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BMW Motorsport célèbre les 50 ans de ses moteurs turbo

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Des berlines tourisme aux GT en passant par la F1, BMW Motorsport a joué un rôle majeur dans l’essor de la technlogie du Turbo. Le département Motorsport célèbre les 50 ans du premier moteur BMW turbo de compétition, qui a ouvert la voie à une lignée prestigieuse de mécaniques de très haut niveau.

BMW 2002 TIK, la pionnière

TIK

En 1969, BMW Motorsport n’existe pas encore mais le constructeur bavarois, sauvé de la faillite dans les années 60 grâce au succès de ses petites berlines, s’affirme dans la compétition automobile pour démontrer son savoir-faire et les qualités sportives de ses modèles. La 2002 lancée en 1968 est immédiatement engagée dans le championnat d’Europe de tourisme, où elle se frotte entre autres aux Alfa Romeo GTA. Dieter Quester remporte le titre dans la division 3 et l’année suivante, BMW aligne la 2002 TIK. Elle est équipée cette fois-ci d’un moteur M121 dont le turbocompresseur, réglé à 0,98 bar,  fait passer la puissance de 210 à 280 chevaux à 6500 tours/min. La TIK remporte le titre et fait office de laboratoire roulant. Elle permettra à BMW de commercialiser en 1973 la fameuse 2002 Turbo, la première voiture de série européenne à proposer une motorisation de ce genre. Une voiture sulfureuse, au point qu’elle fit débat jusqu’au sein du Bundestag.

3.0 CSL, le monstre du groupe 5

Une fameuse Art Car

Dévoilée en 1972, la BMW 3.0 CSL est considérée comme la première véritable voiture « M » de la marque, bien qu’elle n’en porte pas encore officiellement le label. C’est bel et bien le département course qui développe ce fameux coupé. Avec son aileron de requin qui lui vaudra le surnom de « Batmobile », la CSL est née pour la course et multiplie les victoires en tourisme et en Endurance. Chaque année, le 6 cylindres en ligne de 3200cc de cylindrée évolue et atteint des sommets dans la catégorie Groupe 5, dépassant allègrement les 450 chevaux. En 1976, avec une pression de 1,76 bar et gavé par deux turbocompresseurs, le M49/4 délivre même 750 chevaux sur la version Art Car de Frank Stella, alignée aux 24 heures du Mans. On retrouvera cette lignée de moteurs turbo dans la catégorie Groupe 5 avec les 320 Turbo puis la fameuse M1 Procar de 1979.

BMW F1 Turbo, la démesure des eighties

Basé sur le M10 4 cylindres de série inauguré au début des années 60 (!) et dérivé de celui installé sur la 320 Turbo, le moteur M12/13 1500cc développé par Paul Rosche arrive en F1 pour la saison 1982, quelques années après que Renault ait initié la révolution du turbo dans la discipline. Ce moteur comporte 4 soupapes par cylindre et un double arbre à cames en tête avec injection Bosch. Alimenté par un turbo KKK, il donne à l’origine 560 ch à 9 500 tr/min sur la Brabham de 1982 puis gagne constamment en puissance, pour atteindre 900 chevaux en configuration course en 1987.

Mais en qualifications, c’était la folie : pas de contraintes de consommation ni de longévité. A cette époque où les notions de développement durable et de durabilité sont assez obscures, on mettait des pneus spéciaux et un ensemble moteur-boîte « spécial qualif » qui ne tenait que quelques tours, juste le temps de claquer un chrono. On pouvait monter bien plus haut avec une pression de suralimentation réglée jusqu’à 5 bars ! On a parlé de 1400 chevaux en 1986 pour le BMW de la Benetton (soit…930 chevaux par litre de rendement !) mais le constructeur n’a jamais pu mesurer exactement sur banc la puissance délivrée, puisqu’ils ne pouvaient aller au-delà de 1280 chevaux ! Gerhard Berger affirma « Je dérapais encore en sixième en haut de la montée de Massenet à Monaco, à près de 310km/h… »

Les moteurs Turbo ont aussi fait leur apparition en GT, avec le P63 de la BMW M6 GT3 en 2016 (V8 de 4,4 litres jusqu’à 585 ch) puis en 2018 son évolution P63/1 sur la M8, ramenée à 4 litres pour se conformer à la réglementation GTE. Ici, pas question de course à la puissance puisque les balances de performances équilibrent le niveau des différentes voitures engagées.

2019: L’efficience de la M4 DTM

Le turbo a fait son apparition dans le championnat DTM en 2019. Le moteur P48 de la M4 est un turbo à quatre cylindres de deux litres, capable de développer plus de 600 ch avec des pressions de suralimentation allant jusqu’à 2,5 bar. Mais la folie insouciante des années 80 est révolue, place désormais à l’efficience. Comme la réglementation spécifie une quantité maximale de carburant, les travaux de développement ont porté principalement sur l’efficacité du rendement et de la consommation. Avec 85 kilos, ce moteur ne pèse que la moitié de son prédécesseur !

 

Source et images : BMW M, Flickr

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5 Commentaires sur "BMW Motorsport célèbre les 50 ans de ses moteurs turbo"

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AXSPORT
Invité

Respect !!!

🙂

Bizaro
Invité
Joyeux anniversaire : ziiiiiiiiiiiiiiiiii. Mode extrêmiste écolo = 1 : Bon maintenant il est temps de passer à autre chose : l’électrique! Efficience et pollution Tesla fait mieux alors qu’ils sont nouveaux! Mode extrêmiste écolo = 0 Mode intégriste Puriste = 1 : Un turbal c’est pour les Tr** de Bal! rien ne vaut l’atmo! Mode intégriste Puriste = 0 Mode régressiste « c’était mieux » avant » = 1 : Ah! la 2002 et la CSL c’étaient des vraies caisses, pas comme les petites merdes à trois cylindres pas fiables, avec toutes le mêqui nous pondent aujourd’hui. Mode régressiste « c’était mieux » avant »… Lire la suite >>
Invité

Donc quelque part, et au risque de me prendre des « -1 » en pagaille, la calamité contemporaine que sont les moteurs downsizés on la doit un peu à BMW Motorsport alors ?

Seb
Invité
Peut être mais pas pour les mêmes raison qu’aujourd’hui , ça aura permis de mettre un 4 cylindres 2.0 de 170 cv sous le capot des 2002 Turbo en 1973 , la ou pour atteindre la même puissance en atmo il faudra attendre 1982 sur des 6 cylindres 2,5l surement un poil plus gourmands … Je pense que le but principal à l’époque était surtout d’avoir une petite voiture agile et équilibrée sans avoir un lourd 6 cylindres sous le capot Aujourd’hui l’utilisation c’est surtout pour réduire la pollution et toutes ces conneries .. Le vrai downsizing est une telle… Lire la suite >>
SGL
Invité

Pas un mot sur la fin programmé de l’i8 ?

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