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Ralf Speth, PDG de JLR, sur le départ (en retraite)

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Tata Motors vient d’annoncer que Ralf Speth, le PDG de sa filiale Jaguar Land Rover (JLR), prendra sa retraite en septembre 2020.

Tata Motors cherche un successeur pour Ralf Speth

Le groupe indien Tata Motors a indiqué jeudi dans une annonce émise à l’intention de la Bourse nationale indienne qu’il avait mis en place un comité dédié à la recherche d’un successeur pour Ralf Speth.

Selon le Financial Times, Hanne Sorensen, membre du conseil d’administration de Tata Motors  et ancien patron de la méga compagnie de tankers Maersk aurait été suggéré comme remplaçant possible de Speth.

Speth deviendra le vice-président non exécutif de JLR et restera au conseil d’administration de Tata Sons, la société holding de Tata Motors, a indiqué le président de Tata Sons, N Chandrasekaran, dans le dossier présenté à la Bourse.

Ere Speth : période d’expansion majeure pour JLR

Speth, qui aura 65 ans en septembre prochain, dirige JLR depuis 2010. Durant son mandat, le constructeur automobile britannique a poursuivi une expansion mondiale majeure avec de nouvelles usines en Chine, au Brésil et en Slovaquie, se préparant à construire un million de voitures par an.

JLR a été spectaculairement rentable durant la majeure partie de l’ère Speth, enregistrant des marges à deux chiffres de 2011 à 2015. En 2015, la société avait une marge bénéficiaire de 14%, le marché chinois alors en plein essor dopant les ventes de Range Rover.

Un modèle de croissance mis à mal par la baisse de la croissance chinoise

Le modèle de croissance de JLR a toutefois été mis à mal par le ralentissement du marché chinois. JLR a ainsi enregistré une perte de 3,6 milliards de livres (4,5 milliards de dollars) durant l’ exercice mars 2018 – mars 2019. La société a néanmoins retrouvé sa rentabilité depuis.

Alors que le développement des véhicules électrifiés augmente sérieusement les budgets d’investissement, JLR a dû s’appuyer davantage sur son partenaire industriel BMW pour garantir ses futurs approvisionnements en motorisations électriques.

En janvier 2019, le constructeur a annoncé la suppression de 4500 postes parmi ses 42500 salariés , expliquant sa décision par les effets du ralentissement de la croissance chinoise et une baisse de la demande pour ses véhicules diesel.

En 2019, les  ventes de JLR se sont établies à un peu plus de 550 000 véhicules , en baisse de 6%. Si le constructeur automobile semble moins prompt que certains de ses rivaux à électrifier sa gamme, les fortes baisses de la demande de diesel et un effondrement commercial en Chine ont affecté ses performances.

Au début du mois, le constructeur a annoncé qu’il réduirait environ de 10% la main-d’œuvre de son usine de Halewood au Royaume-Uni, modifiant les horaires de travail pour accroître la productivité sur le site. Une exigence rendu nécessaire selon lui par les effets du Brexit.

Les résultats commerciaux de JLR sur le territoire chinois ont toutefois rebondi ces derniers mois, ses ventes mondiales augmentant parallèlement de 1,3% en décembre.

Notre avis, par leblogauto.com

La tâche risque d’être ardue pour le successeur de Ralf Speth, JLR étant à la fois affectée par le ralentissement de la croissance chinoise et les effets prévisibles du Brexit. L’épidémie de coronavirus ne devrait pas arranger les choses, accentuant encore plus la baisse de la demande automobile de l’Empire du Milieu.

Sources : Reuters, Automotive News, Financial Times

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