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Nissan : non à un Ghosn bis privilégiant Renault

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Nissan aurait rejeté la demande de son partenaire Renault d’envoyer un successeur doté de pouvoirs similaires à ceux détenus auparavant par le désormais président déchu, Carlos Ghosn. C’est en tout cas ce qu’ont indiqué mardi des sources proches du dossier. Laissant ainsi entrevoir l’ampleur de la lutte entre les deux partenaires pour la prise de pouvoir.

De même source, on indique que Renault, principal actionnaire de Nissan qui a décidé de maintenir Ghosn à sa tête – conformément à ce qui lui impose la loi française – malgré son arrestation en novembre dernier pour inconduite financière présumée, aurait émis une telle requête lors de la réunion du conseil d’urgence du constructeur japonais qui s’est tenue le 22 novembre.

La proposition visait à protéger les intérêts du constructeur français et à maintenir son influence au sein de Nissan après le limogeage de Carlos Ghosn.

Mais le président de Nissan, Hiroto Saikawa, a déclaré vouloir revoir la structure de management de l’Alliance Renault Nissan. Estimant que la concentration excessive de pouvoir autour du dirigeant désormais en détention avait compromis la transparence et la gouvernance.

Saikawa estime également que les relations entre Nissan et Renault sont déséquilibrées et que la structure actuelle favorise le constructeur français. Bien que son bénéfice soit inférieur à celui de Nissan, Renault détient 43,4% du constructeur japonais, qui ne détient que 15% de son homologue français mais sans droit de vote, et 34% de Mitsubishi Motors , troisième partenaire de l’Alliance.

D’autres sources affirment par ailleurs qu’en vertu de l’accord conclu entre Nissan et Renault, le constructeur automobile japonais se doit d’intégrer des cadres supérieurs issus de son homologue français.

Le 30 novembre dernier, Saikawa, Thierry Bollore, patron de de Renault par intérim, et Osamu Masuko, président de Mitsubishi Motors, ont décidé de d’assurer la direction de l’alliance tripartite par le biais d’un processus de consultation. Ce qui constitue une rupture apparente avec le processus de prise de décision mis en oeuvre  jusqu’à présent par Carlos Ghosn, indiquent pour leur part les dirigeants japonais.

Néanmoins, la lutte pour le leadership devrait se poursuivre car, aux termes de l’accord en vigueur entre Nissan et Renault, le poste de PDG et de président de l’Alliance doit être assuré par un membre du personnel du constructeur français, estiment quant à eux des analystes.

Le gouvernement français redouble d’efforts en faveur de Renault

Le gouvernement français, principal actionnaire de Renault, a également intensifié ses efforts pour maintenir le contrôle de du constructeur français sur l’Alliance.

Il a ainsi déclaré qu’une personne issue de Renault devrait continuer à diriger Renault-Nissan B.V., société basée à Amsterdam et chargée de superviser le partenariat, et que les participations croisées actuelles devraient être maintenues.

Les analystes estiment en effet que dans le contexte social extrêmement tendu observé à l’heure actuelle en France, il est on ne peut plus essentiel pour Emmanuel Macron que Renault maintienne son rôle dans l’économie du pays tout en créant des emplois.

Sources : Kyodo

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44 Commentaires sur "Nissan : non à un Ghosn bis privilégiant Renault"

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Fred21
Invité

Les accords sont les accords mais il faudra bien lâcher du lest si ils veulent que ça perdure

polo
Invité

Renault détient 43% de Nissan à un moment ils ont quand même le droit de faire ce qu’ils veulent, c’est leur argent qui a été investi dans Nissan quand ce dernier allait mal. De toute façon Saikawa il n’a pas trop le choix de faire avec sinon c’est simple lors de la prochaine AG il saute. Ce serait de v oir ce qu’il se passerait dans la situation inverse!

Francois
Invité

Entièrement d’accord, il y a un moment où Renault va devoir rappeler qui est le boss et qui est le sous-fifre parce que les âneries, c’est marrant 5 minutes mais pas plus.

