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Salons automobiles : Monaco veut se faire une place

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siam

Du jeudi 28 février au dimanche 3 mars, Monaco accueille sur le quai Albert 1er la 3e édition de son salon international de l’automobile (SIAM). Alors que la guerre fait rage entre les différentes villes hôtes pour attirer les constructeurs et les exclusivités, Monaco essaie de se faire une place au soleil.

L’évènement, placé sous le haut patronage du prince, a été créé en 2016 par Thierry Hesse, qui fut commissaire du mondial de l’automobile de Paris jusqu’en 2014, et de son fils Nicolas Hesse, qui représente la société monégasque Expo Monaco.A quelques jours de l’ouverture du salon de Genève, Monaco essaie de se démarquer. Le salon, installé sur l’esplanade occupée par les stands lors du grand prix de F1, se divise en plusieurs secteurs: automobiles classiques, supercars et véhicules haut de gamme, avec une mise en valeur particulière de l’électrique et des technologies dites « vertes » et innovantes. Le sport automobile a droit aussi à son espace, plus important d’ailleurs que les années précédentes.

En plus des nombreux constructeurs généralistes et premium représentés, l’espace d’exposition traduit la forte présence dans la principauté d’acteurs russes (SMP Racing et BR Engeneering, qui sont associés en WEC) et italiens (Pininfarina, Icona design, Dallara qui présente son modèle de route Stradale, Tecno, etc) de l’automobile. La principauté n’est pas en reste évidemment avec la marque Venturi, très investie en Formule E et propriété du célèbre entrepreneur monégasque Gildo Pastor ainsi que MonteCarlo Automobile, qui depuis les années 80 propose des modèles très exclusifs et assez atypiques.

La compétition est particulièrement à l’honneur cette année. Lors de la soirée presse du jeudi soir, un hommage et un prix spécial ont été rendus à un invité de marque: Arturio Merzario.

merzario
Merzario et son incontournable chapeau. A sa droite, Fulvio Ballabio, ancien pilote de monoplace et offshore des années 80.

Pour les plus jeunes, ce nom ne dit rien mais pour les amateurs de sport automobile et les plus anciens, Merzario, c’est l’incontournable pilote au chapeau blanc, dont la carrière est intimement liée à la firme Marlboro. Merzario a disputé 57 grand prix dans les années 70 pour Ferrari, Wolf ou encore Williams. Il a même aligné à la fin des années 70 sa propre monoplace, mais sans grand succès. La carrière de Merzario en F1 est aussi liée à celle de Niki Lauda, puisque l’Italien a été l’un des premiers à arriver sur l’accident de l’autrichien au Nurbugring en 1976 et l’a sorti des flammes. On sait que les deux hommes ne s’appréciaient guère. Quand on demande à Merzario comment Lauda l’a remercié de l’avoir sauvé, il vous répond « c’est une longue histoire, compliquée ». Merzario a surtout connu la gloire en Sport-prototypes, remportant de nombreuses classiques comme la Targa Florio et des titres d’Endurance avec les Ferrari 312PB et Alfa Romeo T33 SC. L’époque bénie où les pilotes sautaient d’un baquet de F1 à une voiture de sport-prototypes comme un rien.

L’avis de leblogauto.com

On ne peut que se réjouir d’avoir un salon supplémentaire qui essaie de proposer un positionnement spécifique. Monaco renforce encore davantage sa présence dans l’univers automobile. Reste à gagner en notoriété, ce qui est normal pour un évènement encore très jeune.

Sources et image : SIAM, auteur

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