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    Accueil » Partenariat avec Nissan : priorité pour Renault avec l’accord PSA/FCA
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    Partenariat avec Nissan : priorité pour Renault avec l’accord PSA/FCA

    Elisabeth StuderElisabeth Studer1 novembre 20199 commentaires
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    Le président de Renault, Jean-Dominique Senard, subit des pressions croissantes pour que les vives tensions avec Nissan, son allié au sein de l’Alliance s’apaisent  après que son autre partenaire potentiel FCA a choisi un autre prétendant, PSA. Alors que la fusion annoncée va donner naissance à un géant de l’automobile, l’heure n’est plus aux divergences mais à un réel partenariat.

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    Nécessité de renforcer le partenariat face au nouveau géant PSA/FCA

    Le partenariat pour le moins tumultueux entre Renault et Nissan a une nouvelle fois été secoué ces derniers mois, suite à l’arrestation du président de leur alliance, Carlos Ghosn. C’est dans un tel contexte que le groupe français avait tenté cette année de fusionner avec Fiat Chrysler Automobiles. Lequel a officialisé cette semaine ses fiançailles avec PSA. De quoi le motiver à conserver de saines relations avec son partenaire japonais.

    D’autant plus que – comme le souligne lui-même Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, les constructeurs automobiles ont besoin du poids et de l’ampleur fournis par les partenariats pour faire face aux défis de l’électrification, de la popularité croissante du covoiturage et de l’émergence de véhicules autonomes. Ces différents projets nécessitant d’importantes capacités financières.

    Un retour à des finances plus saines

    Selon les analystes, s’en tenir au pacte avec Nissan et tenter de l’améliorer représente aujourd’hui le meilleur pari de Renault pour rester compétitif dans ce paysage de plus en plus sombre. Les experts estiment même que Renault en a plus besoin que Nissan. Ils considèrent que les partenaires ont tous deux besoin de résoudre les tensions actuelles, de progresser …. et de devenir plus rentables.

    Définir la stratégie de l’Alliance : enjeu prioritaire pour Renault

    Bruno Le Maire, a appelé mercredi à J.D Senard pour souligner la nécessité de définir la stratégie de l’alliance, après que PSA a dévoilé son accord avec FCA. »Cette alliance reste très importante dans le monde et je suis persuadé que cette stratégie industrielle sera renforcée dans les prochains mois pour Renault et Nissan », a déclaré Le Maire à la presse.  Ajoutant que cela constituait « la priorité de l’Etat français. »

    Une structure d’actionnariat source de tensions

    Les tensions entre Nissan et Renault reposent sur une structure d’actionnariat déséquilibrée: Renault détient 43% du constructeur automobile japonais et Nissan ne détient que 15% du capital de Renault.

    Compte tenu de sa taille plus importante et de ses résultats financiers plus performants que son partenaire enregistrés ces dernières années, Nissan tente depuis longtemps d’obtenir plus de poids dans l’alliance, demandant notamment de réduire le taux de participation de Renault dans Nissan.

    Du moment que FCA n’était plus une option de partenariat viable pour Renault, le groupe français disposait de moins de pouvoir de négociation avec Nissan, estiment certains analystes.

    Lors d’une réunion entre les deux sociétés au Japon cette semaine, alors que le rapprochement de FCA et de PSA se dirigeait vers un accord, les dirigeants de Nissan n’ont pas explicitement demandé à Renault de réduire sa participation, ont indiqué des sources proches du dossier.

    Si un porte-parole de Renault a refusé de commenter, un représentant de Nissan a quant à lui déclaré que la position du constructeur japonais à l’égard de l’Alliance n’avait pas changé.

    Senard a déclaré ce mois-ci à une chaîne de radio française que la réduction de la participation de Renault dans Nissan n’était pas à l’ordre du jour, bien qu’il ait averti que « rien ne pouvait être exclu. »

    Durant le même entretien, Senard a donné à Renault et à Nissan quelques mois à peine pour renforcer leur partenariat. « Si, en 2020, nous n’extrayons pas tout le potentiel vertueux de cette alliance, je considérerai que mes équipes et moi avons échoué », a-t-il déclaré.

    Nissan : le sujet de l’Alliance prioritaire

    Plus tôt cette année, le président de Renault avait plaidé en faveur d’une fusion avec FCA, et ce, en dépit de la réticence de Nissan. Le manque de soutien du constructeur japonais pour concrétiser un accord aura largement contribué à l’échec des négociations estiment les analystes.

    Selon l’une des sources, Nissan souhaite mettre l’accent sur la conclusion du partenariat avec Renault et considère que l’ajout de FCA à ce partenariat constitue une trop importante diversion par rapport aux objectifs principaux.

    L’avis de Leblogauto.com

    Face à cette nouvelle entité PSA/FCA qui voit le jour , les deux partenaires français et japonais ne peuvent se payer le luxe de nouvelles tensions, et ont plutôt intérêt à se serrer les coudes. Leur avenir pourrait être en jeu ….