Louis
Invité
Renault a surtout besoin d’un bon rappel à l’ordre et de se rendre compte de la réalité du rapport de force existant. Le réveil de Nissan va lui faire du bien pour se remettre à sa place. Nissan et Mitsubishi n’ont absolument plus besoin de Renault, qui ne leur apporte rien sur le plan technologique à part des moteurs diesel foireux dont plus personne ne veux à part le français moyen sans le sou. Renault n’a fait que piller les technologies de Nissan dans une relation sacrément déséquilibrée et continue à se comporter comme le petit chef. La bonne vienne… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin

43%….

wizz
Membre
Le fait que Nissan ou Mitsubishi n’aient plus besoin de Renault ne changera rien. Dans le monde capitaliste, celui qui possède des actions d’une entreprise est aussi patron de cet entreprise, proportionnellement à son pourcentage Il y a une cinquantaine d’année, il y avait une petite start up californienne, « un truc de plantation de pommier ». A cette époque, avec quelques dizaines de millions de dollars, on pouvait surement posséder 30%, ou 40%, ou meme 50% de cette société. Cette compagnie de « plantation de pommier », c’est Apple. Aujourd’hui, Apple n’a besoin de personne Mais supposons que mes grands parents avaient eu… Lire la suite >>
Georges
Invité

Louis, tu devrais retourner à l’école si tu n’y es plus pour apprendre l’histoire du Japon.
Et vas donc demander aux coréens et à certains chinois ce qu’ils en pensent de ce pauvre Japon colonisé depuis toujours par les méchants de chez Renault.
Les japonnais sont certainement plus racistes que les français et le Japon a un héritage colonialiste bien plus détestable que celui de la France.

zeboss
Invité

satanés (gilets) jaunes…

otto
Invité

Mon prof d’economie disait : petit minoritaire, petit couillon, gros minoritaire, gros couillon. Il etait meridional…

From Tokyo
Invité
@Fred21 D’accord avec vous, nous ne sommes plus en 1999. La situation a évolué. Nissan (+Mistubishi) pèse aujourd’hui bien plus que le Groupe Renault. La requête de Nissan de vouloir rééquilibrer la balance me semble tout à fait légitime. Et, même si je comprends la volonté de l’Etat Français de montrer qu’ils font tout pour aider Renault, il me semble que la démarche est contre-productive. Nissan s’est toujours méfié de l’importance de l’Etat dans le groupe Français (la loi Florange n’a pas aidé). Quand M Le Maire annonce que l’Alliance doit absolument rester telle qu’elle est, il rend les relations… Lire la suite >>
sunseeker
Invité

La balance a change et peut de nouveau rebasculer… Ayant vecu 10 ans au Japon, y ayant bosse au point d’avoir ete un des seul membres non japonais d’un CA d’une boite cote au Japon, le probleme est a mon avis autant voir plus politique et « xenophobe » que purement economique. Une des raisons du succes de Nissan est l’alliance, les economies d’echelles (plateforme, moteur, etc.). Et puis sans Renault Nissan serait 6 pieds sous terre. Saikawa a juste les dents tres tres longues… mais en effet c’est un jeu dangereux meme pour lui.

bob
Invité

Rien n’empèche une banque Japonaise d’acheter des actions Renault afin de faire pencher la balance non ?

Vincent
Invité

ou inversement… qu’un chevalier blanc français (banque, milliardaire ou autre) achète des actions Nissan (pour passer le cap des 50%) ou Renault (qui s’ajouteraient à la participation de l’Etat pour empêcher toute prise de contrôle par les japonais)… avec la crise boursière qui débute, racheter un grand groupe va devenir abordable.

greg
Invité

La Situation de Nissan est bien moins rose qu´il n´y parait, cela ne vous étonne pas que le Cour de l´action reste bas de manière continue depuis plusieurs années? Il a toujours fluctué entre 7 et 10 €.
De même, cela ne vous étonne pas davantage que justement, personne n´ait vraiment investi dans l´achat d´actions? A ce Prix-là, peu hésiteraient…

Maximus
Invité

On est en train de se faire gentiment b… par nos amis nippons qui semblent avoir bien préparé leur coup … Mais pourquoi Renault n’achète pas les 7% manquants pour que les choses soient claires ? Ils pourraient faire ça tout en garantissant à Nissan leur autonomie, ce qui éviterait une longue guerre de pouvoir autodestructrice au préjudice final de Renault économiquement plus faible.

