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Essai Audi A8 [Vidéo]

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Essai Audi A8 (2018)

Le 21ème siècle sera celui de la limousine hyper connectée et autonome, ou ne le sera pas. Voici la question que pose Audi en proposant sa nouvelle A8, qui nous propulse encore un peu plus dans le futur. Nous nous sommes rendus dans son milieu naturel, dans les environs de Monaco pour la découvrir.

Un look valorisant pour son propriétaire

Pour tester au mieux une voiture si exceptionnelle, il fallait se mettre dans l’habit d’un usager type. Ainsi, en toute simplicité nous avons rejoint Monaco par hélicoptère depuis l’aéroport de Nice. Sur l’héliport de la principauté nous attendait notre rutilante limousine. Si elle n’a pas le clinquant d’une Mercedes Classe S, elle en impose tout de même par ses cotes d’abord, et aussi sa (très !) large calandre.

Essai Audi A8 (2018)

Globalement, la silhouette de l’Audi A8 évolue peu, mais on remarque immédiatement les détails qui marquent la personnalité de cette grande berline. L’animation des feux Matrix à l’avant et à technologie OLED à l’arrière relève du spectacle lumineux. Soyez en sûr, on ne vous ratera pas chaque fois que vous entrerez dans votre A8. De quoi rivaliser avec les plus sophistiquées décorations de Noël des palaces.

Heureux chauffeur!

Et les candidatures de chauffeurs de maitre vont s’accumuler dans les boites aux lettres des propriétaires. Car pour l’heureux qui va la conduire, il pénètrera dans un environnement de conduite que même Star Trek et Star Wars n’ont pas anticipé. La guerre des boutons n’a plus lieu d’être, ils ont tous disparu de la console centrale. Dans ce cockpit, un écran remplace les compteurs alors que deux autres tactiles occupent la planche de bord.

Essai Audi A8 (2018)

L’informaticien derrière le volant peut ainsi gérer toutes les fonctions de conduite et de confort du bout des doigts, voire à la voix. On ne va pas vous énumérer les pages du catalogue des équipements, on en oublierait surement. Le défi serait plutôt de trouver ce qu’il manque, et mis à part une salle de bains, on ne voit pas. Quant aux assistances, comme pour un pilote d’Airbus, on démarre et ensuite on surveille peu ou prou le pilotage automatique.

Mastodonte en ballerines

On exagère à peine, car cette A8 adopte suivant les pays, la conduite autonome de niveau 3. Elle peut ainsi se passer de votre vigilance sur les voies à chaussée séparées notamment. Comme Mercedes, comme BMW, on fait sensation en télécommandant ce vaisseau pour entrer ou sortir de son emplacement de parking, depuis l’extérieur. Voici un nouveau point de discussion au moment du café entre professionnels devant les établissements de luxe, qui n’exclut plus les chauffeurs d’Audi A8.

Essai Audi A8 (2018)

En outre, ils ne seront pas déçus dans un tel cocon de luxe et de confort. Les superlatifs commencent à manquer pour qualifier l’excellence de la finition. Il ne manquerait plus qu’on ait un reproche à faire sur la question ! En mêlant l’aluminium, le carbone et le magnésium, la lourde berline contient plutôt bien ses mouvements de caisse malgré le poids. Avec l’aide de roues arrière directrices et d’une suspension pilotée, elle mettrait presque au défi les lois de la physique. Il s’agit plutôt d’une bonne surprise, car nous conduisons sans doute plus vite que nous l’avions prévu.

Définitivement mieux à l’arrière

Mais peu importe, même si l’homme devait suer sang et eau pour nous mener à bon port, on l’a payé pour ça ! Blague à part, c’est à l’arrière qu’on se sent le mieux. Peu importe la configuration d’ailleurs, en 2 ou 3 places. Les sièges aux réglages multiples nous font préférer la voiture au train ou à l’avion… d’autant plus qu’on peut s’arrêter dans le restaurant de son choix. On s’assoupit ainsi assez rapidement, les petons sur le repose-pied chauffant dans le dossier du siège du garde du corps. Le système d’amortissement sophistiqué se prépare en permanence à avaler les bosses, en scannant la route. Sommeil préservé !

Essai Audi A8 (2018)

Et quand on se réveille, on ajuste son degré de confort via la tablette tactile logée dans l’accoudoir centrale. S’ennuyer à bord ? Sûrement pas ! Sur l’écran, on peut afficher tout ce qu’on veut. Libre à vous de continuer à faire semblant de travailler, ou de regarder les derniers épisodes de votre série préférée. Evidemment, une liaison internet permet de rester connecté à la matrice.

Un moteur qui s’est fait oublier…

En fait, on n’a même pas envie de s’adresser à celui qui la conduira. Peu importe le bloc sous le capot, il y trouvera son compte. L’expérience passager justement nous a fait oublier l’essentiel. On a passé un tel bon moment à bord ! Mais sachez que nous avions tout de même un très silencieux moteur 3.0 TDi de 286 chevaux.  Croyez-nous, vous trouverez même certains trajets trop courts.