    Sources : Bloomberg

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    Elisabeth Studer

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    9 commentaires

    1. Tesla on 1 novembre 2019 20h04

      Il faudrait faire un article, clair et détaillé, sur ce qui empêche concrètement à Renault de contrôler totalement Nissan (en tant qu’actionnaire majoritaire).
      Parce que là, on l’impression que c’est plus une « alliance entre égaux », alors que ce n’est pas le cas (Renault possédant 43% de Nissan).

      Reply
      • Elisabeth S. on 1 novembre 2019 20h16

        l’accent doit etre mis également sur un véritable partenarait technique. cf. : https://www.leblogauto.com/2019/10/renault-participation-moindre-nissan-partenariat-industriel-accru.html

        Reply
      • polo on 1 novembre 2019 22h18

        Facile, accord RAMA signé suite à la montée de l’état au capital de Renault pour imposer les droits de vote double que Ghosn ne voulait pas. Cet accord est assez flou mais en gros Renault s’engage à ne pas trop se mêler des affaires de Nissan et à suivre le CA lors des votes en AG.
        L’état Français ayant depuis réduit sa participation dans Renault je ne pige pas que suite à l’affaire Ghosn ils n’aient pas pousser pour rendre caduque cet accord car c’est cela qui a permis à Saikawa d’agir librement, sans le Rama il aurait sauté en même temps que Carlos et Renault y aurait placé un pdg « compatible ».

        Reply
    2. SAM on 1 novembre 2019 20h53

      Oulà là aussi vous vous enflammez. On a l’impression à vous lire que la coopération FCA-PSA est opérationnelle et qu’elle verse de faramineux dividendes et que tout va bien dans le meilleur des mondes pour ces deux amants. Avant que FCA-PSA enfantent leur première Punto à entrailles Peugeot … Suzuki ou GM aura fusionné avec Hyundaï! Faudrait peut-être lâcher la bride à Renault des fois. On accable toujours le losange. Mettez pas la charrue avant les bœufs.

      Reply
      • zeboss on 1 novembre 2019 21h36

        @sam : je pense que le dossier PSA FCA est bouclé, tout simplement parce que les différents volets sont en place :
        – recrutement d’ex cadres de Renault, on se demandait pourquoi, la voilà la raison, encadrement plus large
        – Préparation de la réorganisation de l’actionnariat avec Dongfeng (pb avec les USA)
        – la famille Agnelli a approché Tavares pour reprendre FCA, en quittant PS… Finalement ils vont tout avoir…
        Il y a sans doute plein de petites points à voir, mais Elkan sait très bien qu’il ne passera pas 2021 sans perdre ses fameux dividendes, gommés par les pénalités CO² en Europe et aussi ailleurs… (N’oublions pas que la moitié des états US imposent des normes sensiblement équivalentes à celles en vigueur de ce coté ci de l’Atlantique)…

        Reply
        • SAM on 1 novembre 2019 21h56

          @zeboss. Que le dossier soit bouclé ou non … le temps que le partenariat soit opérationnel et donne des Alfa Roméo à plate forme 508 ou des Peugeot Truck cousins des RAM … il se sera écoulé 3 à 5 ans et un nombre incalculable de licenciements dont certains anciens cadres de Renault arrivés fraîchement. Contrairement à PSA-FCA, Renault-Nissan développe déjà des plateformes communes et le danger pour Renault-Nissan actuellement c’est plus la stratégie électrique de VW que les difficultés de FCA a contourner les normes. Alors l’Etat toujours derrière le c..l de Renault pour lui mettre la pression mais zen sur les chantiers titanesques qui attendent PSA si fusion il y a ?

          Reply
    3. lyncoln on 2 novembre 2019 8h22

       » Si, en 2020, nous n’extrayons pas tout le potentiel vertueux de cette alliance, je considérerai que mes équipes et moi avons échoué  »

      Senard est lucide et nous prévient à l’avance: Traduit en clair ça veut dire que NISSAN poursuit son travail de sape.
      C’est à dire en surface pour la galerie rien ne change mais sur le plan opérationnel tout est bloqué les projets industriels commun au point mort et les équipes techniques travaillent chacune de leur coté le flux d’échange entre les deux partenaires on note un encéphalogramme plat.
      Bruno Lemaire a beau gesticuler dans tous les sens et Senard se rendre au Japon ….LA MESSE EST DITE.
      Renault ne doit compter que sur ses propres forces et oublier NISSAN au plus vite.

      Reply
    4. Thomas on 2 novembre 2019 21h38

      Double feuilleton à suivre en 2020: la fusion PSA/FCA + la réorganisation de Renault Nissan Mitsubishi 😀

      Peut-être un 3ème ceci dit: Carlos Ghosn contre-attaque et ça va « saigner » 😀

      Reply
      • lyncoln on 3 novembre 2019 11h01

        @ Thomas
        Quelle Saga en perspective …

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