From Tokyo
Invité

@Maximus
De toute évidence, vous connaissez plutôt mal la mentalité japonaise. L’honneur est une valeur très importante ici. Les Japonais vivraient très mal un tel rachat par le Français et ce n’est pas dans l’intérêt de l’Alliance.

greg
Invité

En l´occurence ce n´est pas l´honneur mais le nationalisme japonais qui flirte très souvent Avec la xénophobie. Et effectivement du coup un étranger prenant le contrôle concret et formel d´une grande entreprise nippone c´est un quasi-sacrilège chez eux.

F1Pat
Invité

arcelor mittal ?
nationalisme ?

Max93
Invité

L’Honneur? En trahissant? En tout cas les japonais de base voient ça plutôt comme une trahison opportuniste et honte pour l’image de leur pays.

Invité

tu m’étonnes, c’est quand même pour éviter que Ghosn ne fusionne Renault et Nissan au profit de Renault qu’ils ont lancés leurs boules puantes ! Aucune reconnaissance pour celui qui les a sauvé de la faillite, ces japs !

La denrée
Invité
Puisqu’on est dans les termes racistes (japs), on va y aller à fond face à cette belle mentalité de frouze moyen. Selon toi les japonais devraient ramper devant le maître civilisé qui les a « sauvés » d’une hypothétique faillite, comme au bon vieux temps des colonies, même si ce dernier est en train de leur mettre à l’envers ? Heureusement qu’il y a encore des peuples avec un minimum de fierté nationale bien placée. Chez les frouzes donneurs de leçon par contre on baisse très facilement sa culotte devant les investisseurs quataris, chinois ou indiens, avec le succès que l’on connaît.… Lire la suite >>
Tof
Invité

Nissan n’a rien remboursé à Renault, qui n’est pas une banque.
L’un détient en partie l’autre, c’est tout aussi simple que cela.
Si Nissan veut changer le rapport de force, il lui suffit de racheter des actions Renault. Tout le reste n’est que fadaises: l’inculture n’est pas là où certains croient.

Invité
non, laisse le parler, si moi-même je ne lui ai pas répondu c’est qu’il y a une raison : j’évites les troll. Surtout que celui-là est bien baveux, avec son coup du sophisme de l’Homme de Paille, où il attaque directement sur un phantasme (« j’ai insulté les japonais, j’ai fais preuve de racisme » … celle là elle est forte. Demain il prétendra quoi ? Que je suis de Daesh ?) Mais sinon, en fait, que pense notre ami le troll de al dernière news venant du pays du milieu (ah, il va encore jurer que c’est trop raciste, ça ptdr),… Lire la suite >>
Invité

attention, j’ai laissé une mine, il va faire 3 … 2 … 1 … ignition

zafira500
Invité

@La denrée
Japs n’est pas un terme raciste, c’est un diminutif, comme ricain. Il faut arrêter de voir du racisme partout.

