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Sécurité Routière : un bilan ONISR 2016 contrasté

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L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) vient de dévoiler le bilan définitif de l’accidentalité en 2016. Une année stable pour le nombre de morts avec un nombre de kilomètre parcourus en augmentation.

Très loin des objectifs fixés

Selon l’ONISR, 3 477 personnes ont perdu la vie sur les routes de France. C’est 16 tués de plus qu’en 2015, mais 2016 comptait un jour de plus. Cela fait un nombre de mort pratiquement stable et qui semble montrer un point d’inflexion après 2 années de fort rebond depuis le minimum historique de 2013. En revanche, par rapport aux objectifs fixés pour atteindre 2000 tués en 2020, l’écart grandi, atteignant environ 700 décès de trop.

Du côté des blessés, le bilan est en hausse de 2,6% à 72 645 personnes contre 70 802 l’an dernier. Ce sont près de 200 personnes par jour qui sont blessées dans un accident. 27 187 de ces blessés ont du être hospitalisés 24h ou plus. C’est 2,2% de plus qu’en 2015 (+592).

Cependant, le nombre de kilomètres parcourus a fortement augmenté. Rapportée à ces kilomètres et au nombre de véhicules qui composent le trafic, la mortalité est en baisse. elle est même, selon l’ONISR, proche de celle de 2013. Une bonne nouvelle qui cache tout de même certains indicateurs préoccupants.

Piétons et vélos en forte hausse

Dans le détail des personnes tués dans les accidents de la route, on soulignera le très mauvais bilan des piétons, des vélos et des véhicules utilitaires. En effet, si les autres catégories sont en baisse, pas ceux-ci. Si les VU représentent une hausse de 10 tués, et que les vélos représentent 13 tués en plus, les piétons, eux, représentent 91 tués de plus soit +19,44% ! Sans ces piétons tués supplémentaires, le bilan serait de 3 386 soit le niveau de 2014.

Les automobilistes tués représentent toujours plus de la moitié des victimes de 2016. 51% exactement. Mais depuis plusieurs années c’est en baisse constante et en 2017, ou 2018 la proportion devrait passer sous les 50%. Les piétons, au contraire, voient leur part dans le total augmenter à 16% des tués de 2016 et se rapprocher de celui des motos. Une majorité de ces piétons se font tuer dans une collision avec une voiture. 52% de ces piétons tués ont 65 ans et plus.

Hommes, jeunes, plus de 65 ans

Ce qui reste très prégnant sur les accidents de voitures, c’est que 46% des tués en automobiles le sont dans des accidents où ils sont seuls ! Aussi, 83% des auteurs présumés d’accident mortel sont des hommes. Hommes qui représentent aussi 77% des conducteurs de voiture tués. Outre les hommes, une autre catégorie de tués est la cible des autorités, les jeunes. En effet, ceux entre 15 et 30 ans représentent presque 1/3 des tués.

L’analyse des causes met en évidence ce qui était déjà le cas en 2015. La vitesse inadaptée est en cause dans 31% des accidents mortels, tandis que l’alcool et les stupéfiants le sont dans 28%. Il y a évidemment rarement une seule cause à un accident et souvent il cumule plusieurs infractions au code de la route. Le téléphone au volant, ou l’inattention font malheureusement une forte progression.

L’absence de ceinture = 420 tués

D’autres éléments sont à découvrir dans le bilan 2016 de l’ONISR, mais il faut surtout souligné une chose : 20% des automobilistes tués ne portaient pas leur ceinture ! L’opération « un petit clic vaut mieux qu’un grand choc » qui date de 1975 (et oui 42 ans) est visiblement (et malheureusement) toujours d’actualité.

Si on prend les 27% de tués dans les VU et les 25% dans un PL qui n’avaient pas non plus leur ceinture, on arrive à un total de 420 personnes tuées sans ceintures. Largement de quoi faire baisser le bilan total avec ce simple geste.

Pour retrouver l’intégralité du bilan ONISR 2016, c’est par > ici <.

Source : ONISR, illustration : Ministère

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14 Commentaires sur "Sécurité Routière : un bilan ONISR 2016 contrasté"

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Eric
Invité
Il semble que les mauvais chiffres de la mortalité routière soient à mettre sur le compte de l’usage du smartphone, au volant d’une part, mais aussi lorsqu’on est piéton ou cycliste d’autre part. Traverser une rue, même dans les clous, en étant absorbé par ses sms n’est pas le comportement le plus sûr. Pour ces deux dernières catégories, le sentiment de toute puissance, généré par les pouvoirs publics qui entendent favoriser, par tous les moyens, les transports « doux » n’est pas non plus étranger aux mauvais résultats de ces catégories d’usagers. Quand on peut franchir un feu rouge, remonter un sens… Lire la suite >>
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