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Essai DS 7 Crossback PureTech 225 ch

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Essai DS7 Crossback (2018)

Le véritable premier modèle de DS, le DS7 Crossback, foule nos routes depuis maintenant quelques mois. Sa lourde mission consiste à représenter le haut de gamme du groupe PSA, voire de la production automobile nationale, on ose le dire. Il était donc temps d’en prendre le volant.

Look luxueux ou sportif?

A quelques détails près, nous disposions d’un DS7 calqué sur celui qui servit au Président de la République lors de son investiture. Il lui manquait les petits accessoires spécifiques, les diodes dans la calandre… et l’escorte. En termes de style, il s’apprécie différemment suivant les configurations. Ambiance « Opéra » en ce qui nous concerne, avec tous les chromes qui vont avec.

Nous préférons largement la finition Performance, plus sportive, qui remplace toutes les pièces clinquantes par des éléments sombres et mates. Cela le rend aussi un peu plus voyou, et on aime beaucoup. Les feux sont à eux seuls des pièces très travaillées qui donnent le ton du soin apporté sur ce modèle.

Essai DS 7 Crossback (2018)

Une finition à la hauteur et de la techno

A bord, on prend une véritable claque. La sellerie superbe au motif de type bracelet de montre, s’associe parfaitement avec la modernité et la finesse de la présentation. On peut avoir un avis sur le dessin de la planche de bord et du placement des éléments, mais les matériaux et leur toucher s’avèrent particulièrement flatteurs. Rien ne nous semble cheap ou malvenu sous les doigts.

D’autres observateurs penseront le contraire, mais selon nous l’ambiance ne nous paraît pas moins premium que dans un modèle d’Outre-Rhin. Quasiment toutes les commandes n’ont rien de commun avec un autre véhicule du groupe, l’exception la plus visible étant le sélecteur de la boite automatique. Côté techno, elle fait le plein, que ce soit pour le confort ou les assistances. Mais un point en moins pour la sono qui n’a rien de haut de gamme.

Essai DS 7 Crossback (2018)

Bon confort, sans trop sacrifier l’agilité

Malgré toute sa technologie embarquée, la DS7 Crossback a su contenir son poids. Pour ça, elle doit remercier la plateforme EMP2. Sur l’autoroute, il se laisse mener royalement, dans un confort de haut niveau. Il suffit dès lors de laisser actives les aides à la conduite, et les kilomètres défilent sans encombre. Le moelleux de la suspension fait un travail remarquable pour oublier les heures passées derrière le volant.

Et quand il s’agit de sortir des grands axes, on apprécie le compromis d’amortissement choisi par DS qui permet de garder un bon niveau de confort sans trop sacrifier l’agilité. Cependant, on notera des mouvements de caisse sensiblement marqués quand on essaie de le conduire comme une GTi, ce qu’il n’est pas. Mon passager n’appréciait d’ailleurs guère l’exercice. La direction précise et suffisamment consistante donne un bon sentiment de maitrise.

Essai DS 7 Crossback (2018)

Bonne association moteur / boite en auto

Le bloc PureTech de 225 chevaux, le moteur le plus puissant de la gamme à ce jour fait preuve d’un bon entrain. On regrettera le manque de peps lors des démarrages. En effet, on s’attendait à des décollages un peu plus nerveux. Mais il se montre intraitable ensuite sur les rapports supérieurs, avec en outre des reprises toniques. La sonorité s’avère carrément quelconque. Tant mieux pour un véhicule qui se veut premium et par conséquent discret en la matière.

La boite automatique qui l’accompagne fait le travail comme il faut, du moment qu’on ne lui demande rien. C’est à peine si on remarqua la présence de palettes derrière le volant, que nous avons effleuré juste le temps de constater qu’on peut largement s’en passer. Elle n’est jamais aussi agréable que lors d’une virée autoroutière, ou à allure normale sans essayer de faire mal au cœur de ses passagers.

Essai DS 7 Crossback (2018)

Un peu moins cher, plus puissant et équipé

La DS7 Crossback se démarque ainsi de la concurrence qu’elle vise, par un confort optimisé, avec par conséquent un dynamisme un peu moins bon. Finalement cela bénéficie aux occupants qui apprécient mieux le voyage. Il ne manque rien en termes d’équipements. D’ailleurs, on peut se passer de l’amortissement « perfectionné » par caméra, on n’a pas vu la différence.

