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Luca de Meo quitte la Présidence de Seat, pour la DG de Renault ?

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Luca de Meo bientôt DG de Renault ? Alors que les rumeurs le plaçaient en tête de la short-list établie en vue de recruter le prochain Directeur Général du constructeur français, SEAT vient d’informer via communiqué que le dirigeant quittait ses actuelles fonctions de Président de la filiale de Volkswagen.

Luca De Meo quitte la Présidence de Seat

« A sa demande et en accord avec le Groupe Volkswagen » Luca de Meo quitte la présidence de Seat » indique ainsi un communiqué du constructeur. La filiale de VW ajoutant que le dirigeant restera un membre du Groupe « jusqu’à nouvel ordre. »

Le Vice-Président chargé des Finances, Carsten Isensee, assumera la Présidence de SEAT jusqu’à nouvel ordre, tout en conservant ses fonctions actuelles précise encore le communiqué.

Les « changements au sein du Comité Exécutif de SEAT entrent en vigueur dès aujourd’hui,  7  janvier 2020 », ajoute le constructeur.

Luca de Meo, candidat préféré du conseil d’Administration de Renault et de l’Etat

Le 12 décembre, plusieurs sources, allant toutes dans le même sens, avaient laissé entendre que le conseil d’administration de Renault aurait marqué sa préférence pour la candidature de Luca de Meo, alors patron de Seat, pour assurer les fonctions de directeur général du constructeur automobile français.

« Luca de Meo est le candidat préféré du conseil d’administration », avait confié une source proche du dossier, à l’issue d’une réunion rassemblant les administrateurs du groupe. Lesquels ont décidé le 11 octobre dernier de pousser vers la sortie le directeur général Thierry Bolloré. Depuis cette date, Clotilde Delbos, directrice financière de Renault en assure la direction générale par intérim.

Selon les mêmes sources, deux autres noms figuraient sur une short-list : Clotilde Delbos et Patrick Koller, patron de l’équipementier Faurecia.

Des sources concordantes affirmaient également que les représentants de l’Etat au conseil d’administration auraient parallèlement approuvé le choix du président de Renault, Jean-Dominique Senard. Ce dernier s’étant fixé pour objectif de conclure le recrutement avant la fin de l’année 2019 ou en début d’année 2020.

Clause de non-concurrence

Mais Luca de Meo était alors encore lié au groupe Volkswagen par une clause de non-concurrence. Des négociations entre Renault et le constructeur allemand devraient permettre au groupe français de garantir une rapide disponibilité laissaient entendre les mêmes sources.

Ni Renault, ni le ministère des Finances – en tant que premier actionnaire du groupe avec 15% du capital – n’avaient alors souhaité commenté l’information. « Nous faisons confiance à la direction de Renault pour choisir son directeur général », avait toutefois déclaré un porte-parole.

Luca de Meo : l’homme providentiel pour relancer Renault ?

Mi-novembre, Le Figaro indiquait pour sa part que Luca de Meo, l’actuel patron de Seat pourrait prendre les rênes de Renault, en remplacement de Thierry Bolloré. Le dirigeant répondrait en effet à bon nombre de qualités requises.

Le patron de Seat n’avait pas souhaité commenter l’information. Néanmoins, le journal affirmait alors qu’il serait vu comme favori, devançant Patrick Koller, le patron de l’équipementier Faurecia (en deuxième position selon Les Echos), et Fabrice Brégier, l’ex n° 2  d’Airbus.

Des critères de sélection bien arrêtés

Après l’éviction de Thierry Bolloré, Renault s’était donné quelques semaines pour  dénicher le mouton à 5 pattes capable de relever le défi.
Les dirigeants susceptibles de répondre aux critères de sélection retenus ne courent pas les rues. Le constructeur souhaite trouver une personne tout à la fois reconnue comme un professionnel de l’industrie – si possible automobile – qui ait d’ores et déjà tenu les rênes d’une entreprise, qui soit capable de travailler à l’international, notamment avec l’Asie … tout en sachant écrire et discourir dans la langue de Molière. Ce dernier point étant d’autant plus important que le « candidat » devra dans la mesure du possible avoir l’habitude de se confronter aux exigences d’un état actionnaire.

Le ministère de l’Economie insisterait pour sa part sur l’importance de recruter un patron charismatique afin de pouvoir repositionner le constructeur comme un groupe mondial.

Un profil international recherché

Jean-Dominique Senard, le président du constructeur automobile a quant à lui obtenu de l’Etat que le prochain patron du groupe Renault ait un profil international. Fin octobre, lors d’un entretien sur France Inter, le dirigeant a estimé que le futur directeur général du groupe, successeur de Thierry Bolloré, ne serait pas obligatoirement français. Déclarant que cela n’était pas « une absolue nécessité» , tout en soulignant que la recherche d’un nouveau dirigeant était toujours en cours.

