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    Accueil » Alliance Renault Nissan : Le Maire veut briser le statu quo
    Actualité

    Alliance Renault Nissan : Le Maire veut briser le statu quo

    Elisabeth StuderElisabeth Studer24 mai 201924 commentaires
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    « Le statu quo n’est pas possible, le statu quo fragilise l’ensemble, il faut avancer, progresser et consolider cette alliance », a déclaré ainsi Bruno Le Maire à la presse en marge d’une réunion de ministres à l’OCDE.

    Cette déclaration intervient alors que l’arrestation de Carlos Ghosn en novembre dernier au Japon, et son départ forcé de la présidence de Nissan – suite à de soupçons de malversations financières – ont ravivé des tensions existantes entre le constructeur japonais et Renault.

    Senard à la confiance (et la pression ? ) de l’Etat pour renforcer l’Alliance

    « J’ai toute confiance dans les capacités de Jean-Dominique Senard à obtenir des résultats concrets sur le renforcement de cette alliance qui est importante pour le Japon, pour la France et pour l’industrie automobile mondiale », a par ailleurs ajouté Bruno Le Maire.

    Une pression à peine voilée semble ainsi peser désormais sur les épaules du nouveau dirigeant, alors que Carlos Ghosn a été confronté à la même problématique en tant que dirigeant, l’Etat français, étant rappelons-le un important actionnaire du constructeur français.

    Sous la pression du gouvernement français, Carlos Ghosn avait ainsi préconisé un rapprochement plus étroit de Nissan et Renault, évoquant notamment l’éventualité d’une fusion complète, et ce, malgré les fortes réserves exprimées par Nissan.

    Précisons que Jean-Dominique Senard, l’actuel président de Renault, est également président de l’alliance Renault-Nissan. Laquelle intègre également le constructeur japonais Mitsubishi.

    Macron vigilant sur le maintien des équilibres

    En janvier dernier, alors que le tandem Bolloré-Senard venait d’être nommé à la tête de Renault, suite à la démission de Carlos Ghosn, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il veillerait au maintien des équilibres entre les constructeurs Nissan et Renault au sein de l’Alliance qui les unit.

    Les autorités françaises sont « vigilantes » au maintien des « équilibres » au sein de l’alliance entre Renault et Nissan deux mois après l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon, avait alors déclaré Emmanuel Macron au Caire. S’exprimant en tant que représentant de l’Etat actionnaire du constructeur français, lors d’une rencontre avec la presse durant sa visite officielle en Égypte.

    Nissan veut faire entendre sa voix

    Bien que son bénéfice soit inférieur à celui de Nissan, Renault détient 43,4% du constructeur japonais, qui ne détient que 15% de son homologue français mais sans droit de vote, et 34% de Mitsubishi Motors , troisième partenaire de l’Alliance.

    Alors que Carlos Ghosn constituait la clé de voûte de l’Alliance, son départ pourrait toutefois être propice à une remise à plat du partenariat. D’autant plus que Nissan ne cache pas sa ferme volonté de laisser entendre sa voix.

    Sources : Reuters, AFP

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    24 commentaires

    1. Fabi35 on 24 mai 2019 4h12

      Pourquoi il n’est jamais question d Atovaz (contrairement à Mitsubishi) dans les articles? Il ne fait pas partie de l alliance ?

      Reply
      • Dreamer91X on 24 mai 2019 4h43

        Autovaz fait parti du groupe Renault… Renault et son staff ferait bien de préserver le statu-quo… L’avenir de Nissan n’est pas des plus radieux

        Nissan c’est un Samsung Japonais… ( division mobile )

        Reply
      • Gautier Bottet on 24 mai 2019 6h25

        Avtovaz n’est pas un partenaire de l’Alliance, mais une filiale, donc n’est pas mentionné au même titre que Mitsubishi qui n’appartient qu’en partie à Nissan.

        Reply
        • Fabi35 on 24 mai 2019 23h45

          @Gautier Pourtant le « logo/symbole » de l alliance a changé lorsque Mitsubishi est passé dans le giron de Nissan
          Et du coup Renault a combien dans Avtovaz ?