A 47 800 euros, la concurrence n’a pas autant de puissance ou d’équipements. En outre, grâce à sa consommation qui tourna dans notre réalité entre 8 et 8,5 litres dans les pires situations, il ne reste pas grand-chose au HDI 180 affiché environ au même prix. (malus de 613 € pour le Puretech). Sans parler de tendance, une fois n’est pas coutume, on peut à ce niveau de gamme raisonnablement préférer le puissant essence, qui distille un meilleur agrément, sans pour autant faire souffrir le portefeuille à l’utilisation.

+ ON AIME
  • Finition
  • Confort
  • Agrément de la mécanique
ON AIME MOINS
  •  Pas de transmission intégrale disponible
  • Manque de brio au décollage
DS 7 Crossback PureTech 225 ch
Prix (à partir de) 41 400 €
Prix du modèle essayé 47 800 €
Bonus / Malus 613 €
Moteur
Type et implantation 4 cylindres en ligne Turbo injection directe essence – Transversal avant
Cylindrée (cm3) 1598
Puissance (kW/ch) 165 / 225
Couple (Nm) 300
Transmission
Roues motrices Avant
Boîte de vitesses Automatique à 8 rapports
Châssis
Suspension avant Pseudo McPherson
Suspension arrière Multibras
Freins Disques ventilés / Disques
Jantes et pneus 235/50 R19
Performances
Vitesse maximale (km/h) 227
0 à 100 km/h (s) 8,3
Consommation (Cycle NEDC)
Cycle urbain (l/100 km) 7,5
Cycle extra-urbain (l/100 km) 5
Cycle mixte (l/100 km) 5,9
CO2 (g/km) 135
Dimensions
Longueur (mm)
Largeur (mm)
Hauteur (mm)
Empattement (mm)
Volume de coffre (l) 555
Réservoir (l) 62
Masse à vide (kg) 1420

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69 Commentaires sur "Essai DS 7 Crossback PureTech 225 ch"

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AXSPORT
Invité

47 800 euros pour un 1.6……………

AlphaSyrius
Invité

Mauvaise remarque. 47800 euros pour 225cv. Pas mal. Ca changerai quoi si c’etait un 2.0l comme chez les concurrents?

SGL
Invité

Surtout, qu’il respire mieux que la plupart des 2.0 l.

RPM
Invité

Plus de couple, plus de fiabilité, plus d’accord avec le marché visé- il ne faut pas se fier à la France et la Belgique pays autophobes, ailleurs cela joue comme argument de vente. Mais son plus gros défaut reste l’absence de transmission 4×4. Pourtant Peugeot était précurseur à l’époque et la 405 concurrencait BMW !

Vérité
Invité

47 800 euros pour 1420 kg, un tank allemand apporte plus.
Moins lourd que n’importe quelle citadine électrique (citadine pas mini) !
Les péages urbains seront donc moins chers 😉

amiral_sub
Invité

un tank allemand apporte plus quoi?

greg
Invité

Plus de bonheur je dirais 😀

SGL
Invité

@Vérité
Ce n’est pas plutôt l’inverse !?

phil
Invité

Opel va travailler sur le 1.6 pour le moderniser et le proposer avec d’autres cylindrées. Pour le moment PSA n’a pas mieux en stock mais cela devrait s’améliorer.

Plouf
Invité

Le 1.6 THP a une certaine marge d’évolution, il est proposé en 270ch sur les 308 GTI mais aussi en 308ch sur les 308 cup.

A priori sur un moteur turbo moderne on peut sortir quasi 200ch/L sans trop de souci … donc on peut imaginer le bloc sortir presque 320ch s’il le fallait. Mais avec l’arrivée de l’hybridation un peu plus poussée, une version ~270ch suffirait largement à sortir nettement plus de 300ch hybridé.

Plus de 300ch et le couple qui va avec c’est déjà confortable sur des voiture de moins de 1500kg.

Olcls
Invité

On peut sortir 200 ch/L aujourd’hui. Mais encore faut-il réussir à passer les normes derrière.
Car puissance spécifique importante ==> Pression et température plus élevée ==> Plus de NOx etc ( sans parler des contraintes de cliquetis…).
Bref, avec la « sévèrisation » des normes, les moteurs thermiques ne vont plus aller chercher ces puissances spécifiques (au moins dans un premier temps).

SGL
Invité

Plus que les « ch » quand il y a du poids, ce sont les « Nm » qui sont importants.
300 Nm pour 1 420 kg, c’est correct, et même bien, mais cela ne remplace pas les 400 Nm et 180 ch du gros HDi.
Heureusement qu’il ne fait que 1 420 kg (poids remarquablement maîtrisé) à côté des 1 568 kg minimum du Volvo XC40 (avec un 3 cylindres !)

