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Rétromobile 2018 : hommage à Carlo Abarth

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Abarth Rétromobile

Né à Vienne en 1908, on connaît mieux Karl Abarth sous le prénom de Carlo, qu’il adopta en 1945 en s’installant en Italie. C’est d’abord dans les pots d’échappement (les marmite) qu’il se fait connaître. Mais on retient surtout ses préparations sur les voitures du groupe Fiat. Cette année, Rétromobile accueillait 20 véhicules de la collection d’Engelbert Möll pour rendre hommage à Abarth. Une histoire qui ne manque pas de piquant…

C’est par les deux-roues que débute la carrière mécanique de Carlo Abarth. Mécanicien dans une usine de deux-roues en 1927, il gravit rapidement les échelons pour devenir pilote-essayeur. Et c’est en moto et en side-car qu’il glane ses premiers succès en compétition. Et une certaine notoriété, en battant le train Orient Express sur le tronçon Vienne – Ostend, long de 1370 kilomètres. Mais un grave accident va l’éloigner des deux-roues. Il crée alors son atelier de mécanique en Europe de l’Est, avant de gagner l’Italie à la fin de la seconde guerre mondiale.

La Cisitalia Porsche 360, une histoire avortée

Du temps où il courrait sur deux et trois roues, Carlo était en contact avec Ferdinand Porsche. Et il va jouer l’entremetteur entre le fils de celui-ci (Ferry) et le patron de Cisitalia, Piero Dusio. Avec l’aide de l’ingénieur autrichien Rudolf Hruska (qui fut plus tard le papa de l’Alfasud), les quatre hommes conçoivent la monoplace Cisitalia Porsche 360. Doté de quatre roues motrices et d’un V12 de 1,5 litre de cylindrée gavé par deux compresseurs volumétriques, le projet est abandonné en cours de développement, condamné par le manque de ressources financières et par le changement de réglementation en Formule 1.

Carlo Abarth hérite ensuite de Cisitalia suite au départ de Piero Dusio pour l’Argentine. Avec succès, il fera courir les Cisitalia en Formule 2, notamment avec Tazio Nuvolari jusqu’en 1948. Et pour rentabiliser la société, il commence à développer des accessoires et des pots d’échappement. En 1949, il fonde sa propre société spécialisée dans la préparation et la commercialisation de pièces pour « gonfler » la puissance d’un moteur d’origine. Son emblème ? Un scorpion, en référence au signe astrologique de Carlo Abarth.

Abarth, l’homme qui ensorcelle les Fiat

Débute ensuite une longue et fructueuse collaboration avec Fiat. Dès 1956, Carlo Abarth se rapproche du groupe italien pour bénéficier de son réseau afin de distribuer ses pièces. Et de son côté, Fiat demande à Abarth de développer les versions sportives de sa gamme. Première ‘victime’ de cette collaboration, la 600. Augmentation de la cylindrée, arbres à cames plus pointus ou encore admission et échappement revus sont au programme. Au final, le 982cc délivre 112 chevaux, pour un poids de 568 kg…

S’ensuit toute une série de Fiat estampillées Abarth, plus performantes les unes que les autres. De la Fiat 500 (Abarth 595 et 695 SS) à la 131 trois fois victorieuse en championnat du monde des rallyes. Pour ne citer qu’elles… Mais à côté des déclinaisons chaudes des modèles turinois, Carlo Abarth collectionne également les records. 10 mondiaux et 133 internationaux pour être plus précis. Il est également à l’origine de nombreuses barquettes et sports-prototypes victorieux sur circuit comme en course de côte.

Durant les décennies 90/2000, le dard du scorpion semblera à court de venin. Seuls les Cinquecento/Seicento et Grande Punto bénéficieront d’un kit (carrosserie uniquement) frappé de l’animal. Mais en 2007, Fiat décide de relancer le label qui lui a été cédé par Carlo Abarth en 1971, soit huit ans avant son décès. En commençant par la nouvelle 500 d’abord, puis avec les Punto. Plus récemment enfin, c’est la 124 Spider qui a eu droit à sa piqûre.

Engelbert Möll, piqué par le scorpion

Le caractère entier de Carlo Abarth n’a cependant pas eu d’incidence sur le respect que lui portaient les pilotes qui ont collaboré avec lui. Il en va ainsi d’Engelbert Möll. Après un accident alors qu’il courait dans une Simca Abarth, le pilote suisse a construit une collection tournée autour de l’officine. Au total, Möll possède à ce jour 40 voitures, et qu’un nombre impressionnant de pièces et d’objets liés au scorpion.

Sur un stand dédié à Rétromobile, 22 modèles retraçant l’histoire d’Abarth étaient exposés. Parmi elles, la Fiat 500 Abarth Pininfarina à poste de pilotage central, détentrice de pas moins de 23 records (dont une distance de 28 000 kilomètres parcourue en 10 jours), la 2400 Coupé Allemano grise personnelle de Carlo Abarth, ou encore la stupéfiante Monoposto Record de 1958. En forme de cigare, celle-ci était mue par un 4 cylindres développant 216 chevaux pour 500 kg. Aux mains du sorcier Carlo Abarth lui-même, elle a battu un certain nombre de records. Dont un 400 mètres départ-arrêté en 11,045 secondes…

Illustrations :Le Blog Auto

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4 Commentaires sur "Rétromobile 2018 : hommage à Carlo Abarth"

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Guiome
Invité

Certaines sont magnifiques…
Que dire, la monoplace V12 1.5 litres à compresseur, plus tard la 600 avec 0.98 litres et 112ch.
Sans oublier les boites 6 vitesses, on parle là vraiment d’un précurseur dans l’automobile.
Comme quoi le Downsizing c’est tout sauf neuf …

Invité

J’ai pas vu ce stand au salon, elles étaient en dehors du pavillon 1?

Abarth Classics
Invité

Thank you for the fantastic article! We had a great time at retromobile and would like to see you again. Follow the Abarth Classics Collection of Engelbert Möll online.

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