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Affaire Ghosn : le scandale pourrait s’étendre à Nissan

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La garde à vue de Carlos Ghosn a été prolongée de 10 jours. Les investigations se poursuivent autour des malversations financières supposées. Selon les grands médias japonais, cette enquête s’étendrait à toute la gouvernance Nissan.

Pour rappel, Carlos Ghosn a été arrêté à sa descente de jet lundi matin devant une caméra de télévision (présence opportune non ?). Il est soupçonné d’avoir « conspiré pour minimiser sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015 ». Greg Kelly, directeur délégué de Nissan et homme de l’ombre de Carlos Ghosn, a vu lui aussi sa garde à vue prolongée de 10 jours.

Hiroto Saikawa, Directeur Exécutif de Nissan et qui a sérieusement balancé sur son patron, Carlos Ghosn, devaient être entendu par les enquêteurs selon différentes sources. L’ex-numéro 2 de Nissan, Toshiyuki Suga également. D’autres personnes pourraient être entendues au fil de l’enquête. Un « lanceur d’alerte » a par ailleurs confirmé avoir passé un accord contre des preuves. Il bénéficie d’une loi toute récente sur la coopération avec la justice. Ce n’est pas du tout dans la tradition japonaise.

Nissan poursuivie en tant que personne morale ?

Mais, Nissan devrait également être poursuivi en tant que personne morale. En effet, le parquet estimerait qu’ayant communiqué aux autorités nippones des documents financiers inexacts, Nissan est en tort. En tant que Directeur Exécutif, Saikawa pourra-t-il échapper à la tourmente ? « Nissan doit rester Nissan, et Nissan restera Nissan » déclarait-il lundi en conférence de presse.

Une déclaration à peine voilée pour indiquer que du côté japonais, on entend reprendre la main sur le constructeur détenu à 43% par Renault. Du côté français, on rappellera que Carlos Ghosn a le soutien du Conseil d’Administration. Toutefois, devant la situation, une direction temporaire bicéphale – Lagayette / Bolloré – a été nommé le temps que l’enquête nippone se développe. Une décision qui a été approuvé par la CFE-CGC, a rassuré la CFDT, et a été « pris en note » par la CGT.

Chez Nissan, il semble que l’on ne veuille pas attendre et que l’on veuille se débarrasser de l’encombrant monsieur Ghosn dès ce jeudi. S’il ressort libre après l’enquête, cela risque de causer encore plus de trouble pour Nissan. Cela causera quoi qu’il en soit un bouleversement de l’Alliance. Même si Renault détient 43% de Nissan depuis son sauvetage, Carlos Ghosn, dans les pas de Louis Schweitzer, a toujours tenu à ne pas humilier les partenaires japonais et les faire participer aux décisions. Pour autant, une telle alliance ne peut fonctionner sans un seul capitaine à la barre. Le bateau tangue…

Avec AFP

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3 Commentaires sur "Affaire Ghosn : le scandale pourrait s’étendre à Nissan"

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Maximolia
Invité

Et pourquoi pas une OPA de Renault pour protégé l’Alliance

Tof
Invité

Cela serait l’occasion de rappeler qui contrôle qui… Si Ghosn ressort libre, le retour de bâtons risque d’être mauvais pour Nissan

Invité

D’un autre côté, le scandale a été lancé par Nissan pour tenter de mettre HS Ghosn non ?

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