Didou
Invité
Oui, enfin il suffit de regarder les essais avec poids contrôlé pour se rendre compte que, à l’instar des BAM, DS abuse un peu. Prenons le 2.0hdi (source auto journal 4×4) : Poids à vide : 1535kgs Poids contrôlé : 1715kgs (voir 1810kgs sur Zeperfs) Sur les XC40 de lancement, full option en 2.0 bva diesel aussi, il est mesuré à 1810kgs (pour 1734kgs à vide)…en AWD. Soit environ 60kgs de transmission integrale à retrancher. On est loin des 300kgs d’ecart annoncé un peu partout, mais plutôt dans les 40kgs, ce qui, au vu des aciers traditionnellement utilisé par Volvo… Lire la suite >>
ART
Invité

Ce n’est pas moins que ce qu’assene Lelabraadaauto !!!

Un essai sérieux, c’est pas les chiffres balancés de manière merdique !!! C’est des chiffres pesés ! MESURÉS !!! La on sait de quoi on parle, de ce que l’on conduit…..

Mwouais
Invité

Et si on parlait du poids réel ?

amiral_sub
Invité

Bravo DS. Je suis monté dans une DS5 cette semaine, c’était deja franchement bien entre le design et la finition.
dommage que sa sonorité soit quelconque. Les premiums allemands sont justement plutôt bons dans ce registre.

Allegra
Invité

C’est vrai que les acheteurs de Q3 ou Q5 cherchent entre autre une belle sonorité moteur… A quoi bon la travailler sur un segment où on cherche avant tout le confort à ce niveau de puissance ?
Reste le cas d’une transmission intégrale, pour les conducteurs qui cherchent une meilleure motricité quand ils vont au ski ou en cas de conditions d’adhérence plus précaires (si, si, y en a…).

SGL
Invité

Bons, effectivement, ils peuvent perdre 1/3 des ventes pour ne pas avoir les 4RM… à ce niveau de gamme c’est une lacune.
Une lacune plus commerciale que physique….

SGL
Invité

Mais avec l’hybride, le problème sera réglé ! …en 2019.

greg
Invité

« Mais avec l’hybride, le problème sera réglé »Non car ce ne sont que 4RM à temps partiel uniquement actives quand la batterie est pleine, sans oublier les problèmes de patinages 😉

SGL
Invité

C’est une grosse blague ?
N’importe quoi ! l’alternateur donnera toujours le couple quand il sera nécessaire.
C’était déjà le cas il y a 8 ans avec le 3008 Hybri4, PSA aurait décidé de régresser !?
« Problèmes de patinages » l’antipatinage électronique… Ça existe depuis 20 ans.

amiral_sub
Invité

les 4 roues motrices ne sont réellement nécessaires quelques secondes pendant les pertes d’adhérence. L’hybride convient parfaitement pour 4 motrifier

ART
Invité

Ça dépend des conditions, comment tu roules l’amiral !! Toujours ces bonnes gens qui savent mieux que les autres, c’est d’un pénible !!

zeboss
Invité

on peut te retourner le compliment, qui utilise sur routes ouvertes les 300 cv de son Audi A6 au point d’avoir à recourir sans cesse au 4/4 ?
Bon ok sous la pluie sur une route de montagne dans un lacet, une tractavant de 300 bourrins ou une bonne vieille Bm sans électronique fera des figures même sans chercher à s’énerver.. Mais comme dit l’autre, c’est quand même que tu l’as bien cherché..

ART
Invité

Toujours pareil zeboss, tout dépend ou tu vis, comment tu roules, y a des coins ou des personnes qui affectionnent le 4RM ! L’Europe ne se limite pas aux plaines françaises !!!

zeboss
Invité
une Hy4 ne patine pas, les 4 roues motricent en même temps, ou séparément, y compris en mode 4rm permanent. La charge de batterie n’influe en rien, le moteur électrique est toujours alimenté, sauf au delà d’une certaine vitesse (120 km/h) à l’heure actuelle. Le seul défaut si je puis dire, mais c’est aussi le cas sur les « synchro » VW ou plus généralement les types Haldex, on ne peut pas utiliser la propulsion pour rendre la voiture plus joueuse (survirage) la traction reprenant toujours le dessus, et un manque de frein moteur sur l’arrière, mais là encore un coupleur Haldex… Lire la suite >>
Lolo
Invité

