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    Accueil » Essai Cadillac ATS, une allemande à l’américaine (1/3)
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    Essai Cadillac ATS, une allemande à l’américaine (1/3)

    Frederic PapkoffFrederic Papkoff11 novembre 2012Aucun commentaire
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    L’extension de la gamme Cadillac s’est toujours faite dans la douleur. Ainsi, avant de rencontrer le succès avec la CTS, il y avait eu la Catera. Dans son cas, l’ATS doit en Europe faire oublier la BLS, qui heureusement n’a pas marqué les esprits tant elle fut discrète. Pour donner naissance à ce nouveau modèle destiné à faire entrer la marque dans le segment D, les ingénieurs sont partis d’une feuille blanche.

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    C’est ainsi elle qui inaugure la nouvelle plateforme propulsion du groupe, baptisée Alpha. Une base qui devrait replacer à terme à la fois la Sigma (CTS / SRX) et la Zeta (Commodore / Camaro). On retrouve donc ici une architecture propulsion avec moteur avant longitudinal, essieu arrière multibras, et train avant pseudo McPherson avec double pivot. Le tout prévu pour recevoir la transmission intégrale si besoin, ainsi que la suspension Magnetic Ride, et qui a été mis au point sur le terrain de jeu des concurrents, la bien connue Nürburgring Nordschleife…

    La conception de cette nouvelle base a été placée sous le double objectif de la réduction de la masse, et de l’équilibre 50/50. Un second objectif quasiment atteint : 51/49% pour les versions à boîte automatique et même un peu mieux avec la boite manuelle. Pour la première cible, l’ATS ne joue pas les poids légers non plus, malgré le recours à l’aluminium pour une partie de la structure avant, ou au magnésium. Avec 1559 kg en version de base, elle est dans la norme, par exemple un peu plus lourde qu’une BMW 328i (1505 kg) et un peu plus légère qu’une 335i (1585 kg).

    Le but pour Cadillac est multiple. Aux Etats-Unis, le succès des BMW Série 3 ou Mercedes Classe-C montre qu’il existe un marché pour les berlines haut de gamme relativement compactes, et Cadillac aimerait bien réussir là où Lexus a échoué avec l’IS… L’arrivée en Europe est autre. Le but visé n’est pas réellement notre continent, mais les marchés émergents. Le fait de vendre des voitures aux Européens est un moyen de leur montrer son savoir faire… C’est qu’avec un unique 2.0 Turbo essence de 276 ch, ses ambitions en Europe sont relativement restreintes. L’arrivée d’un diesel devrait aider, mais ce n’est pas prévu avant de longs mois. 2014 au mieux. Le 4 cylindres atmosphérique 2.5l et le V6 3,6l proposés aux Etats-Unis ne sont pas prévus pour l’Europe.

    Objectif BMW, Audi ou Mercedes, mais l’ATS sait conserver sa personnalité. Si ses proportions sont à quelques millimètres celles d’une Série 3, sont style est bien celui d’une Cadillac, reconnaissable de loin. Même si elle tempère quelque peu son ardeur par rapport à une CTS. Elle compense la lecture très verticale de son style due aux optiques avant arrière par un travail des volumes de carrosserie, capot très exposé, nervures du bouclier, ailes prononcées…

    Après un accueil soigné avec éclairage des poignées de portes, l’accès à bord révèle un habitacle soigné. Cadillac continue ses progrès en matière de qualité perçue, à la fois pour les matériaux ou pour les assemblages. En cherchant on trouvera quelques détails qui restent à améliorer, comme les poignées de portes en plastique chromé et non pas en métal ou quelques ajustages à revoir. Mais saluons l’effort de la marque qui se hisse au niveau des références du segment.

    Lire aussi :

    – Essai Cadillac ATS, une allemande à l’américaine (1/3)

    – Essai Cadillac ATS, une américaine à l’allemande (2/3)

    – Essai Cadilac ATS, le prix de l’exclusivité (3/3)

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    Frederic Papkoff

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