+ ON AIME
  • La finition exemplaire
  • Les équipements technologiques
  • Être passager à l’arrière
ON AIME MOINS
  •  Liste d’options
  • Evolution de style timide
  • Le tout tactile

AUDI A8 3.0 TDI
Prix (à partir de) 92 600 €
Prix du modèle essayé 92 600 €
Bonus / Malus 1 613 €
Moteur
Type et implantation V6 Turbo diesel – Longitudinal avant
Cylindrée (cm3) 2967
Puissance (kW/ch) 210 / 286
Couple (Nm) 600
Transmission
Roues motrices Intégrale
Boîte de vitesses Automatique à 8 rapports
Châssis
Suspension avant Double triangles
Suspension arrière Multibras
Freins *
Jantes et pneus 235/60 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h) 250
0 à 100 km/h (s) 5,9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) 6,3
Cycle extra-urbain (l/100 km) 5,1
Cycle mixte (l/100 km) 5,6
CO2 (g/km) 145
Dimensions
Longueur (mm) 5172
Largeur (mm) 1945
Hauteur (mm) 1473
Empattement (mm) 3000
Volume de coffre (l) 505
Réservoir (l) 82
Masse à vide (kg) 2050


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35 Commentaires sur "Essai Audi A8 [Vidéo]"

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AFLC7
Invité

Sur la dernière photo, la consommation n’interpelle personne ?

David Christian Koskas
Invité

C’est une Photo que j’ai prise au début de l’essai, sans savoir donc comment ce résultat avait été obtenu. Anecdotique apparemment fruit d’un cycle urbain bien embouteillé. Lors de l’essai routier, nous étions plutôt aux alentours des 9 litres.

wizz
Membre

vitesse moyenne 7km/h
distance parcourue 2km
durée 20 minutes

moteur froid (et donc l’huile froide)
beaucoup d’arrêt
le moteur ne se coupe pas, S&S inopérant, parce que le moteur est froid
la boite a dû jongler entre point mort, 1ere, et 2eme, mais pas plus

bref, 38 litres de conso, ce n’est pas déconnant

Haddock
Invité

Cela fait plus d’une bouteille de rouge: 0,776 litres pour 2 km.
Même moi je consomme moins.

zeboss
Invité

En laissant tourner le moteur en sur place, et en avançant avec qq ac coups, n’importe quelle mécanique consomme du 20/25l au 100, sachant qu’il faudrait plutôt parler de conso à l’heure… 20mn pour 2 kil ! c’est du sur place, non ?

20W50
Invité
koko
Invité

Comme c’est un GMP du groupe VW, ils devraient également afficher la consommation en huile au 100/kms.

panama
Invité

Superbe auto, mais l’avez-vous conduite ? Je crois que le couple est majoritairement transmis aux roues avant, c’est comment quand on appuie un peu sur l’accélérateur ?

David Christian Koskas
Invité

Oui, la version Quattro imressionnante de couple mais aussi d’agilité grace aux roues directrices qui font oublier le gabarit!

labradaauto
Invité

…sauf dans les virage en dévers : 2 tonnes à l’arrêt: ça impose de la force en mouvement. alors même en quattro, c’est mieux quand ça ne glisse pas du tout dehors. 2 tonnes pour n’importe quelle appellation voiture : c’est de l’atavisme irréductible ! et pas de tolérance au nom du logo de l’auto ! 2 tonnes quoi ! je ne tourne même pas la tête, je préfère de loin la nouvelle 508 qui pourra coucher dans un garage au moins !

beniot9888
Invité

2 tonnes, 2 tonnes, 2 tonnes… OK, mais on parle d’une très grosse voiture. Ses concurrentes sont elles plus légères ?

labradaauto
Invité
5 personnes à transporter avec armes et bagages dans le véhicule : pas obligatoire en ces temps où tout mise sur la compacité du véhicule, l’encombrement réduit pour garer la voiture, d’avoir un poids mort supérieur à 2 tonnes. Oui, vous avez raison ! , toutes les grosses autos concurrentes sont aussi dans les 2 tonnes et plus , 2 tonnes, 2 tonnes etc… Jaguar, Rolls, Porsche. C’est pas pour ça qu’il faut mettre en avant le quattro, les roues directrices à l’arrière pour leurrer les clients, leur faire croire qu’avec tout ça on est sauvé. 2 tonnes: c’est trop… Lire la suite >>
Panama
Invité

Une 520 xdrive Touring fait déjà 1,9t

labradaauto
Invité
Merci de souligner la marque bavaroise . si on pousse l’analyse des chiffres on fera peser pour se justifier le poids de l’individu moyen en Europe ( entre 75 et 140 kg ), le culinaire grande qualité – On va nous prouver le bienfait de dépasser les 2 tonnes indispensables pour la berline de voyage grand confort. Au Pays de la meilleure bière lequel rivalise ou jalouse certains de ses voisin,(affaire de bières de comptoirs sans doute ) Sous 1,9 tonne la berline ne serait qu’une citadine .Quel mépris des lois physiques ! Le plus grave (pour moi) est le… Lire la suite >>
Kaizer Sauzée
Invité

Pour cette fois l’essai à l’air vrai et je vous le souhaite vu les conditions.

Cette auto n’a pas âme. Elle ne m’inspire que de la tristesse : noire, intérieur gris, écrans à fond noir, bof…

La conso de 38,8 litres aux 100 va rassurer les futurs acheteurs.

Et cet écran placé au pied du levier de vitesses, super facile à lire…

bzep
Invité

Une évolution de style à la ramasse, une liste d’options pas possible, le tactile pour bof branché… Oh une audi de plus !

beniot9888
Invité

J’avoue que cette voiture me laisse froid. Tous ces écrans partout et toute cette « sobriété » rectiligne, ce n’est pas enthousiasmant.
Je suppose que c’est le genre de voiture dans laquelle on s’assoit à l’arrière et qu’on oublie ensuite. Ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose vu la catégorie à laquelle elle appartient.

Charles Édouard
Invité

L’écran arrière remplis de trace de doigts après sandwich….. c’est d’un too much chic ….
https://www.leblogauto.com/wp-content/uploads/2018/03/2018_Essai-Audi-A8_26.jpg

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