          Reply
      • Juju on 24 mai 2019 11h12

        Lors de la prise de 34% de Nissan dans Mitsubishi, Renault n’a même pas été mis au courant! Mitsubishi produisait des voiture pour Nissan et suite au scandale de chiffres truqués (uniquement sur le kei cars au Japon) , Nissan a décidé de prendre des parts!
        Mitsubishi – Renault il n’y a aucun lien direct a proprement parlé!
        Dommage pour Mitsubishi Motors que le conglomérat Mitsubishi n’ai pas voulu injecter plus de fond (surement parce que leur division auto ne représente que 7% de leur CA).
        Les japonais ne veulent pas d’une fusion, déjà que l’âme de Nissan a été noyé dans Renault. Ils ne veulent pas se faire constamment imposé des choix d’ingénierie. En effet, Renault impose ses motorisations, des choix lors de la construction de châssis. Alors que Nissan a un savoir-faire indiscutable en qualité, fiabilité et surtout accessibilité.
        Il risque d’en être de même pour Mitsubishi qui produit d’excellent moteur (1er diesel au monde avec calage variable de soupape, pionner dans l’injection direct essence dès 1995 avec leurs moteurs GDI).
        A l’international, les acheteurs privilégient les moteurs jap atmo.
        Certes Renault a sauvé Nissan, tout comme lDongfeng est venu aux côtés de l’état pour PSA récemment. Les constructeurs jap n’allaient pas bien financièrement à un moment données et les autres constructeurs ont fait de même : Daimler Chrysler-Mitsubishi à l’époque, Ford-Mazda etc, sauf Toyota, Subaru resté indépendant.
        C’était la meilleure chose pour Renault, car sans Nissan, Renault aurait disparu! Nissan tient la barre du groupe vendant plus de voiture et dégageant plus de chiffres!
        Une alliance est faite de choix suivant des compromis, pour avoir travailler avec eux, Renault n’est pas tellement dans cet optique. Allez voir les usines de Nissan, Renault essaie d’arriver à ce stade mais il y a encore du chemin… ça viendra il faut juste encore un peu de temps.
        Tant que Renault brandit le sujet de la fusion, les tensions seront toujours là!

        Reply
        • wizz on 24 mai 2019 11h24

          intéressant…

          quel est donc ce 1er diesel au monde avec calage variable de soupape?

          Reply
    2. Gautier Bottet on 24 mai 2019 6h26

      « Renault détient 43,4% du constructeur japonais, qui ne détient que 15% de son homologue français mais sans droit de vote, et 34% de Mitsubishi Motors »

      C’est Nissan qui détient 34% de Mitsubishi, pas Renault.

      Reply
      • Juju on 24 mai 2019 11h15

        Exact, les gens ont du mal a comprendre!
        De plus une alliance c’est n’est pas une fusion, Renault n’est pas propriétaire de Nissan mais actionnaire majoritaire.

        Reply
    3. shooby on 24 mai 2019 6h32

      Il y a autre chose que monseigneur le Maire (aka celui qui disait « Emmanuel Macron, c’est l’homme sans projet parce que c’est l’homme sans conviction ! » avant de demander à Emmanuel Macron juste élu d’être dans son équipe ministérielle) est en train de nous briser là, au vu de son côté « j’parles beaucoup mais j’fous rien »

      Reply
      • SAM on 24 mai 2019 9h37

        L’action Renault baisse … une montée dans le capital pour l’Etat? C’est probable si rien ne bouge.

        Reply
    4. Kaizer Sauzée on 24 mai 2019 8h47

      Il serait peut-être intéressant de préciser dans quelles conditions Renault est venu au secours de Nissan à l’époque. Sur le plan strictement financier, et boursier, c’est quand-même Renault qui leur a sauvé les miches.
      Je pense que les dirigeants de Nissan ont monté cette affaire pour faire passer au second plan leurs mauvais chiffres et essayer de sauver leur peau.
      Car, malgré ce dont on l’accuse, le bilan de Ghosn à la tête de l’Alliance est bon. Ils se seraient trouves en position fragilisée si l’affaire n’était pas sortie.