Le Bougre
Invité

Nissan devrait reprendre son indépendance. Ils sont deux fois plus importants que le francais.
.
Renault est un constructeur de bas de gamme avec des modeles rudimentaires (dacia),et tres peu present hors Europe….
alors que Nissan est un constructeur mondial de vehicules plutot moyenne-gamme (Almera /Rogue….) qui ont une image forte aux Usa et logiquement sur toute l’asie.

greg
Invité

Bah déjà ils peuvent pas reprendre leur indépendance car pour cela il faudrait que Renault soit d´accord 😛
Ensuite, aux USA Nissan performe bien, mais vend malgré tout moins que Honda. Au Japon ils sont en perte de Vitesse, et en Asie ils sont plutôt moyens (la sauce Datsun ne prend pas par exemple).
En Europe ils dépendent plus ou moins entèrement de trois modèles.

pat d pau
Invité

Au debut Nissan faisait des grosses marges (9,5%), c’etait le debut du cost killer.
Et petit a petit (7,5% puis 5,5%), le cost killer a fait des Nissan peu fiable, assez bof, sans technologie..
Les ventes baissent, les marges aussi et on a finalement un Nissan qui va pas si bien maintenant…. mais quand meme 2 fois plus gros que renault. Si l’alliance continue dans ce chemin, Nissan va devenir un DaciaAsiatique (cf. Datsun) et ca ne plait pas au japonnais qui ont Toyota, Honda et Huyndai/Kia (le coreen) en exemple… Infiniti quitte l’Europe.

greg
Invité

« Infiniti quitte l’Europe. » Cette Information vient d´où?
Sinon:
https://europe.autonews.com/article/20181129/BLOG15/181129727/nissan-s-success-story-in-europe-takes-a-dive

Lee O Neil
Invité

@ Le Bougre : on peut aligner à longueur de temps des messages négatifs contre les constructeurs automobiles français mais les faits sont là :

C’est Renault « un constructeur de bas de gamme avec des modeles rudimentaires (dacia),et tres peu present hors Europe » qui a sauvé Nissan « un constructeur mondial de vehicules plutot moyenne-gamme (Almera /Rogue….) qui ont une image forte aux Usa et logiquement sur toute l’asie. »

Sans Renault, il est fort probable que Nissan n’existerait pas aujourd’hui.

La denrée
Invité

Totalement faux. Si ça n’avait pas été Renault, ça aurait été un autre constructeur. Faut arrêter d’écrire des idioties comme ça.

Francois
Invité

Qui, à part Renault, se serait ouvertement déclaré intéressé par Nissan il y a presque 20 ans ? Un nom et une source, c’est possible ?

zafira500
Invité

@Francois
Il y avait Ford, mais ça n’avait pas été plus loin.

wizz
Membre
dans les années 90, Nissan avait aligné 9 années de perte dans cette décenie. Nissan avait 200 milliards de francs de dette lorsque Renault avait acquis 19.9% de celui ci. Personne n’avait voulu de Nissan. Mercedes était très riche, mais avait préféré porter son investissement sur Mitsubishi. Il leur restait même assez de milliards pour acheter Chrysler peu après GM était encore plus riche, mais ce fut Suzuki son choix Ford était riche aussi, mais ce fut Mazda Ces 3 acteurs auraient largement pu surenréchir de l’offre de Renault, mais ont évité de s’aventurer chez Nissan Le gouvernement japonais avait… Lire la suite >>
zafira500
Invité

@La denrée.
« Si ça n’avait pas été Renault, ça aurait été un autre constructeur. »
Sauf que ça n’a pas été le cas. D’ailleurs, ça me fait penser à une phrase qu’à dite le patron de Ford de l’époque (Jacques Nasser si j’ai bonne mémoire), qui était aller voir chez Nissan pour un éventuel rachat : »Investir dans Nissan, c’est comme si vous mettiez vos dollars dans un container et le jetiez à la mer ».

wizz
Membre

https://www.alumneye.fr/renault-nissan-15-ans-dalliance/

Ford n’avait pas voulu. Pourtant, Ford avait de l’argent à profusion, puisqu’il achetait en 1999 Volvo pour 6.5 milliards $, puis Land Rover en 2000 pour 2.7 milliards $
En 1999, la capitalisation boursière de Nissan était de 9 milliards $. Ford aurait pu racheter 100% de Nissan, cash.

En parallèle avec Renault, Nissan avait aussi toqué à la porte de Mercedes, qui finalement avait refusé

En dehors de Renault, c’était la faillite

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