Luca de Meo : l’homme de la situation ?

Face à de telles exigences, Luca de Meo pourrait apparaître comme l’homme de la situation. Répondant à tous les critères recherchés.

Atout non négligeable : il a su démontrer son efficacité en repositionnant la marque Seat, tâche d’autant plus dure que le secteur automobile est confronté à la nécessité de s’adapter aux nouvelles normes environnementales de plus en plus strictes, au moment même où la demande internationale est à la peine.

Seat : une dynamique commerciale et une rentabilité performantes

Alors que la marque Seat était donnée comme moribonde il y a près de 20 ans, ayant même frôlé le dépôt de bilan, sa dynamique commerciale est désormais très forte. Ses ventes ne cessent d’augmenter, faisant fi du ralentissement du marché.

Mieux encore, la rentabilité de Seat ne cesse de s’accroître, des modèles bien positionnés lui permettant d’augmenter le prix moyen des véhicules. La marque est également dotée d’une dynamique produit très forte, lançant plusieurs modèles chaque année.

Luca de Meo a pu également démontré sa créativité et son audace en lançant la marque sportive Cupra.

Luca de Meo en faveur d’une internationalisation de Seat

Alors que Renault et l’Etat actionnaire souhaite repositionner le constructeur français comme un groupe mondial, Luca de Meo souhaite mettre l’accent sur l’internationalisation de Seat.

La marque espagnole va ainsi lancer une grande offensive en Amérique Latine, profitant de sa culture hispanique pour s’y faire une place. Tout en lorgnant une cible de choix : la Chine.

Notre avis, par leblogauto.com

Affaire à suivre ….  Bientôt un communiqué de Renault  ? Ironie de l’histoire, sa nomination pourrait intervenir  le jour même de la conférence de presse de Carlos Ghosn, ancien patron désormais  déchu du constructeur.  Juste un hasard de calendrier ? Ou une nouvelle tentant d’en chasser l’autre ?

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8 Commentaires sur "Luca de Meo quitte la Présidence de Seat, pour la DG de Renault ?"

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greg
Invité

« Atout non négligeable : il a su démontrer son efficacité en repositionnant la marque Seat »
Ah bon.
Perso j’ignore toujours le positionnement de Seat mais bon…

Kaizer Sauzée
Invité

Ben du copié-collé de VW low cost fabriqué en Espagne plutôt qu’en Tchéquoslovaquie, en Hongrie ou en Turquie…

zafira500
Invité

Ah bon, je croyais que Seat était l’Alfa Romeo espagnol. On m’aurait menti ?
La Tchécoslovaquie n’existe plus, scindée en République Tchèque et Slovaquie.

Rickyspanish
Invité
C’était peut-être vrai jusqu’au milieu des années 2000 où les Seat faisaient un peu plus sport avec un design plus latin que les autres marques du groupe. Depuis, c’est moins clair… le design Seat est devenu plus « strict » et « germanique » avec des triangles, arêtes, lignes et se confond avec les VW ou les Skoda… ce qui leur a permis de replâtrer des modèles entre les marques à peu de frais (cf. Tarraco/Tiguan, Ateca/Karoq) et de développer la gamme Seat. Le choix augmentant, les ventes l’ont fait aussi, le tout en sachant que c’est du VW pour un peu moins cher…… Lire la suite >>
Mwouais
Invité
‘.Atout non négligeable : il a su démontrer son efficacité en repositionnant la marque Seat, tâche d’autant plus dure que le secteur automobile est confronté à la nécessité de s’adapter aux nouvelles normes environnementales de plus en plus strictes, au moment même où la demande internationale est à la peine.’ —-euh, la base produit VW est là pour les normes environnementales. Je ne perçois pas de modification de positionnement en 20 ans (en réalité depuis la Ibiza, le positionnement est constant). Mais bravo pour la rentabilité évidemment. (Le positionnement avec un Alhambra par exemple est encore flouté.) … … Mieux… Lire la suite >>
bzep
Invité

L’image de Renault ne repose pas que sur la clio.

SGL
Invité

Surtout que le saut de qualité des derniers modèles de Renault est très net sur la Clio 5 et Captur 2… Pas encore sur la fiabilité néanmoins.
Mais l’avenir « automobile » se présente bien pour Renault.
L’avenir « managérial » … ?

Mwouais
Invité

Ça allait de soi…et on suppose que sur la génération à venir, outre le Captur et une fois les dégâts Koleos/Kadjar écartés, les Meganes, Talisman et puis c’est tout, plus d’Espace seront à niveau parallèle à la Clio V.

Risque à la génération à paraître dans 10 ans de refaire un cycle mauvais ? 😉 (si elle est autonome ce sera comique)

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