      Reply
    5. SAM on 24 mai 2019 9h38

      Sinon la Clio a obtenu ses 5 étoiles.

      Reply
      • Gautier Bottet on 24 mai 2019 10h37

        Oui, sujet en cours de préparation…

        Reply
    6. Hervé Soulié on 24 mai 2019 10h07

      Bruno Le Maire peut bien afficher les postures qu’il veut en matière de fusion Nissan-Renault, il est douteux que cela impressionne le camp japonais (Etat et Nissan).

      Reply
      • philouze on 24 mai 2019 12h58

        mais leur impression, en réalité, on s’en cogne. le droit des affaires leur donne une position minoritaire, et par « courtoisie » mais aussi historique dans la société, pour ménager les susceptibilités voir pire… peut être pour faire de Nissan le pourvoyeur de fond OFF de Ghosn, Nissan a en échange obtenu une position égalitaire totalement injustifiée.
        Il n’est pas impossible que Ghosn, a son insu ou pas, s’est retrouvé tellement compromis qu’il n’a jamais eu les leviers pour faire mieux.

        J’espère que les nouveaux mettront tout ça au pas, avec une vraie fusion, 100% des plateformes commune, et la GTR en 1.6DCI.

        Et les états d’âme des boss de Nissan, OSF

        Reply
    7. Patdpau on 24 mai 2019 10h26

      LE MAIRE ferait mieux de nous parler de GM&S, Ascoval, Ford Blanquin, et les autres usines qu’il regarde se fermer….

      Encore un Roi de la POSTURE ! Menteur !

      Reply
    8. greg on 24 mai 2019 11h54

      Pitié quoi, la politique a déjà fait assez de mal dans ce dossier…
      Si Hollande n’avait pas voulu imposer les droits de votes doubles de l’Etat chez Renault, la situation serait tout autre aujourd’hui.

      Reply
      • bzep on 24 mai 2019 12h52

        Je ne le pense pas !

        Reply
        • bzep on 24 mai 2019 12h54

          Renault ou la France pourrait faire un geste en accordant un droit de vote à Nissan pour leur(s) 15%.

          Reply
      • miké on 26 mai 2019 23h45

        Hollande ou macron ?

        Reply
    9. greg on 24 mai 2019 12h56

      Sans cette histoire de droits de vote, il n’y aurait pas eu d’accord liant les mains de Renault…

      Reply
    10. aimelauto on 26 mai 2019 18h56

      Nissan fait vivre le groupe depuis 10 ans….ils vendent au moins 2 fois + de vehicules et surtout Nissan est une marque de confiance aux Usa et en Asie.

      Reply
      • miké on 26 mai 2019 23h46

        Renseigne toi sur nissan aux usa a l’instant t.

        Reply
    11. arabaoana on 27 mai 2019 10h35

      Deux familles oubliées sont concernées dans cette affaire de Renault et Nissan. La famille Reagan et Renault, qui ont créé à chacun leurs marques. Nissan pré- destiné pour le marché américain auparavant, et également au Royaume Uni devenu un leader de la technologie. Renault automobile et aviation postale avait beaucoup de succès dans la construction de voitures et l’aviation. Malgré tout le monde a évolué et l’état contrôle Renault actuellement au profit de l’économie française et du bien être de ses ouvriers et de ses salariés. Dans la production, les efforts de Renault sont axés dans tous les pays y compris la Corée du sud à travers Samsung, la Russie avec V.A.Z, la Roumanie avec Dacia y compris le transfert de la technologie à grande capacité de production. L’équilibre de Renault se poursuit avec succès même si on traverse le désert et en conclusion si Fiat rejoint ce groupe, Renault Nissan Fiat deviendra le premier producteur du siècle qui pourrait monter jusqu’à 20 millions de voitures annuellement.

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