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Debrief F1 – Espagne 2018: Envolée de flèches argentées

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On attendait les premières nouveautés, évolutions, nous en avons vu. On se demandait comment les voitures se comporteraient suite au surfaçage de la piste, nous avons constaté des monoplaces plus rapide que jamais. Mais pour commencer ce débrief, nous avons vu une envolée de flèches argentées.

Après plusieurs weekend de course consécutifs avec de la bagarre, du drame, des incertitudes, l’espoir de voir le premier grand prix de cette saison 2018 sur le sol européen nous apporter le même lot d’émotion était bel et bien présent. La promesse de voir une course sur le mouillé, quel pied! Que de promesses! Finalement il n’en fut rien, les amateurs de sieste n’était pas obligé de regarder une étape du Giro pour trouver le sommeil et leur bonheur pour digérer le fameux repas du dimanche midi tant la course aujourd’hui fut ennuyeuse, votre humble serviteur a dû s’accrocher, multiplier les cafés afin de suivre de bout en bout cette course.

Que faudra-t-il retenir de cette course? Malgré le peu d’animosité sur la piste, il y a quelques points intéressant à soulever. Le premier d’entre eux, le retour du Hamilton dominateur, celui qui s’accroche à la tête sans la laisser tel Roscoe devant sa gamelle de croquettes. Le changement capillaire continue de porter ses fruits. Pole, victoire, il conforte sa position en tête du championnat.

L’envolée de flèches argentées est aussi l’œuvre de Bottas, solide second, sa course fut néanmoins compromise par la perte de sa position de départ au profit de Vettel.

Ferrari, si dominateur sur les premières courses, mais qui ne concrétisait pas, vient de prendre une leçon de son rival d’argent sur la façon de faire carton plein lorsque la voiture domine. Une nouvelle fois je n’ai pas compris la gestion de course des stratèges Ferrari. Usaient-ils tant les pneus que cela, néanmoins il tenait Bottas en respect. Je reste tout à fait circonspect d’avoir mené une deuxième arrêt. D’ailleurs son coéquipier a suivi un premier relai aussi long que la concurrence.

Räikkönen avait emmené son chat noir aujourd’hui, après un premier soucis niveau moteur en essai et un prudent changement de pièces moteur a rencontré de nouveau un problème mécanique. Deuxième abandon pour le philosophe finnois et une perte de points non négligeable pour le championnat constructeur. En parlant de chat noir, Ocon avait aussi le sien, un premier problème au stand, plus de trente secondes perdues, avant de voir lui aussi un problème l’obliger de poser pied à terre. L’homme du cartel Malabar a fait ce qu’il fallait pour ramener quelques points.

Qu’en est-il des Red Bull? Ont-elles vu le chiffon rouge sur une autre monoplace? En tout cas les deux monoplaces ont terminé la course, j’entends encore le ouf en provenance du stand, aucune  partie de pugilat entre leurs deux pilotes. Verstappen ramène un podium après une course assez solide, repoussant à coup de carbone Vettel dans les derniers tours. Pour cela, il s’est permis le luxe d’une petite tape dans le dos de Stroll. Ricciardo a connu une course au sein d’un no man’s land, l’ennui était tel qu’il s’est fendu d’une petite partie de toupie au restart puis meilleur tour en course.

Les Haas ont connu des fortunes diverses, le bad boy du nord, qui a connu une course très tranquille, finit solidement sixième et reste la principale source de points de son équipe. Pour le pilote chef étoilé la course n’aura durée que … trois petits virages. Selon certaines informations, il n’avait pas fini une partie de bowling, résultat, deux quilles nommées Hulkenberg et Gasly. La grille reste vierge de points.

La vrai star de ce weekend Don Carlitos Junior a connu une excellente course. Il devance son mentor et inspirateur aka Nando ex GP2 engine et offre la quatrième place constructeur à Renault devant Mclaren et ce cher Alonso. Pour ce dernier, les weekend se ressemblent, c’est solide, très solide, il s’est permis aussi d’aller titiller la nouvelle  génération avec une petite bataille contre Leclerc. Malheureusement pour Vandoorne, sa mécanique a décidé de le laisser tomber, il était néanmoins derrière son équipier tout le weekend.

Qui aurait osé penser voir Sauber avec trois top 10 et 11 points en cinq courses? Leclerc commence déjà à prendre la mesure son équipier Ikéa. On nous annonce un crack depuis les sections jeunes, il montre un sacré potentiel et ne refait pas les erreurs que l’on voyait en début de saison. C’est rapide, ça prend la mesure de la catégorie reine. Pour Ericsson, son fait d’arme fut sa jolie résistance face à Sainz en milieu de course.

Les mauvais points seront pour Toro Rosso et Williams. Pour la nouvelle équipe « GP2 engine », Hartley n’a pas existé durant la course, malgré des qualifications prometteuses, Gasly a contre son gré intégré l’équipe de bowling de Grosjean.

Williams, mon dieu Williams! Je ne sais pas si ce sont les pilotes qui rendent la voiture nulle ou l’inverse. Néanmoins je défendrai Stroll en indiquant qu’il a fait sa course, encore une fois un excellent départ, un gain de six places à signaler, mais la monoplace manque complètement de rythme. Sirotkin, sans commentaire, il n’a pas l’air au niveau de son équipier, le fait de posséder une monoplace montée sur des œufs ne doit guère l’aider

C’est tout pour se grand prix d’Espagne, de Catalogne (je ne veux froisser personne). Prochain rendez vous dans une quinzaine de jours, pour de la jet set, des yachts, du glamour, mais surtout pour la piste la plus compliquée du calendrier. Rendez vous pour le Grand Prix de Monaco!

 

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4 Commentaires sur "Debrief F1 – Espagne 2018: Envolée de flèches argentées"

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Yorgle
Invité

Concernant le 2ème arrêt de Vettel, les commentateurs allemands ont passé le reste du GP a deviner pourquoi il s’était arrêté:
. problème avec ses pneus
. bluff de Mercedes (qui avait préparé des pneus dans le stand) qui a pris
. ils sont très stupides chez Ferrari
Perso, j’ai quand même l’impression qu’ils ont un problème avec leur stratégie chez Ferrari. Surtout comparé à Mercedes et Red Bull!

Thibaut Emme
Admin

Williams à la rue, tout le monde s’en doutait….voiture développée à la petite semaine (ou alors ils bossent à fond sur la prochaine ?), pilotes payants. Même si Stroll a montré qu’il n’était pas ridicule en F1, ce n’est pas un ténor. Et comme Kubica n’a pas le droit de développer la voiture (saleté de règle des essais privés interdits !) et bien elle restera au fond du trou avec Toro Rosso.

Prochain GP à Monaco…Mercedes et Ferrari sont en empattements longs (Ferrari ayant suivi la voie de Mercedes cette année). LA course pour Red Bull ?

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