@amiral : pour le son, bof aussi chez les allemandes. Je viens de prendre possession d’une 220i cabrio. De l’extérieur le bruit est il est vrai très sympa, avec une petite valve qui s’ouvre en mode sport. Très bien
Mais de l’interieur, on n’entend RIEN. Et c’est très frustrant sachant l’effort qui est mis au niveau du pot. Heureusement que c’est un cabrio, donc j’entend un peu le retour par l’extérieur. Mais c’est vraiment faible et quand le toit est fermé, alors là c’est nul archi nul. Une vraie déception…

amiral_sub
Invité

merci pour ces infos sur la serie 2

SGL
Invité

Il représente un gap haussier en termes de finition.
Dommage qu’il manque, juste pour la gloire, un ou plusieurs gros moteurs pour l’image de marque.
Un bon gros 4 cylindres 2.0 l, mitonner par les sorciers de chez Opel OPC, sera déjà bien venu !

Plouf
Invité

Pour sortir 400ch … hybridé a 500?
Il y a vraiment une clientèle pour ça?! En dehors des plaquette publicitaire?

Peugeot a déjà un démonstrateur 308R a 270 thermique plus deux fois 115 électrique …

C’est toujours sympa a sortir en petite série pour les collectionneurs et pour l’histoire certes.

Mais malheureusement l’aura, et le style, de Peugeot Citroën et DS, ne cadre plus vraiment avec les berline haut de gamme qui s’accommoderait d’un moteur de 500ch – on rentre dans la cours des M5 chez BMW et AMG E63 chez Merco – …

greg
Invité

Je dirais surtout qu´il lui manque l´image tout court, ainsi qu´une identité propre. Cette calandre copiée sur Audi par exemple n´y contribue pas vraiment de maniere positive.

SGL
Invité

Audi serait une trop mauvaise référence ?

Nazaire VINCENT
Invité

Je n’en ai pas les moyens mais si je pouvais j’avoue que j’hesiterais entre un 3008 de chez Peugeot et et le Citroën ds7 crossback 225 .Finalement nous dénigrons les véhicules français. …Eh bien ils sont excellents .J’ai un petit faible pour le ds7 crossback.

amiral_sub
Invité

seuls les idiots dénigrent les produits suivant leur pays d’origine, encore plus si ce sont des Français qui dénigrent des produits français

Hemge
Invité

C’est une superbe voiture, très séduisante, avec une offre qui ce différencie des celle des BAM, cependant il est vrai que durant le traditionnel apéro à la terrasse du café, les futurs propriétaires auront fort affaire pour ne pas rougir de la faible cylindrée proposée (malgrés les chevaux bien présent),et ne pas provoquer les sarcasmes de ses coreligionnaires possesseurs de mécanique teutonnes.
En attendant l’hybridation général du marché qui rebattra les cartes.

A mon sens, DS suit le bon cap.

Kaizer Sauzée
Invité

Si tu crains les sarcasmes de tes potes qui roulent en teutonnes parce-que ta française a 100 CH de moins, on ne peut plus rien pour toi pauvre bobo en mal de reconnaissance.
Si ce sont là toutes tes valeurs je comprends ta crainte…

Alezan
Invité

agressivité sans rapport avec le propos initial.

Kaizer Sauzée
Invité

Ha bon ???

Admin
Cher Kaiser, indignez-vous à loisir contre les préjugés anti-petites cylindrées, mais j’ai du mal à comprendre une chose : qu’ont-donc les bobos ont à voir là-dedans ? Le bobo, bourgeois-bohème, qualifie une catégorie qui roule en Velib plutôt qu’en SUV récent de marque allemande. Il me semble que vous vous trompez de cible, ou de qualificatif. Vous me semblez plutôt diriger votre ire vers le conformisme de la bourgeoisie aisée qui fait les bonnes affaires des BMW et Audi de ce monde. La mise à bas de la bourgeoisie est un noble combat, mais laissez donc les bobos hors de… Lire la suite >>
Kaizer Sauzée
Invité

Cher bobo, vous vous trompez.
Le bobo roule à la mode dictée par la presse et la publicité car être à la mode, dans l’air du temps comme il aime le dire, est dans ses gênes.
Le bobo se noie dans un moule et en perd toute personnalité pour ne jamais paraître ringard auprès des autres bobos. Son jugement sur ce qu’il acquiert, malgré ce qu’il peut en dire, n’est que le reflet des magazines à la mode qui lui disent quoi et comment penser. Il ne cherche qu’à être à la mode, pour paraître.

Kaiser nausée
Invité

On touche le fond avec la coque…

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