir. En outre, le rouge tendait autrefois plus vers l’orange – conformément aux couleurs de l’ancien Land de Württemberg-Hohenzollern.

    A part cela, le logo n’a quasiment pas évolué. On note juste que le cheval central est plus affiné et ressemble davantage au Cavallino Rampante de Ferrari. La police d’écriture de Porsche s’est modernisée et ressort nettement en noir. De même, la gravure de Stuttgart s’est lissée.

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    Un commentaire

    1. Jdg on 17 décembre 2021 23h24

      Un bois de cerf . Moi qui le demandait à quoi cela correspondait. Voilà je sais ?

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